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<title type="html">RTL 1Tox</title>
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<updated>2025-05-13T02:00:00+02:00</updated>
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<name>RTL Eent</name>
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<title type="html">Monique Kater met le doigt sur l&apos;essentiel</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2025/05/13/nimby-queen/" rel="alternate" type="text/html" title="Monique Kater met le doigt sur l&apos;essentiel"/>
<published>2025-05-13T00:00:00+02:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2025/05/13/nimby-queen/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2025/05/13/nimby-queen/"><![CDATA[<p>Qu’est-ce que Monique Kater a de plus que Marc Thoma ? Un emploi à RTL.
<!-- more --></p>

<h3 id="pas-sur-ma-terrasse-chic">Pas sur ma terrasse chic</h3>

<p><strong>Monique Kater</strong>, journaliste de longue date à RTL Luxembourg, prend vos problèmes au sérieux. „Imaginez que vous venez d’acheter un bel appartement, entre Hollerich et la gare, que vous êtes assis sur la terrasse et que soudain il se met terriblement à puer.“, <a href="https://www.rtl.lu/dossier/luga/news/a/1406149.html">elle écrit par exemple</a>, afin que même les gens de son statut comprennent que les eaux usées n’ont pas leur place dans la Pétrusse. 
Les classiques NIMBY des <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2249774.html">lignes à haute tension</a> et des <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2277942.html">éoliennes</a> ne manquent évidemment pas, avec un <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2277595.html">rapport</a> sur une nouvelle organisation à but non lucratif appelée « Energiematverstand », qui pourrait tout aussi bien être un nom d’utilisateur dans les commentaires de RTL. Par exemple, ils diffusent de fausses informations sur les infrasons causés par les éoliennes et leurs prétendues conséquences négatives pour les humains, qui sont principalement basées sur une étude qui a été <a href="https://www.zeit.de/2021/17/windraeder-infraschall-studie-bgr-fehler-forschung-klimaschutz/komplettansicht">retirée</a> en 2021 en raison de graves erreurs. Ce sont des préoccupations qui, si l’on en croit Monique Kater, doivent être prises au sérieux.</p>

<h3 id="liberté-pour-cattenom">Liberté pour Cattenom</h3>

<p>À propos de la production d’électricité: dans le rapport <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2244566.html">« Briser le tabou de l’énergie atomique - Lëtz Atom sensibilise à l’énergie nucléaire »</a>, elle rend compte du stand d’information du groupe luxembourgeois <a href="https://letzatom.lu/">Letz Atom</a> au Knuedler. Il s’agit ici d’un rapport non critique sur un groupe de pression qui minimise les problèmes et les risques de l’énergie nucléaire et qui plaide activement en faveur de ces technologies et contre les énergies renouvelables respectueuses de l’environnement. Le plus gros problème de ce rapport réside cependant dans les détails : quiconque regarde attentivement peut voir sur le stand d’information qui l’a co-organisé : Le parti de <strong>Roy Reding</strong>, <em>Liberté - Fräiheet</em>. S’agit-il d’une publicité politique qui n’est pas signalée comme telle ? Ce petit détail n’est pas du tout mentionné dans le rapport.</p>

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<img src="/assets/img/artikel/screenshot-atom-liberte.png" alt="" title="" /><figcaption><p>Monique Kater ne l’a pas vu : le logo de „Liberté – Fräiheet“  (Capture d’écran RTL)</p>
</figcaption></figure>

<p>L’activiste pro-nucléaire américain <strong>Mark Nelson</strong> fait également l’objet d’une description intéressante, je cite : « Mark Nelson était sur le Knuedler ; il défend l’énergie nucléaire, la vend - non pas pour un lobby - mais parce qu’il l’a étudiée et qu’il est convaincu de ses avantages ». Le fait qu’en tant que PDG de <a href="https://www.radiantenergygroup.com/our-team">Radiant Energy</a>, un groupe de pression pro-nucléaire, il ne soit pas considéré comme un lobbyiste est pour le moins discutable.</p>

<h3 id="une-plate-forme-dobservation-avec-une-bonne-vue-de-la-droite">Une plate-forme d’observation avec une bonne vue de la droite</h3>

<p>En ce qui concerne la disposition des personnes interviewées, Mme Kater ne prend pas toujours son travail très au sérieux. L’article <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2236067.html">« Les murs Vauban d’hier dans l’acier d’aujourd’hui, une idée de Gérard Philippe »</a> par exemple rapporte une idée architecturale qui lui a probablement été simplement envoyée – à part cet article, on ne trouve pas grand-chose sur ce projet – probablement pas par un architecte, mais par le politicien de l’ADR <strong>Gérard Philipp</strong>, <a href="https://www.facebook.com/AlternativDemokratischReformpartei/videos/l%C3%ABtzebuergesch-muss-am-gesondheetswiesen-geleefeg-sinn-/2411892058837961/">vu ici dans une publicité électorale</a>. Il est difficile de savoir si son nom est déjà mal orthographié dans le titre de l’article, mais le <a href="https://download.rtl.lu/2024/09/28/8145f9d9d34d751b7ddb1f6889a799d1.pdf">fichier PDF lié</a> fournit quelques éclaircissements. La question de savoir si n’importe qui peut simplement obtenir un rapport RTL sur ses idées douteuses en envoyant un PDF à Monique Kater, ou s’il faut être membre d’un parti pour cela, n’avait pas encore été clarifiée au moment de la rédaction de cet article.</p>

<figure>
<img src="/assets/img/artikel/screenshot-gerard-philipp.png" alt="" title="" /><figcaption><p>Candidat ADR se prenant comme constructeur Gérard Philipp, ou pour d’Monique Kater : „visionnaire avec l’„idée de la tour““ (Capture d’écran : pub électorale de l’ADR)</p>
</figcaption></figure>

<h3 id="une-milice-libérale-pour-le-quartier-de-la-gare">Une milice libérale pour le quartier de la gare</h3>

<p>L’un de ses <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2267831.html">rapports</a> les plus inquiétants sur la situation à la gare centrale fait cependant mouche. <strong>Patrick Reisdorf</strong>, président du <a href="https://archive.is/lmvoS">DP Gare</a> est présenté comme un « habitant de la gare et cofondateur du groupe WhatsApp ». – un groupe WhatsApp d’habitants de la Gare, que Monique Kater a <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2105091.html">particulièrement couvert</a> – et est autorisé à déblatérer ici sans réfutation critique au sujet d’une milice. Le fait qu’il soit un politicien actif du DP n’est bien sûr pas mentionné ici, tout comme toutes les autres fois où des politiciens – principalement du DP – ont été présentés comme de simples résidents du quartier de la Gare. <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2166099.html">Ici</a> <strong>Tim Morizet</strong> a fait la même erreur, avec la citoyenne concernée et politicienne du DP <strong>Laurence Gillen</strong>. Mais il peut arriver que l’on oublie tout simplement de mentionner de telles informations.</p>
<figure>
<img src="/assets/img/artikel/screenshot_dp_miliz.png" alt="" title="" /><figcaption><p>Influenceur sur Whatsapp, milicien, et en plus président de la DP Gare : Patrick Reisdorff. (Capture d’écran RTL)</p>
</figcaption></figure>

<h3 id="et-une-passerelle-pourrie">Et une passerelle pourrie</h3>

<p>Même pour un <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2244754.html">reportage sur une passerelle pourrie</a> sur un sentier de promenade, Monique Kater réussit à interviewer un homme politique, cette fois Patrick Mischel de <a href="https://www.fraiheet.lu/about-1-1"><em>Liberté - Fräiheet</em></a>. Le fait qu’elle interviewe Eric Thill ici en tant que ministre du tourisme et non en tant que promeneur inquiet est une note positive.</p>

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<img src="/assets/img/artikel/screenshot-faul-stee.png" alt="" title="" /><figcaption><p>Nous ne doutons pas que le politician de „Liberté“ Patrick Mischel habite à Consdorf (Capture d’écran RTL)</p>
</figcaption></figure>

<h3 id="quest-ce-que-cela-signifie-concrètement-pour-vous-">Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour vous ?</h3>

<p>Si vous souhaitez avoir vos cinq minutes à la télévision, nous avons le guide parfait. Il vous suffit d’être un politicien local - le plus à droite possible - et de vous opposer à un projet de construction local ou de vouloir lancer vous-même un projet de construction local douteux. Envoyez vos suggestions par courrier à Monique Kater, adresse : un appartement chic avec terrasse entre Hollerich et la gare, là où il pue terriblement. Elle vous contactera. Ne vous inquiétez pas, elle gardera le secret sur votre appartenance au parti… en toute sécurité.</p>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Qu’est-ce que Monique Kater a de plus que Marc Thoma ? Un emploi à RTL.</p>
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<title type="html">RTL EENT présente le comeback de Felix Eischen</title>
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<published>2025-04-24T00:00:00+02:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/lifestyle/rumeuren/2025/04/24/grouss-show/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/lifestyle/rumeuren/2025/04/24/grouss-show/"><![CDATA[<p>Nouveau show ! Le 30.05.2025 20h00 @L’Arche à Villerupt.
Réservez dès maintenant des billets gratuits : <a href="mailto:ticket@richtung22.org">ticket@richtung22.org</a>
<!-- more --></p>

<h1 id="la-fin-de-rtl">La fin de RTL</h1>

<p>Mai 2025 : RTL, la plus grande entreprise de médias du Luxembourg, est sur le point de disparaître après une série de scandales. Felix Eischen, autrefois le présentateur de télévision le plus populaire du pays et désormais président de la commission parlementaire pour les médias, n’est pas prêt à accepter le déclin de sa société adorée. RTL est le Luxembourg, sans RTL, il n’y a pas de Luxembourg. Felix Eischen décide de revenir à l’antenne avec une émission unique, d’en finir avec les reproches faits à la station et de redonner à RTL sa force d’antan. Il doit faire vite, car les soutiens disparaissent.</p>

