Photo: Peter Linke

Le 1er janvier 2021, le nouveau contrat entre l’État luxembourgeois et la société multimilliardaire CLT-UfA/RTL Group est entré en vigueur.

Pour la première fois, l’État injecte directement de l’argent dans les médias. Avec jusqu’à 10 millions d’euros par an, l’État intervient pour combler un déficit, comme l’ont dit à l’époque les milieux gouvernementaux. L’origine de ce déficit n’était pas très claire. Mais lorsqu’il s’agit de la seule chaîne de télévision du pays, il arrive que l’on ferme les yeux.

Afin d’éviter d’autres débats inutiles, au lieu de la durée habituelle de 10 ou 15 ans du contrat entre l’État et la CLT-UfA, une durée de 3 ans a été choisie cette fois-ci. Cela permet au ministre des médias de l’époque, Xavier Bettel, de ne pas devoir soumettre une loi de financement à la Chambre. Cela permet également d’éviter toute exigence de transparence trop ambitieuse. Les finances de RTL ne sont pas examinées de très près. RTL Luxembourg n’a pas de bilan propre. Le personnel, l’infrastructure, l’équipement et même le travail de la radio, de la télévision, de l’Internet mais aussi des filiales IP, ENEX et BCE de CLT-UfA sont mélangés. En fait, seuls les profits et les pertes sont clairement séparés. Les bénéfices vont à RTL Group et les pertes à l’État luxembourgeois pour être équilibrés.

Le subventionnement par l’État de CLT-UFA, c’est-à-dire le groupe derrière RTL Luxembourg, n’est pas aussi nouveau qu’on le prétend, après tout, jusqu’à 950 000 euros par an ont déjà été alloués à BCE pendant de nombreuses années. Toutefois, cette subvention a pris fin il y a 3 ans - mais ils n’ont pas voulu exagérer.