<p>Depuis le début de l’année 2024, le collectif Richtung22 met en œuvre une série de projets sur le monde des médias luxembourgeois. Dernièrement, le collectif s’est produit à Audun-le-Tiche avec « Qui arrêtera RTL ? », la préhistoire de la pièce annoncée aujourd’hui. Les projets artistiques satiriques, dont un film, un jeu vidéo et un site web, font déjà l’objet de controverses au Luxembourg. C’est donc une bonne chose que la pièce soit jouée en France. Soutenu par la MJC Audun-le-Tiche.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[Réservez maintenant vos places gratuites pour le show à Villerupt le 30.05.2025]]></summary>
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<title type="html">Xavier Bettel et son contrat sournois de millions d&apos;Euros</title>
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<published>2024-04-04T00:00:00+02:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/04/04/xavier-bettel/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/04/04/xavier-bettel/"><![CDATA[<p>Opaque et antidémocratique : voilà comment le ministre des Médias de l’époque a laissé se négocier l’avenir des médias dans ce pays.
<!-- more --></p>

<p>Bien que le programme électoral du DP de 2013 ne mentionne ni la politique des médias ni la CLT-UFA, la société à l’origine de RTL, c’est le DP qui reprend le portefeuille des médias après les élections. Les Libéraux sont donc responsables des négociations en cours sur un nouveau contrat entre la CLT-UFA et l’État. C’est Xavier Bettel lui-même, qui, en tant que chef du groupe parlementaire du DP, a brièvement siégé au conseil d’administration de la CLT-UFA en 2011, qui revendique aujourd’hui non seulement le poste de Premier ministre, mais aussi celui de ministre des Médias. Il réintroduit ainsi une tradition perpétuée par Jacques Santer en 1989 et aujourd’hui reprise par Luc Frieden : les médias sont une priorité absolue au Luxembourg.</p>

<p>En janvier 2014, Xavier Bettel a présenté le volet médias du programme de coalition à la Chambre. Il n’y avait pas grand-chose à présenter, car il était déjà clair, avec l’accord de coalition, que les négociations à venir entre l’État et la CLT-UFA se dérouleraient à huis clos. Conseiller en communication de Xavier Bettel, Paul Konsbrück a rejoint le ministère d’État dès le début du mandat de la CLT-UFA, où il a été le dernier rédacteur en chef d’Eldoradio. Après cela, on n’a plus rien entendu pendant longtemps ; le public n’a pas pu voir la dynamique qui se développait entre le ministère, la CLT-UFA, RTL Group et Bertelsmann.</p>

<h3 id="manque-de-transparence-maximal">Manque de transparence maximal</h3>

<p>Il est difficile de dire de l’extérieur comment les négociations finales avec la CLT-UFA ont été préparées. Cependant, de nombreux indicateurs montrent à quel point les deux parties sont proches. Par exemple, la remise de prix à l’héritière de Bertelsmann <a href="/people/bertelsmaenner/2024/01/04/liz-mohn/">Liz Mohn</a> par Xavier Bettel en 2016. Tous deux se retrouveront peu après lors du „Mittelstandsgipfel“ d’une <a href="https://innovative-initiatives.public.lu/stories/xavier-bettel-luxembourg-transforming-digital-default-country">association d’intérêts allemande</a>. Les discussions en coulisses sont déjà sur le point d’aboutir, lorsque l’affaire Lunghi jette soudain une lumière très négative sur RTL et que les négociations entre l’État et la CLT-UFA gagnent soudainement en intensité. Dans une interview peu rythmée accordée à 100komma7, Simone Beissel (DP), alors présidente de la Commission des médias de la Chambre, s’exprime également. Il apparaît clairement que Bertelsmann met la pression avec des exigences élevées. Des exigences que Xavier Bettel est prêt à accepter.</p>

<p>Au printemps 2017, les choses évoluent très vite. Paul Konsbrück est désormais „commissaire du gouvernement“ à la CLT-UFA ; il supervise donc les activités de son ancien employeur pour le compte de l’État. Xavier Bettel a fait réaliser une étude qui devrait lui montrer jusqu’où il peut aller dans le financement d’une entreprise privée sans enfreindre les règles européennes. Le fait que la CLT-UFA soit financée directement par l’État pour la première fois, et à hauteur de plusieurs millions d’euros, n’a jamais été évoqué publiquement. Xavier Bettel l’avait prévu exactement ainsi : au lieu de faire une concession sur la période habituelle de dix ans, une première étape de trois ans sera décidée. Cela évitera à la Chambre de devoir voter une loi de financement, et les discussions seront menées plus largement au Parlement. Xavier Bettel présentera une <a href="https://www.chd.lu/sites/default/files/migration/ComptesRendusSeances-ListePresence/CR/Chamber_1117_Interneta5a9.pdf">déclaration gouvernementale au Parlement</a> pro forma le 23 mars 2017, mais gardera secret l’accord négocié : „un secret commercial“. Xavier Bettel privilégie une communication active, comme l’inauguration de RTL City en avril 2017. Pour apaiser davantage la CLT-UFA, Xavier Bettel place un collègue personnel à la présidence du concurrent <a href="https://www.100komma7.lu/article/aktualiteit/loschetter-president-vum-conseil-vum-radio-100-7">100komma7</a>. C’est également Laurent Loschetter qui signe une concession fracturée au-dessus du genou pour 100komma7 après 2018, afin de maintenir le diffuseur dans un statu quo passif.</p>

<p>Qu’est-ce qui a été convenu avec RTL maintenant ? Hormis Xavier Bettel, seuls quelques hauts fonctionnaires du côté de l’État ont vu le contrat au moment de la signature. Il en va de même pour un document additionnel inquiétant, pour lequel il s’est rendu à Gütersloh chez Bertelsmann pendant la campagne électorale de 2018. Oui, exactement, il a pris l’avion, et depuis le Luxembourg, en jet privé pour 12 000 € jusqu’à l’aéroport de Paderborn. On ignore de quel type de contrat il s’agissait.</p>

<h3 id="un-nouveau-point-de-départ-pour-le-deuxième-contrat-de-concession">Un nouveau point de départ pour le deuxième contrat de concession</h3>

<p>Cela amène Sven Clement à la table des négociations deux ans plus tard. Bertelsmann ayant décidé d’expulser tous les employés de RTL Group du nouveau RTL City et de transformer le „site médiatique“ en une société boîte aux lettres, le député des Pirates veut maintenant savoir si l’accord ne prévoyait pas au moins un engagement envers le site luxembourgeois. Sven Clement a obtenu gain de cause, mais <a href="https://www.land.lu/page/article/747/337747/FRE/index.html">bien plus tard</a>.</p>

<p>Xavier Bettel, réélu en 2018 et qui cumule à nouveau les fonctions de Premier ministre et de ministre des Médias, sait déjà qu’il devra aborder le prochain accord différemment. La CLT-UFA réclame encore plus de fonds et une loi de financement devient inévitable. Si la loi est débattue à la Chambre, il est impossible de ne pas montrer aux députés à quoi l’État devrait consacrer jusqu’à 15 millions par an. Le nouveau contrat de concession est censé courir jusqu’en 2030 et RTL recevra le montant maximal, ce qui semble encore tout juste compatible avec le droit européen de la concurrence. Qui pourrait souhaiter cela ? Le Parti démocrate n’a pas inclus une seule phrase sur l’avenir du „service public“ dans les médias dans son programme électoral. Les deux partenaires de la coalition, les Verts et le LSAP, ont déjà commencé à réfléchir à la création d’un véritable radiodiffuseur public. La pression s’intensifie, notamment de la part de l’organisme de surveillance des médias ALIA, qui gagne progressivement en force et en indépendance.</p>

<p>La pression est également accentuée par Bertelsmann. RTL Group a non seulement réduit massivement ses effectifs au Luxembourg, mais a également commencé à céder des filiales de RTL. RTL Belgique sera vendue en 2021, la vente de RTL Hollande est en préparation et M6, la filiale française de RTL Group, devrait également être vendue. En fait, l’ère de RTL Luxembourg est révolue. Mais Xavier Bettel pourra-t-il devenir le ministre sous la direction duquel RTL quittera le pays et créera une alternative de droit public ? <a href="/people/staatsraison/2024/01/01/gaston-thorn/">Gaston Thorn</a> se retournerait dans sa tombe.</p>

<h3 id="un-coup-de-maître-de-bettel">Un coup de maître de Bettel</h3>

<p>L’atout de Xavier Bettel est qu’il est le seul à pouvoir décider quand et où l’avenir des médias au Luxembourg est débattu. Il fait de son ministère des Médias une forteresse. Et la ligne de son personnel est claire. Michel Asorne est devenu directeur adjoint sous Xavier Bettel. Michel Asorne a travaillé pendant dix ans à l’agence média BCE de la CLT-UFA avant de devenir conseiller des ministres des Médias en 2012. Sous Xavier Bettel, il devient un atout majeur pour l’ILR. Paul Konsbruck n’est plus seulement conseiller de Xavier Bettel, mais chef de cabinet et mène les négociations au nom de l’État. La loi de financement de la CLT-UFA est rédigée, entre autres, par Carole Nuss, qui a quitté LuxInnovation pour devenir ministre des Médias. Le point de vue de Carole Nuss sur la question peut être exprimé par la citation suivante : „La longue histoire du Luxembourg en matière de radiodiffusion a façonné un paysage réglementaire pragmatique et orienté vers les entreprises, particulièrement adapté aux besoins transfrontaliers des services de radiodiffusion.“</p>

<p>Finalement, tout s’accélère à nouveau. Pour convaincre les partenaires de la coalition que quelqu’un, quelque part, a sérieusement réfléchi à la possibilité d’un remplacement de RTL par un média de droit public, le ministère des Médias publie l’„Étude“ : <a href="https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/0109/037/218370.pdf">„Les médias de service public au Luxembourg - Défis actuels et perspectives d’avenir“</a>. L’auteur exact de ces moins de 20 pages n’est pas clairement identifié. Cependant, l’argument principal est dès lors utilisé par Xavier Bettel pour déclarer le débat clos : créer un média de droit public serait plus coûteux que subventionner RTL. Un débat d’orientation est convoqué à la Chambre. Selon Xavier Bettel, la preuve de l’absurdité d’une alternative réside dans le fait que la chaîne ARTE coûterait plus de 130 millions par an. On ne dit pas qui aurait réclamé un tel modèle. En un minimum de réunions de commission, la loi de financement sera ensuite adoptée à la Chambre. Le LSAP et les Verts diront oui et amen, et l’opposition ne s’y oppose pas. Xavier Bettel a récidivé.</p>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Opaque et antidémocratique : voilà comment le ministre des Médias de l’époque a laissé se négocier l’avenir des médias dans ce pays.</p>
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<title type="html">RTL Radio Luxembourg : Un service public sans mission</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/04/03/vertrag-07/" rel="alternate" type="text/html" title="RTL Radio Luxembourg : Un service public sans mission"/>
<published>2024-04-03T00:00:00+02:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/04/03/vertrag-07/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/04/03/vertrag-07/"><![CDATA[<p>Surprise : L’État luxembourgeois subventionne RTL pour une chaîne de radio sans vraiment spécifier ce que la chaîne de radio devrait réellement faire.
<!-- more --></p>

<p>La contrepartie des faveurs de l’État a toujours été un programme de télévision en langue luxembourgeoise. L’accord entre le gouvernement et RTL stipulait que l’État ne percevait pas de redevance pour l’utilisation des fréquences et que RTL produisait et diffusait donc le programme d’information „Hei Elei“. Lors des négociations du traité d’État de 2017, le financement direct de RTL a toutefois été évoqué pour la première fois. On suppose que Bertelsmann (le groupe derrière RTL et CLT-UFA) a fait de la contribution financière de l’État une condition pour conserver la chaîne de télévision.</p>

<p>Le souhait d’obtenir des subventions de l’État pour une société privée a entraîné un certain nombre de problèmes juridiques, que le dernier accord tente plus ou moins élégamment de contourner. RTL Luxembourg n’est pas une société indépendante, mais une sorte de division au sein de CLT-UFA, la société milliardaire. Au sein de cette structure, RTL TV, radio et NewMedia (les activités numériques de RTL Luxembourg) coexistent. Le personnel, le contenu et même l’utilisation des locaux, etc. se chevauchent. Si l’État veut dépenser de l’argent pour un programme de télévision, comment s’assurer que la radio ou le site web de RTL n’en bénéficie pas également ? Après tout, ils n’ont pas besoin d’un contrat avec l’État ou de l’argent de l’État. Tant la <a href="/highlights/radio-profit/">radio</a> que le site rtl.lu sont <a href="/highlights/publiciteitsrecetten/">rentables</a> et sont également en concurrence avec d’autres radiodiffuseurs et plateformes qui ne bénéficient pas, ou du moins pas autant, de l’aide de l’État. Comment l’argent peut-il encore circuler ?</p>

<h3 id="une-nouvelle-station-de-radio-de-service-public---sans-véritable-contrat">Une nouvelle station de radio de service public - sans véritable contrat</h3>

<p>Le responsable semble savoir qu’il n’est pas possible de séparer les finances de la télévision, de la radio et de l’internet. Cette séparation était déjà prévue dans le traité d’État pour la période 2021-2023, mais n’a probablement pas été revue jusqu’à présent. Pour rendre la structure moins vulnérable, RTL Radio n’est donc pas seulement une partie symbolique, mais aussi une partie financière du „service public“ dans l’accord actuel entre l’État et RTL. Les problèmes liés au droit de la concurrence sont tout simplement ignorés. Au lieu de donner à RTL Radio, tout comme à la télévision, au moins un cahier des charges, l’accord entre l’État et RTL en matière de radio se limite à une page DinA4.</p>

<p>Rien n’est concret. RTL Radio Luxembourg a pour mission de produire un programme radiophonique quotidien qui doit être „principalement“ en luxembourgeois, mais qui doit s’adresser au public „le plus large possible“ du pays. Il n’y a pratiquement pas d’exigences en termes de contenu. Il est fait mention d’„émissions d’information générale“, qui doivent être diffusées „aux heures de pointe“ - que RTL ne définit pas vraiment. Pour la télévision, un volume a été mentionné pour les émissions d’information, éducatives, culturelles et sportives, tandis que pour la radio, il n’y a pas d’exigence ou de ligne directrice vraiment stricte. Toutefois, il est expressément spécifié que RTL peut diffuser autant de publicité que la loi le permet.</p>

<h3 id="un-autre-cadeau-pour-bertelsmann">Un autre cadeau pour Bertelsmann</h3>

<p>En résumé, il faut le dire : RTL Radio Luxembourg fait désormais pleinement partie du service public, mais sans avoir de mission spécifique. RTL Radio Luxembourg peut continuer exactement comme avant - sauf que RTL recevra encore plus d’argent de l’État. L’État n’a pas exigé de RTL un contenu journalistique et des programmes spécifiques en contrepartie et a subventionné aveuglément les programmes d’une station commerciale. Personne ne souhaitait que RTL Radio Luxembourg reçoive un tel contrat, mais c’était la solution la plus pragmatique pour permettre à RTL TV de recevoir de l’argent.</p>

<p><em>La prochaine partie de la série sur la convention de concession actuelle traitera des dispositions relatives à la composante „plates-formes numériques“ dans le contexte du service public. Jusqu’à présent dans la série:</em></p>

<ol>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-01/">„Un contrat particulièrement serré, qui posera encore de nombreux problèmes“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-02/">„Une “mission de service public” pour un radiodiffuseur commercial“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-03/">Le contrôle de la qualité chez RTL ?</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-04/">Quels sont les objectifs et les missions de RTL - en dehors de l’argent ?</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-05/">Une „Commission de suivi“ sous le contrôle du ministère</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-06/">RTL ignore-t-elle son cahier des charges pour la télévision ?</a></em></p>
  </li>
</ol>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Surprise : L’État luxembourgeois subventionne RTL pour une chaîne de radio sans vraiment spécifier ce que la chaîne de radio devrait réellement faire.</p>
]]></summary>
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<title type="html">RTL et la représentation LGBTQI+</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2024/03/31/lgbtqi/" rel="alternate" type="text/html" title="RTL et la représentation LGBTQI+"/>
<published>2024-03-31T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2024/03/31/lgbtqi/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2024/03/31/lgbtqi/"><![CDATA[<p>Aujourd’hui, c’est la „Journée de la visibilité trans“. Que veulent ces gens maintenant ? Une représentation encore pire ?
<!-- more --></p>

<p>La page d’accueil de RTL publie environ deux articles par an sur des sujets queer, généralement juste à temps pour la Pride. En dehors de la Pride, le sujet n’est évoqué que pour justifier une critique du nouveau jeu Harry Potter (https://www.rtl.lu/gaming/news/a/2029785.html). La rédaction de RTL1 a vérifié si les reportages de RTL sur les personnes queer méritaient le mot „représentation“.</p>

<p>Sur le fond, ces articles témoignent d’un minimum de recherche et de soin, et utilisent des expressions qui auraient déjà été jugées totalement inacceptables dans les années 90. Par exemple : un article de 2023 sur la signification des lettres de l’abréviation LGBTQI+, <a href="https://www.rtl.lu/radio/reportage/s/4471028.html">qui ressemble à un mauvais devoir</a> – incluant une définition erronée du terme „intersexe“.</p>

<figure>
<img src="/assets/img/artikel/intersex-screen.png" alt="" title="" /><figcaption><p>RTL googles: This is the right definition… for the term „non-binary“</p>
</figcaption></figure>

<h3 id="reportages-clichés-sur-les-personnes-trans">Reportages clichés sur les personnes trans*</h3>

<p>Au lieu de suivre les <a href="https://ilga-europe.org/files/uploads/2022/09/ILGA-Europe-Guidelines-for-Journalists-2022-3.pdf">Directives de l’ILGA</a> pour les reportages sur les personnes LGBTQI+, les journalistes de RTL préfèrent recourir à ce qu’on appelle le „deadnaming“ ; Pratique consistant à s’adresser à une personne trans* par un nom erroné, ou à la décrire sous un nom erroné.</p>

<p>Dans un <a href="https://www.rtl.lu/radio/reportage/s/4466814.html">article consacré à Caroline</a>, une femme trans, RTL répète sans cesse son nom d’emprunt, reproduit des clichés tels que „née dans le mauvais corps“, et finit par la réduire entièrement à son opération de réassignation sexuelle.</p>

<p>Ce même schéma se retrouve à maintes reprises dans les archives de RTL. En 2021, dans un segment de l’émission de RTL <a href="https://play.rtl.lu/shows/lb/menschen-a-geschichten/episodes/r/3268875">„People and Stories“</a>, la femme trans Veronica est directement appelée par son deadname et ses anciens pronoms. Même dans la description de l’épisode, seul le „deadname“ est mentionné, et comme dans l’article ci-dessus, le cliché „né dans le mauvais corps“ est utilisé à maintes reprises ; il s’agit même du titre de l’épisode. „Tu es toujours un homme à l’intérieur de toi-même“, lance le journaliste à la femme.</p>

<p><a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/1588207.html">Le même scénario se reproduit en 2020</a>, cette fois à propos d’un homme trans, Jan. Il est montré pendant une opération, et bien que son vrai nom et les pronoms corrects soient mentionnés dans l’introduction de la vidéo, il est constamment désigné par son „deadname“, et le cliché „né dans le mauvais corps“ est à nouveau utilisé.</p>

<p>Le „mégenrage“ des personnes trans, c’est-à-dire le fait de les appeler intentionnellement avec un genre ou des pronoms incorrects, que ce soit en conversation directe ou ultérieurement en voix off, est une violence souvent difficile à comprendre pour les personnes cisgenres. L’obsession pour le corps et les organes génitaux des personnes trans, qui transparaît clairement dans ces articles, est non seulement répréhensible et irrespectueuse, mais aussi profondément préjudiciable et ne reflète en rien la responsabilité d’un journaliste sérieux. En ce sens, RTL respecte également ses normes éthiques et journalistiques générales sur ce sujet.</p>

<p>Les journalistes (qui se cachent souvent derrière le tout-puissant „RTL“) devraient peut-être avoir honte de la manière dont ils traitent ces sujets et prendre le temps de se demander s’ils doivent vraiment en parler s’ils ne peuvent le faire sans stéréotypes et contre-vérités néfastes. Mais même cela pourrait être généralisé et la rédaction de RTL1 serait très surprise qu’une réflexion critique soit menée sur RTL.</p>

<p>Ces récits fétichistes et sensationnalistes contribuent à un environnement de plus en plus hostile aux personnes trans. Le monopole médiatique luxembourgeois contribue à un climat responsable de l’augmentation du taux de suicide, des automutilations et des problèmes mentaux et physiques chez les personnes trans, et ce dès le plus jeune âge. Il est évident qu’ils n’ont même pas essayé de remplir leur devoir de diligence ici, et ne le feront probablement pas à l’avenir.</p>

<h3 id="cest-aussi-différent">C’est aussi différent</h3>

<p>Tout cela contraste fortement avec RTL Today, le site anglophone de RTL. Ici, une ou deux personnes queer semblent avoir réussi à s’infiltrer dans la rédaction et à publier <a href="https://today.rtl.lu/your-luxembourg/opinion/a/1946487.html">des articles bien documentés, bien écrits et libérateurs, du point de vue des personnes queer</a>. Selon les informations de RTL1, le vrai RTL nie tout lien avec ces individus non approuvés de RTL Today et entend continuer à rester ringard et transphobe dans les médias réellement consommés.</p>

<p><em>Contrairement à l’habitude de RTL, cet article a été rédigé par des personnes issues de la communauté LGBTQI+.</em></p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
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<category term="news"/>
<category term="journalismus"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Aujourd’hui, c’est la „Journée de la visibilité trans“. Que veulent ces gens maintenant ? Une représentation encore pire ?</p>
]]></summary>
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<title type="html">RTL ignore-t-elle son cahier des charges en matière de télévision ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/03/29/vertrag-06/" rel="alternate" type="text/html" title="RTL ignore-t-elle son cahier des charges en matière de télévision ?"/>
<published>2024-03-29T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/03/29/vertrag-06/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/03/29/vertrag-06/"><![CDATA[<p>Dans l’accord de concession avec CLT-UFA, l’État précise les programmes que RTL doit produire en échange de millions d’euros de subventions.
<!-- more --></p>

<p>Enfin, il y a des informations concrètes. Le chapitre „1.2. Engagements relatifs au service public télévisuel“ énumère les contenus que RTL doit produire pour répondre à la mission de service public définie dans la convention de concession.</p>

<p>CLT-UFA, le groupe derrière RTL, s’engage à s’adresser „au plus large public résident possible“ avec un programme qui devrait être principalement en langue luxembourgeoise. Un „bulletin d’information“ devrait être diffusé quotidiennement. Une sorte d’orientation thématique et stratégique est également établie ; le programme devrait permettre de comprendre le monde d’aujourd’hui et d’aborder des sujets économiques, sociaux et scientifiques spécifiques et des questions autour de l’intégration, de la solidarité et de la responsabilité sociale.</p>

<h2 id="éléments-qui-devraient-être-fermement-ancrés-dans-le-programme">Éléments qui devraient être fermement ancrés dans le programme</h2>
<ul>
  <li>Un <strong>programme d’information</strong> quotidien d’au moins 30 minutes, qui devrait être redistribué avec des sous-titres français en soirée. Le „Journal“ de RTL ne remplit pas vraiment ces conditions, le format est plutôt de 25 minutes et est encadré par des publicités pour remplir les 30 minutes, parfois même 5 minutes de „Piccobello“ sont glissées dans ce créneau.</li>
  <li>Un (ou plusieurs) <strong>programme culturel</strong> d’une durée totale d’une heure par semaine et ce pendant au moins 10 mois de l’année (pour tenir compte des vacances d’été). Dans ce cas, RTL propose avec „No Art on Air“ et „Art Box“, qui apparaît encore rarement, un maximum de 30 minutes par semaine, dont la majeure partie est occupée de manière rentable par un talk-show.</li>
  <li>Un ou plusieurs <strong>programmes sportifs</strong>, également sur une durée d’une heure par semaine. Avec le „Sport Weekend“ et l’émission „Goal“, d’une durée d’une demi-heure chacun, RTL remplit ses obligations en la matière, mais on peut se demander dans quelle mesure les retransmissions en direct sont considérées comme des émissions sportives.</li>
  <li>Une ou plusieurs émissions d’information d’une durée totale d’une heure par semaine <strong>pour les communautés non luxembourgeoises</strong> de ce pays. Il n’y a aucune trace d’une telle émission dans le programme de télévision de RTL. La convention de concession pour la période de 2021 à fin 2023 mentionne déjà un tel programme, avec une durée totale de 30 minutes par semaine. Cependant, le format de moins de 5 minutes „Portugais du Luxembourg“, qui a été diffusé un samedi sur deux en 2023, n’a été produit que pendant une courte période.</li>
  <li>Un ou plusieurs <strong>programmes éducatifs</strong>. Ici aussi, selon le programme de télévision de RTL, il n’est pas clair quels programmes produits par RTL entrent dans cette catégorie. On soupçonne RTL de vouloir y inclure divers programmes coproduits, par exemple l’émission „Pisa“ („présentée par FNR“), les conseils en matière d’énergie (sponsorisés par „Klima-Agence“) ou l’émission „Où ça fait mal ?“ (parrainée par les Hôpitaux Robert Schuman).</li>
</ul>

<p>En outre, des formats de discussion politique sont également inclus dans les grilles, mais sans spécification de volume. Il existe des grilles spéciales pour RTL pendant les périodes électorales et dans divers cas particuliers, tels que les catastrophes, la télévision doit être mise à la disposition de l’État.</p>

<p>Le chapitre se termine par un certain nombre de points concernant la technologie de transmission. RTL se voit à nouveau accorder explicitement le droit de diffuser de la publicité autorisée, mais est également tenue d’élaborer un plan d’accessibilité pour les personnes handicapées. Afin d’atteindre les citoyen·nes luxembourgeois·es en dehors du Luxembourg, RTL s’engage à assurer une transmission par satellite.</p>

<p><em>La prochaine partie de la série sur la convention de concession actuelle traitera des dispositions relatives à la composante „radio“ dans le cadre du service public. Jusqu’à présent dans la série:</em></p>

<ol>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-01/">„Un accord particulièrement serré qui posera encore de nombreux problèmes“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-02/">„Une “mission de service public” pour un radiodiffuseur commercial“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-03/">Le contrôle de la qualité chez RTL ?</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-04/">Quels sont les objectifs et les missions de RTL - en dehors de l’argent ?</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-05/">Une „commission de suivi“ sous le contrôle du ministère</a></em></p>
  </li>
</ol>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Dans l’accord de concession avec CLT-UFA, l’État précise les programmes que RTL doit produire en échange de millions d’euros de subventions.</p>
]]></summary>
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<title type="html">Une &quot;Commission de suivi&quot; sous le contrôle du Ministre</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/03/24/vertrag-05/" rel="alternate" type="text/html" title="Une &quot;Commission de suivi&quot; sous le contrôle du Ministre"/>
<published>2024-03-24T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/03/24/vertrag-05/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/03/24/vertrag-05/"><![CDATA[<p>Qui contrôle réellement le respect de l’accord de concession ? L’examen de l’accord montre que le contrôle réel de la CLT-UFA peut être miné.
<!-- more --></p>

<p>„Une <em>commission de suivi de la Convention</em> veille à la bonne exécution de la <em>Convention relative à la mission de service public</em>“, peut-on lire au début du chapitre consacré à l’organisme de contrôle étatique supplémentaire. Cette commission est composée du commissaire du gouvernement, actuellement Anne-Catherine Ries, d’une personne représentant le parlement, actuellement Tom Weidig (ADR), et d’un nombre non précisé de personnes qui seraient désignées par le ministre des médias Luc Frieden, ou la ministre déléguée aux médias Elisabeth Margue. On ne sait pas de qui il s’agit - et aucune de ces personnes ne peut avoir de lien commercial avec CLT-UFA.</p>

<p>Cette commission se réunit au moins deux fois par an et prépare un rapport pour le ministre. Si la commission identifie un problème, elle le signale au ministre. À l’exception d’une personne du parlement, qui n’est pas autorisée à communiquer au monde extérieur ce qui est discuté au sein de la commission, le ministère exerce un contrôle total. Il n’est pas clair dans quelle mesure l’organisme de surveillance des médias ALIA est autorisé à vérifier le respect de toutes les parties de la convention ou si, par exemple, la commission de contrôle budgétaire de la Chambre des députés a accès aux bilans et aux budgets. Bien qu’il s’agisse d’un „service public“, la non-transparence maximale s’applique.</p>

<h3 id="normes-internationales">Normes internationales</h3>

<p>En principe, la Commission pourrait vraiment mettre RTL sur la sellette. Les comptes pourraient être examinés en détail, les programmes de RTL pourraient être étudiés et les „actions mises en œuvre par la CLT-UFA pour garantir la qualité des programmes“ pourraient être évaluées. Selon l’accord, la commission pourrait même faire réaliser des études sur la qualité et les programmes de formation des journalistes. Ces études, comme le souligne le contrat deux fois de suite, doivent être conformes aux normes internationales - normes qui, selon le contrat, n’ont pas été fixées pour la qualité du programme lui-même.</p>

<p>En revanche, l’audit des comptes de la CLT-UFA par un cabinet de consultants doit être conforme aux normes internationales. KPMG doute que ces normes puissent être respectées lors d’un contrôle provisoire en 2017. Le chapitre „Transparence financière“ traite à nouveau de la commission de suivi. Il explique quels sont les documents que la commission recevra pour remplir sa mission. La CLT-UFA doit (1) soumettre un budget prévisionnel pour son service public et (2) un état des comptes non encore audité pour l’exercice clôturé. La commission soumet ensuite cette déclaration à un cabinet de conseil, par exemple KPMG.</p>

<h3 id="créer-la-transparence-">Créer la transparence ?</h3>

<p>En définitive, c’est au ministère seul qu’il appartient de déterminer l’efficacité du contrôle de la CLT-UFA sur son service public et sur ses comptes. La raison pour laquelle les comptes du contrat de médias publics ne sont pas publics, pourquoi au moins les rapports de la commission au ministère ne sont pas publiés, n’est pas claire. Dans d’autres pays (par exemple <a href="https://rapportannuelrtbf.be/rapport-financier-2/">RTBF</a> ou <a href="https://www.deutschlandradio.de/finanzierung-und-haushalt-100.html">D-Radio</a>), la transparence financière est la base du renforcement de la confiance dans les médias. La question est de savoir combien de temps la Chambre, l’organisme de contrôle des médias ALIA et d’autres institutions luxembourgeoises, ainsi que la Commission européenne, qui veille au respect du droit de la concurrence, se laisseront aller à ce jeu.</p>

<p><em>La prochaine partie de la série sur la convention de concession actuelle traitera des „dispositions relatives à la composante “télévision” dans le contexte du service public“. Jusqu’à présent dans la série:</em></p>

<ol>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-01/">„Un contrat particulièrement serré qui posera encore de nombreux problèmes“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-02/">„Une “mission de service public” pour un radiodiffuseur commercial“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-03/">Le contrôle de la qualité chez RTL ?</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-04/">Quels sont les objectifs et les missions de RTL - en dehors de l’argent ?</a></em></p>
  </li>
</ol>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Qui contrôle réellement le respect de l’accord de concession ? L’examen de l’accord montre que le contrôle réel de la CLT-UFA peut être miné.</p>
]]></summary>
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<title type="html">Le grand aperçu : combien de LSAP dans RTL — et vice versa ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/03/23/lsap/" rel="alternate" type="text/html" title="Le grand aperçu : combien de LSAP dans RTL — et vice versa ?"/>
<published>2024-03-23T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/03/23/lsap/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/03/23/lsap/"><![CDATA[<p>Aperçu des acteurs impliqués et regard sur une histoire pleine de contradictions.
<!-- more --></p>

<p>Les partis politiques de RTL sont historiquement le <a href="/people/staatsraison/2024/02/15/csv/">CSV</a> et le <a href="/highlights/dp/">DP</a>. On y a assisté non seulement à une transition rapide des journalistes vers la politique, mais aussi à une implication majeure de ministres et de responsables politiques européens dans la politique d’entreprise de la CLT-UFA. Mais qu’en est-il du LSAP, troisième parti du Luxembourg ?</p>

<p>Le 9 janvier dernier, la nouvelle ministre déléguée aux Médias, Élisabeth Margue (CSV), a présenté le volet médias de l’accord de coalition à la commission des médias de la Chambre. Taina Bofferding, désormais cheffe du groupe LSAP et donc cheffe de l’opposition, <a href="https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/0145/033/290339.pdf">prend la parole</a> et appelle à l’ouverture rapide de discussions sur la question de savoir si la dépendance des médias à une entreprise privée pour la mission de service public doit être rompue. La remise en cause du contrat entre l’État et CLT-UFA, le groupe à l’origine de RTL Luxembourg, est une tradition au sein du LSAP et s’inscrit dans le cadre du <a href="https://lsap.lu/wp-content/uploads/2023/07/LSAP_programm2023.pdf">programme électoral du LSAP</a>, qui prévoit la création d’un nouveau média de droit public au Luxembourg.</p>

<h3 id="de-rtl-au-lsap">De RTL au LSAP</h3>

<p>Le fait que le LSAP ait été au gouvernement de 2004 jusqu’aux dernières élections et qu’il aurait pu avoir une influence bien plus importante sur trois contrats entre l’État et la CLT-UFA est désormais passé sous silence. Le fait que <strong>Taina Bofferding</strong>, qui s’exprime ici en commission parlementaire au sujet de la CLT-UFA, siège elle-même au conseil d’administration de la CLT-UFA en tant que cheffe de faction du LSAP ne semble pas la gêner. Un conflit d’intérêts évident. Outre elle, <strong>Francine Closener</strong> siège également au comité des médias du LSAP. <a href="https://paperjam.lu/guide/biography/0579382002/francine-closener">Francine Closener</a> a commencé à travailler pour RTL en 1994, comme journaliste à RTL Radio Luxembourg. En 2008, elle devient rédactrice en chef de la radio, avant de rejoindre RTL TV en 2010. En 2013, elle se présente aux élections législatives pour le LSAP, mais rate un siège au Parlement. Elle est alors nommée secrétaire d’État par Étienne Schneider au gouvernement. Aux élections de 2018, où la présentatrice de RTL Sandy Lahure se présente également pour le LSAP, Francine Closener rate à nouveau un siège au Parlement, mais parvient à revenir en 2019 et siège depuis, entre autres, au comité des médias du LSAP. Avec son résultat aux élections de 2018, Francine Closener devance une autre ancienne journaliste de RTL sur la liste du LSAP, Cécile Hemmen.</p>

<p><strong>Cécile Hemmen</strong> a commencé à travailler pour CLT, le prédécesseur de RTL, en 1978 et s’est présentée pour la première fois au LSAP en 2009. Au cours de sa carrière politique, elle a également été maire et présidente de district du LSAP dans le centre. La dernière collaboratrice de RTL à rejoindre le LSAP est <strong>Danielle Filbig</strong>. Elle est l’une des principales candidates aux prochaines élections européennes et, selon son profil LinkedIn, <a href="https://lu.linkedin.com/in/danielle-filbig-81a1a5216">est toujours correspondante pour RTL</a>. Danielle Filbig ne travaille probablement plus vraiment pour RTL entre-temps ; elle était correspondante parallèlement à ses études. Mais ses débuts en politique sont encore bien visibles sur le site web de RTL. En juillet 2022, Danielle Filbig sera présente pour RTL <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/1936304.html">à l’occasion des 120 ans du LSAP à Esch</a>.</p>

<h3 id="le-lsap-observe">Le LSAP observe</h3>

<p>Malgré les chevauchements de personnel, les conflits d’intérêts et la présence du LSAP au conseil d’administration de la CLT-UFA depuis des décennies, le LSAP n’est jamais devenu un parti de RTL comparable au DP ou au CSV. La politique médiatique du LSAP n’est pas orientée vers les intérêts des médias privés, mais il doit accepter l’accusation d’incohérence et, surtout, de passivité. La politique médiatique a été laissée à la discrétion du partenaire de coalition concerné pendant des années. Le LSAP a laissé <a href="/people/staatsraison/2024/01/15/schiltzohr/">Jean-Louis Schiltz</a> (CSV) et <a href="/highlights/viviane-reding/">Viviane Reding</a> (CSV) avancer et n’a ensuite pas examiné attentivement la manière dont Xavier Bettel (DP), alors ministre des Médias, a élaboré les nouveaux accords avec <a href="/highlights/paul-konsbruck/">Paul Konsbrück</a>. Le poste de représentant parlementaire au sein de la „Commission de suivi“, censée contrôler la CLT-UFA, a d’abord été proposé aux Verts au gouvernement, puis maintenant dans l’opposition <a href="/highlights/adr-petitioun/">et même à l’ADR</a>.</p>
<h3 id="un-visionnaire-des-médias-publics-tombé-dans-loubli">Un visionnaire des médias publics tombé dans l’oubli</h3>

<p>C’est précisément le LSAP qui s’est battu dans les années 80 et 90 pour une alternative au monopole de la télévision commerciale et qui ne voulait pas abandonner les médias au marché publicitaire. Information et éducation, culture et forces d’échange en démocratie : les médias publics étaient un élément central de la social-démocratie, qu’il était important de défendre, voire d’introduire au Luxembourg. La lutte fut menée dans de nombreux pays, mais aussi au niveau européen, où les Luxembourgeois Thorn (DP), Flesch (DP), Dondelinger et Santer (CSV) l’emportèrent largement face aux différents défenseurs de centre-gauche des médias publics, dans un esprit de privatisation maximale. Au Luxembourg, Robert Krieps, ancien ministre de la Justice et ministre de la Culture dans les années 1980 et porte-parole du LSAP, plaida avec force pour la création de médias publics. En guise de solution de compromis, <a href="https://www.land.lu/page/article/997/335997/FRE/index.html">Radio 100komma7 a été créée</a>, après le décès de Robert Krieps en 1990.</p>

<p>Au plus tard à la fin des années 1990, de nombreux sociaux-démocrates du monde entier avaient adopté une politique économique plus libérale, et le Luxembourg ne faisait pas exception. Le programme électoral de 2004 montre que le LSAP avait rejeté les idées de Robert Krieps et que les socialistes étaient globalement peu présents sur la politique des médias. Il stipule : „Concernant la dimension économique du secteur culturel et médiatique, les partenariats entre institutions publiques, entreprises et initiatives privées devraient être activement encouragés en matière de gestion et de financement.“ Il n’est donc pas étonnant que le LSAP ait d’abord laissé le champ de la politique des médias au CSV, puis au DP.</p>

<h3 id="retour-aux-sources">Retour aux sources ?</h3>

<p>Au moins sur le plan programmatique, le LSAP a progressivement retrouvé ses racines ces dernières années. Ce n’est qu’aux élections de 2018 qu’il a véritablement réintégré un chapitre sur la politique médiatique dans son programme électoral et a également appelé à la création d’une chaîne de télévision publique. Bien que les Verts aient également souhaité au moins „examiner la création d’une chaîne de télévision publique“ dans leur programme électoral de 2018 et plaider en faveur des médias publics au niveau européen, le DP a pu mettre en oeuvre la rédaction du traité d’État, entré en vigueur le 1er janvier de cette année et qui a alloué jusqu’à 15 millions d’euros par an à la CLT-UFA.</p>

<p>Les discussions sur l’avenir du traité d’État avec la CLT-UFA, comme l’a également souligné Taina Bofferding au sein de la commission des médias, entreront bientôt dans une nouvelle phase. Un plan devra être élaboré au cours de cette législature pour la suite des choses après 2030. Le LSAP devra désormais accompagner ces discussions depuis l’opposition, mais peut-être pour cette raison même avec encore plus d’impact que sous le gouvernement.</p>
]]></content>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Aperçu des acteurs impliqués et regard sur une histoire pleine de contradictions.</p>
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<title type="html">Gagnez beaucoup d&apos;argent en ligne rapidement</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/28/recetten/" rel="alternate" type="text/html" title="Gagnez beaucoup d&apos;argent en ligne rapidement"/>
<published>2024-02-28T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/28/recetten/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/28/recetten/"><![CDATA[<p>La publicité dans les médias traditionnels a-t-elle atteint son apogée ? Ou RTL a-t-elle une fois de plus inventé une stratégie sophistiquée pour obtenir des fonds publics ?
<!-- more --></p>

<p>Les dirigeants de RTL ont notamment raconté à l’État luxembourgeois la <a href="/highlights/publiciteitsmarche/">baisse des recettes publicitaires</a>. Ce problème s’explique, entre autres, par la concurrence sur le marché de la publicité en ligne. Et comme tout le monde pense désormais intuitivement aux grandes entreprises Facebook et Google, notre chaîne de télévision traditionnelle suscite beaucoup de pitié. Les spots publicitaires classiques à la télévision sont plus appréciés que les publicités des réseaux sociaux, adaptées aux profils des utilisateurs et intégrées au fil d’actualité, n’est-ce pas ? C’est du moins ce que semblent avoir en tête les politiciens lorsqu’ils décident de débourser de l’argent. Des millions de dollars d’impôts sont désormais versés chaque année à la CLT-UFA pour financer le fonctionnement de RTL Media.</p>

<h3 id="lavenir-de-la-publicité">L’avenir de la publicité</h3>

<p>RTL Luxembourg n’est pas une entreprise locale traditionnelle, mais une division de CLT-UFA, filiale de RTL Group et de l’empire médiatique Bertelsmann, pesant un milliard de dollars. CLT-UFA comprend notamment la société AdConnect, également enregistrée au Kirchberg. Depuis peu, AdConnect propose également à ses clients annonceurs des publicités télévisées personnalisées, basées sur la géolocalisation (https://www.horizont.net/schweiz/nachrichten/adressable-tv-rtl-adalliance-und-adconnect-ermoeglichen-geobasierte-werbung-im-schweizer-fernsehen-217963). Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de RTL Group visant à rendre le marché publicitaire plus attractif pour ses diffuseurs grâce à de nouvelles options techniques.</p>

<p>RTL Group a toujours été à la pointe des dernières avancées. L’acquisition et la récente vente de SpotX, une société de publicité en ligne, montrent à quel point RTL Group considère les technologies publicitaires modernes non pas comme une concurrence, mais comme une activité lucrative. Delano cite Thomas Rabe, PDG de RTL Group et de Bertelsmann : „La technologie publicitaire reste une priorité stratégique pour RTL Group. Pour réussir la transformation de notre activité, deux facteurs sont particulièrement importants. Le premier est une plus grande portée, tant en télévision linéaire que non linéaire. Le second est une meilleure monétisation de notre portée, grâce au ciblage et à la personnalisation.“ À l’avenir, il n’y aura pratiquement plus de différence entre la publicité télévisée et la publicité en ligne.</p>

<h3 id="et-au-luxembourg">Et au Luxembourg ?</h3>

<p>Au Luxembourg, RTL Luxembourg domine non seulement le marché des médias, mais aussi celui de la publicité. La plus grande agence de publicité du pays est IP, filiale de CLT-UFA. La géolocalisation des clients potentiels n’est pas nécessaire, car les médias luxembourgeois s’adressent déjà à un public très spécifique : un magasin n’a pas à hésiter à payer pour une publicité qui toucherait des personnes vivant trop loin. Cela place RTL dans une position relativement avantageuse face à la concurrence des réseaux sociaux. RTL génère des millions de revenus publicitaires sur toutes les plateformes, à la radio, à la télévision et également sur le site web rtl.lu. La plus lucrative est la <a href="/highlights/radio-profit/">radio</a> et RTL accuserait un important déficit à la télévision. Mais qu’en est-il du site web rtl.lu ?</p>

<p>En réalité, les finances de rtl.lu devraient également être transparentes. Après tout, ce média remplit également une mission de „service public“. Une séparation précise entre les revenus du site et ceux générés par le contenu télévisuel est difficile à réaliser. Par exemple, RTL diffuse également des publicités dans les replays des émissions télévisées sur rtl.lu. Il n’existe pas de chiffres officiels pour RTL, probablement aussi pour éviter toute remise en question du financement public. Le site rtl.lu fait toutefois partie des huit sites luxembourgeois qui, selon le dernier „AdReport“, ont reçu au total plus de 16 millions d’euros de publicité en 2022 (https://www.adada.lu/2023/03/luxembourg-adreport-2022-les-investissements-publicitaires-progressent-de-43-millions-par-rapport-a-2021/). La question se pose désormais : quelle part de ces 16 millions d’euros représente le chiffre d’affaires réel de RTL ? Étant donné que la valeur des plateformes pour les clients publicitaires est principalement déterminée par le nombre de visiteurs (https://ilres.com/news/ilres/2022/etude-tns-ilres-plurimedia-luxembourg-2022i/), une estimation approximative a pu être faite. RTL.lu détient une part de marché de 35 à 40 % parmi ses huit concurrents, ce qui représente un potentiel de revenus publicitaires de 5,6 à 6,4 millions d’euros. Cependant, le site rtl.lu offre un contenu et des opportunités publicitaires nettement plus importants. On peut donc supposer que la part de RTL.lu est bien supérieure à ce montant.</p>

<h3 id="la-transparence-est-un-besoin-urgent">La transparence est un besoin urgent</h3>

<p>La question se pose pour RTL dans son ensemble : l’État réalise-t-il réellement des bénéfices ou finance-t-il des profits encore plus importants pour une entreprise ? Rien ne prouve que les recettes publicitaires de RTL diminueraient, ni qu’elle ne s’adapterait pas aux nouvelles technologies pour vendre de la publicité encore plus efficacement.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>La publicité dans les médias traditionnels a-t-elle atteint son apogée ? Ou RTL a-t-elle une fois de plus inventé une stratégie sophistiquée pour obtenir des fonds publics ?</p>
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<title type="html">Les conseils de Christiane Kremer pour réussir</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/27/christiane-kremer/" rel="alternate" type="text/html" title="Les conseils de Christiane Kremer pour réussir"/>
<published>2024-02-27T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/27/christiane-kremer/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/27/christiane-kremer/"><![CDATA[<p>Sans visibilité, on ne peut pas aller loin en tant que créateur culturel - c’est ce que devrait savoir la journaliste culturelle Christiane Kremer, qui a pu gagner en visibilité pour son deuxième travail d’autrice grâce à son travail chez RTL.
<!-- more --></p>

<p>Ceux qui écoutent l’émission „5 vir 12“](https://play.rtl.lu/shows/lb/5-vir-12/episodes) sur RTL Radio ne s’intéressent probablement pas beaucoup à l’art et à la culture. Ils se demandent probablement qui a eu l’idée de lancer une nouvelle fournée des grosses têtes sans „blagues“ et avec 2 % de moins. L’animatrice de cette bande de vieux blancs est généralement Christiane Kremer, probablement la journaliste culturelle la plus réputée de RTL. Incroyable ! Christiane Kremer n’est-elle pas déjà <a href="https://www.100komma7.lu/program/episode/450315/20230723100500-20230723110000?pd=radio">à la retraite depuis juin dernier</a> ?</p>

<h3 id="notre-idole-culturelle-nationale">Notre idole culturelle nationale</h3>

<p>Christiane Kremer a débuté sa carrière à RTL Radio Luxembourg en 1985. Outre le journalisme sportif, elle était principalement responsable de la culture. Elle a terminé sa carrière chez RTL l’année dernière en tant que „Directrice de la Culture RTL Luxembourg“. À ce poste, et avec l’une des voix les plus célèbres de RTL, elle pouvait tout faire, ou plutôt tout publier. Cela va des articles d’opinion (terriblement aléatoires), comme la lettre fictive à Albert Camus, à l’inquiétude suscitée par le changement climatique, qualifiée de „sympathie fade“ et, bien sûr, à son propre départ à la retraite : „À propos : moi aussi, je commence un nouveau chapitre, après 37 ans ici à la maison. […] Mais peut-être nous reverrons-nous encore de temps en temps. <a href="https://www.rtl.lu/news/apropos/a/2003885.html">Par exemple ici !</a>“, en passant par la publication d’une galerie de 170 photos, très mal photographiées, tirées des <a href="https://www.rtl.lu/fotoen/2684.html">Vacances sur le chemin de Saint-Jacques</a>.</p>

<p>Où sont passés les articles d’opinion dénués de sens, les interventions radiophoniques sans intérêt ou la modération totalement acritique des événements liés au plan de développement culturel qui ont porté préjudice à la nation, ou du moins à Xavier Bettel ? Le Premier ministre de l’époque remettra certainement à l’(ex-)journaliste de RTL l’Ordre de la Couronne de Chêne lors de la Fête nationale 2023. RTL rapporte cette distinction : „En tant que journaliste de renom, elle a su mettre en avant la culture et en communiquer le contenu.“ Christiane Kremer ne connaît pas seulement la culture comme journaliste.</p>

<h3 id="kremer--marteling--kremart">Kremer + Marteling = Kremart</h3>

<p>En 2013, Christiane Kremer a fondé la maison d’édition „Kremart“ avec son collègue de RTL <a href="/people/ex-w-benefits/2024/01/30/marteling/">Luc Marteling</a>. Luc Marteling travaille aujourd’hui au Centre pour la langue luxembourgeoise, mais n’y a en réalité seulement attendu que le directeur de l’information <a href="/people/gutt-geschafft/2024/02/21/guy-weber/">Guy Weber</a> prenne sa retraite de RTL en juillet de cette année. Tous deux savent sans doute très bien combien la visibilité est importante pour les auteurs et les créatrices, comme pour tous les autres créateurs artistiques. Et comme ils ne travaillent plus pour RTL, il n’y a plus de problème pour promouvoir les livres et les événements de [Christiane Kremer et Luc Marteling](https://www.rtl.lu/kultur/news/a/2113076.html]. Et si Luc Marteling revient bientôt à la tête de RTL, le Code de déontologie sera à nouveau strictement respecté, n’est-ce pas ? Au moins, les livres que Christiane Kremer a elle-même écrits](https://www.rtl.lu/kultur/bicher/a/2136413.html) en tant qu’auteurs peuvent désormais être promus par RTL sans aucun conflit d’intérêts.</p>

<p>Ah, mais les livres de Christiane Kremer ont également été présentés <a href="https://www.rtl.lu/kultur/bicher/a/1621350.html">par la rédaction culturelle</a>. En fait, la maison d’édition „Kremart“ a toujours bénéficié d’une visibilité considérable sur RTL. Lors de sa fondation en 2013, RTL a fait de la publicité avec toute une série d’articles. Pardon : pas de la publicité, mais du journalisme culturel. Avec des titres comme „Édition Kremart : 6 livres à la fois“](https://www.rtl.lu/kultur/news/486293.html) ou même le „livre de la semaine“ : „Fête des Mères“ de… Christiane Kremer, la jeune maison d’édition a connu un bon départ. RTL a probablement oublié de préciser qu’elle appartient directement à deux journalistes de RTL, qui perçoivent des revenus grâce à la vente du livre. Les traductions de Christiane Kremer, que l’éditeur de Christiane Kremer appelait „Coup de Coeur“, ont été <a href="https://www.rtl.lu/kultur/basar/a/986288.html">présentées</a> par la rédaction culturelle de Christiane Kremer, les livres de Christiane Kremer ont été <a href="https://www.rtl.lu/kultur/basar/a/986288.html">tirés au sort</a> dans des jeux de tombola et les best-sellers du mois au Luxembourg ont fait l’actualité sur RTL pendant un moment. Par coïncidence, à l’époque où <a href="https://www.rtl.lu/kultur/news/1061381.html">les livres de Kremart</a> ou/et <a href="https://www.rtl.lu/kultur/bicher/1041335.html">les livres de Christine Kremer</a> étaient disponibles.</p>

<p>Ceux qui se demandaient comment Christiane Kremer avait réussi à réussir avec une maison d’édition et ses propres livres en plus de son travail journalistique le savent désormais : il est bénéfique de tout relier.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Sans visibilité, on ne peut pas aller loin en tant que créateur culturel - c’est ce que devrait savoir la journaliste culturelle Christiane Kremer, qui a pu gagner en visibilité pour son deuxième travail d’autrice grâce à son travail chez RTL.</p>
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<title type="html">Quels sont les objectifs et les missions de RTL, outre gagner de l&apos;argent ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/26/vertrag-04/" rel="alternate" type="text/html" title="Quels sont les objectifs et les missions de RTL, outre gagner de l&apos;argent ?"/>
<published>2024-02-26T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/26/vertrag-04/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/26/vertrag-04/"><![CDATA[<p>La population luxembourgeoise est extrêmement diverse : de nombreuses langues, réalités de vie et opinions différentes s’y côtoient. Pour que notre société se comprenne et se connaisse, pour que notre démocratie fonctionne, pour que chacun·e ait accès à des informations fiables et pertinentes, pour que chacun·e soit vu·e, pour que les méfaits soient dénoncés, nous avons un service public avec une mission forte. Ou est-ce vraiment le cas ?
<!-- more --></p>

<p>Derrière une autre forêt d’idéaux non spécifiques (L’information présentée par RTL doit être impartiale, objective, pluraliste, analytique, claire, accessible, de qualité, ordonnée, fiable et indépendante et correspondre à ce que le public est en droit d’attendre), l’alinéa (h) de l’actuelle convention de concession entre l’Etat et RTL (CLT-UFA) porte en fait sur les „missions et objectifs“. Il s’agit plutôt d’une question de contenu. Il ne définit pas encore exactement le volume des différents programmes. Dans les chapitres respectifs sur la radio, la télévision et les sites Internet, des délais plus précis sont fixés sur ce point - dans le chapitre sur les „missions et objectifs“, il est d’abord indiqué grosso modo quels sont les domaines que le „service public“ doit couvrir.</p>

<h3 id="quels-sont-les-sujets-que-rtl-doit-couvrir-">Quels sont les sujets que RTL doit couvrir ?</h3>

<p>À ce stade, la convention de concession se lit comme un article de Wikipedia sur le travail des médias en général. RTL doit couvrir l’actualité nationale, européenne et internationale dans les domaines de la politique, de l’économie, du „social“, de la culture et du sport. Elle doit couvrir de manière „journalistique“ le travail des institutions nationales, européennes et internationales et le faire „dans une perspective d’éducation à la citoyenneté“. En période électorale, RTL doit organiser des programmes spéciaux pour permettre aux citoyens de comprendre les enjeux des élections. RTL doit transmettre diverses informations spécifiques, notamment des informations sur la météo, la circulation et la sécurité routière, des avis de disparition, des informations sur certains services tels que les transports publics, ainsi que des offres d’emploi. Enfin, RTL s’engage à prendre en charge l’information de la population en cas de catastrophe naturelle, nucléaire ou de tout autre type de catastrophe.</p>

<p>Trois composantes thématiques sont particulièrement mises en avant, bien que de manière relativement imprécise :</p>

<ul>
  <li>
    <p><strong>Programme culturel</strong> : CLT-UFA propose un programme d’information, de sensibilisation et de promotion culturelle.</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Programme sportif</strong> : RTL doit diffuser des informations et des émissions en direct, mais aussi couvrir des sports moins connus et, en particulier, rendre visibles les compétitions sportives pour les personnes handicapées.</p>
  </li>
  <li>
    <p>Programme pour enfants** : RTL a pour mission de fournir „un programme cohérent et sans publicité“.</p>
  </li>
</ul>

<h3 id="le-service-public-de-rtl-na-ni-mission-ni-objectif">Le service public de RTL n’a ni mission ni objectif</h3>

<p>Pas un mot sur les défis particuliers du Luxembourg. Pas un mot sur la mission d’un média de „service public“ dans une démocratie. Pas un mot sur ce que le service devrait faire dans la société, si ce n’est diffuser des bulletins de circulation et rendre compte des élections dans ce pays, ce qui est un comble. Parce que ce chapitre reste si général et vide de sens, le „service public“ n’a pas de base pour fixer des priorités dans son travail. Il n’y a pas d’„objectifs“ à trouver, comme l’annonce le nom du chapitre. Il n’y a pas de missions sociales définies, et la déclaration la plus spécifique que l’on puisse trouver est probablement la note ridicule selon laquelle RTL pourrait peut-être aussi publier des offres d’emploi. Il manque donc une idée fondamentale de ce qu’un grand média luxembourgeois devrait faire. C’est précisément ce vide qui fait que l’on remarque RTL. RTL est un média commercial qui a toujours cherché à gagner le plus d’argent possible. Et en même temps, il essaie de couvrir les domaines très généraux qui sont inclus dans la convention de concession.</p>

<p>Quelle est donc l’orientation de RTL ? Ce n’est pas clair. <a href="/people/ex-w-benefits/2024/02/05/alain-berwick/">Alain Berwick</a>, ancien directeur de RTL, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=d-jwt3fedYs">a été interrogé en 2016</a>, sur les valeurs que RTL représenterait. Il a répondu que RTL était obligée (il se référait évidemment aux obligations du contrat de concession de l’époque) d’atteindre „le plus grand nombre possible de téléspectateurs“. Selon son interprétation, RTL devait toujours être orientée vers le courant dominant, vers les „masses“, et ne devait jamais produire de programme pour les „niches“. L’idée qu’il y aurait un grand „mainstream“ est pourtant loin d’être une réalité au Luxembourg.</p>

<p><em>La prochaine partie de la série sur l’accord de concession actuel se concentrera sur la commission de surveillance qui contrôle RTL. Jusqu’à présent dans la série:</em></p>

<ol>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contrat-01/">„Un contrat particulièrement serré qui posera de nombreux problèmes“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contrat-02/">„Une “mission de service public” pour un radiodiffuseur commercial“</a></em></p>
  </li>
  <li>
    <p><em><a href="/highlights/contract-03/">Le contrôle de la qualité chez RTL ?</a></em></p>
  </li>
</ol>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
</author>
<category term="news"/>
<category term="service-public"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>La population luxembourgeoise est extrêmement diverse : de nombreuses langues, réalités de vie et opinions différentes s’y côtoient. Pour que notre société se comprenne et se connaisse, pour que notre démocratie fonctionne, pour que chacun·e ait accès à des informations fiables et pertinentes, pour que chacun·e soit vu·e, pour que les méfaits soient dénoncés, nous avons un service public avec une mission forte. Ou est-ce vraiment le cas ?</p>
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<title type="html">Une vie politique au service de l&apos;entreprise médiatique</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/25/jacques-santer/" rel="alternate" type="text/html" title="Une vie politique au service de l&apos;entreprise médiatique"/>
<published>2024-02-25T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/25/jacques-santer/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/25/jacques-santer/"><![CDATA[<p>Jacques Santer a su s’occuper avec brio de la CLT-UFA tout au long de sa carrière, et ce, depuis des postes étonnamment variés.
<!-- more --></p>

<p>Début février, les <a href="https://gouvernement.lu/fr/actualites/toutes_actualites/communiques/2024/02-fevrier/09-frieden-santer-juncker.html">photos de la rencontre</a> de Luc Frieden, Jean-Claude Juncker et Jacques Santer ont été publiées dans la presse. Jacques Santer et Luc Frieden sont également liés par le fait que les deux hommes politiques du CSV ont occupé le poste de ministre des Médias en plus de celui de Premier ministre – et ce à un moment décisif pour les Luxembourgeois et l’histoire européenne des médias. Luc Frieden doit élaborer un plan pour l’avenir de RTL Luxembourg (CLT-UFA) au plus tard avant la fin de son mandat actuel, une tâche que Jacques Santer a déjà accomplie une fois en tant que Premier ministre et ministre des Médias, et une fois en tant que président du conseil d’administration de CLT-UFA.</p>

<p>À partir de 1984, Jacques Santer a été Premier ministre du Luxembourg et, à partir de 1989, également ministre des Médias et de la Culture. Il est resté brièvement à ce poste après les élections de 1994 et a signé le nouveau contrat de concession avec la CLT début 1995, avant de devenir président de la Commission européenne. Un regard sur les différentes étapes de la vie professionnelle de Jacques Santer montre à quel point cet autre homme politique luxembourgeois influent est étroitement lié à l’histoire de RTL.</p>

<h3 id="décisions-fondamentales-des-années-90">Décisions fondamentales des années 90</h3>

<p>Jacques Santer a été confronté à des défis majeurs en matière de politique médiatique au début des années 90. La libéralisation du marché des médias en Europe eut pour effet secondaire la chute du monopole de RTL au Luxembourg, du moins officiellement. La libéralisation était en réalité l’objectif principal de la CLT, car elle signifiait la chute des monopoles des médias publics dans tous les autres pays appartenant au marché intérieur. Le Luxembourg, cependant, était le seul pays à ne pas avoir de monopole d’État, mais un monopole privé. Paul Zimmer, le principal conseiller de Jacques Santer, parvint à négocier des <a href="https://www.land.lu/page/article/997/335997/FRE/index.html">fréquences supplémentaires</a> pour le Luxembourg en 1984, en collaboration avec la CLT. Mais ces fréquences ne purent être intégralement attribuées à la CLT comme prévu. Une première loi sur les médias, conforme aux directives européennes, dut être adoptée en 1991, et un nouveau contrat de concession avec la CLT devait être négocié d’urgence. La perspective de la fin du monopole de la CLT n’attirait guère Gaston Thorn, alors directeur de la CLT et ancien Premier ministre : il ne souhaitait pas abandonner les recettes publicitaires qui auraient pu être reversées à la concurrence. Jacques Santer s’efforça de rendre le processus aussi acceptable que possible pour la CLT et la laissa pratiquement déterminer les conditions d’implantation de nouveaux médias au Luxembourg.</p>

<p>Pour apaiser davantage la CLT et préparer les négociations à venir, Jacques Santer remit à Jacques Rigaud, directeur général de la CLT, le prix de „Commandeur de la Couronne de Feuille de Chêne“ en 1990. Il s’agit d’ailleurs du même prix que Xavier Bettel remettrait à Liz Mohn, héritière de Bertelsmann, en 2016, avant même le début des négociations.</p>

<p>Parallèlement aux discussions sur le marché national des médias, l’accent était mis sur la conquête de marchés européens. Les nouvelles technologies, telles que la télévision par câble et par satellite, devaient être utilisées par la CLT le plus tôt possible. Sous Jacques Santer, le Luxembourg a constamment tenté d’obtenir une place pour la CLT sur les satellites français. Pour pallier cette dépendance, l’État a créé SES, et Jacques Santer a pu célébrer un succès en 1988 avec le lancement du satellite ASTRA 1. Le premier client du satellite, avant même la CLT, était <a href="https://www.virgule.lu/economie/il-y-a-25-ans-le-luxembourg-lancait-son-premier-satellite/137448.html">Rupert Murdoch</a>. Le Luxembourg a de nouveau été un pionnier des médias commerciaux, mais RTL n’était initialement pas intéressée. C’était une époque de grands projets, mais aussi de grandes désillusions : il devenait de plus en plus évident que la CLT se développait, mais produisait aussi à l’étranger et y payait une partie de ses impôts, au lieu de construire un „Hollywood luxembourgeois“ sur le terrain spécialement prévu à cet effet au Kirchberg. Il s’avéra que, bien que l’État ait tout fait pour aider la CLT, celle-ci, en tant qu’entreprise, ne cherchait qu’à maximiser ses profits. Quelle surprise ! L’État a également fait tout ce qu’il fallait à l’égard de la CLT, compte tenu de la loi sur les médias de 1991 et du nouveau contrat de concession finalement signé in extremis début 1995. L’orchestre a repris l’État, a acheté la Villa Louvigny à un prix bien trop élevé et a supprimé tous les frais.</p>
<h3 id="une-lutte-contre-le-pluralisme-des-médias-en-europe">Une Lutte contre le pluralisme des médias en Europe</h3>

<p>Quoi qu’il en soit, Jacques Santer n’entendait plus de critiques concernant l’accord de concession final ; sa signature constituait pratiquement son dernier acte officiel en tant que Premier ministre luxembourgeois, avant son départ pour Bruxelles pour prendre ses nouvelles fonctions de président de la Commission européenne. Il se voyait manifestement occuper ce poste, à l’instar de Gaston Thorn et de Jean Dondelinger, et garder au moins un œil sur l’évolution du marché européen des médias en faveur de la CLT.</p>

<p>À la fin des années 1990, des discussions ont eu lieu à Bruxelles sur la manière de procéder concernant la libéralisation des médias. Dans de nombreux États membres, on craignait que le pluralisme des médias ne soit victime de la stratégie d’expansion des grandes entreprises. Telle était et demeure précisément la stratégie du groupe allemand Bertelsmann, qui, à l’époque, cherchait à bâtir un empire médiatique et, avec la CLT, à conquérir le marché télévisuel allemand dans le cadre du projet <a href="https://rtl1.lu/wirtschaft/bertelsmann/2024/01/02/rtl-plus/">„RTL Plus“</a>. À la Commission européenne, le commissaire italien Monti a présenté une proposition de compromis visant à introduire une restriction : les entreprises seraient autorisées à détenir une part de marché maximale de 30 % au niveau national. Une majorité au sein de la Commission européenne était favorable à cette proposition législative – et le Parlement européen l’exigeait également –, mais le président de la Commission, Jacques Santer, l’a finalement bloquée. Jacques Santer a été encouragé, entre autres, par le chancelier allemand <a href="https://www.spiegel.de/politik/kohl-hilft-medienkonzernen-a-2a6d34b0-0002-0001-0000-000008778194">Helmut Kohl</a>. La politicienne luxembourgeoise du DP Colette Flesch, qui a été directrice du département Médias de la Commission de 1990 à 1999, a également <a href="http://publications.europa.eu/resource/cellar/1a758453-777c-11e9-9f05-01aa75ed71a1.0001.01/DOC_1">influencé en ce sens</a>, en soutenant la ligne de Jacques Santer et en défendant les intérêts de la CLT et de Bertelsmann. Dans un article publié plus tôt cette année sur la politique européenne des médias, Süddeutsche, se concentrant plus particulièrement sur la situation en Hongrie, affirme qu’à l’heure actuelle, sous la responsabilité de Jacques Santer, les bases d’une série de problèmes pour le pluralisme des médias ont été posées (https://www.sueddeutsche.de/medien/kohls-geschenk-an-die-konzerne-medienpolitik-eu-1.6331532?reduced=true).</p>

<h3 id="un-bertelsmann-jusquau-bout-des-ongles">Un Bertelsmann jusqu’au bout des ongles</h3>

<p>Ce fut certainement la plus grande faveur de Jacques Santer à Bertelsmann, mais loin d’être la seule. Ainsi, contre la majorité des membres de la Commission, Jacques Santer a défendu le projet de fusion entre Bertelsmann et Kirch (Sat1) (https://taz.de/Bertelsmann-laesst-Kirch-im-Regen-stehen/!1342653/), qui n’a finalement pas abouti. Jacques Santer est également présent lors des événements Bertelsmann, <a href="https://www.bertelsmann-stiftung.de/de/ueber-uns/was-wir-erreicht-haben/1996">par exemple en 1996</a> et en 1998 au Forum Bertelsmann, c’est-à-dire alors qu’il est le président actif de la Commission européenne. Dans son discours de 1998, il ne laisse aucun doute sur son adhésion aux idées de l’entreprise](https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/SPEECH_98_151). En 1999, Jacques Santer a mis fin à sa présidence de l’UE, lorsque l’ensemble de sa Commission a dû démissionner suite à plusieurs scandales de corruption.</p>

<p>Jacques Santer n’avait pas encore songé à la retraite. Il a siégé à plusieurs conseils d’administration. En 2004, il a remplacé Gaston Thorn à la présidence du conseil d’administration de la CLT-UFA. Jacques Santer est également devenu membre du conseil d’administration de RTL Group en 2005. Pour CLT-UFA, Jacques Santer a signé le contrat de concession avec l’État luxembourgeois en 2017, peu avant son 80e anniversaire et avant de céder son poste à Jean-Louis Schiltz. Dans une interview accordée à Paperjam, il revient sur sa carrière et déclare : „Pour moi, et je ne suis pas le seul, le plus important a été que RTL soit définitivement ancré dans le paysage audiovisuel luxembourgeois et international.“ Il ne précise pas s’il fait référence à son mandat de Premier ministre luxembourgeois, de président de la Commission européenne ou de président de CLT-UFA. Ou aux trois fonctions réunies.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<category term="people"/>
<category term="staatsraison"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Jacques Santer a su s’occuper avec brio de la CLT-UFA tout au long de sa carrière, et ce, depuis des postes étonnamment variés.</p>
]]></summary>
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<title type="html">Contrôle de la qualité chez RTL ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/23/vertrag-03/" rel="alternate" type="text/html" title="Contrôle de la qualité chez RTL ?"/>
<published>2024-02-23T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/23/vertrag-03/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/23/vertrag-03/"><![CDATA[<p>Dans la série sur l’actuel contrat de concession entre RTL (CLT-UFA) et l’Etat, nous nous consacrons aujourd’hui au premier chapitre. Celui-ci concerne la qualité et le contrôle du contenu.
<!-- more --></p>

<p>L’actuelle convention de concession a établi des règles pour le travail de RTL qui visent à définir des principes de base. Au chapitre 1.1. „Engagements généraux“, divers principes de base sont énumérés, comme le fait que RTL ne peut pas inciter à la violence. Un paragraphe traite de la protection des mineurs, mais reste vague. Globalement, il est nécessaire de „respecter les sensibilités intellectuelles et morales du public“ et de „se conformer aux bonnes mœurs“ et il s’agirait de „transmettre des valeurs humaines“.</p>

<h3 id="une-qualité-qualitative">Une qualité qualitative</h3>

<p>Un autre feu d’artifice de mots vides de sens est regroupé autour d’un terme que Xavier Bettel a également mis en exergue à plusieurs reprises dans la présentation de la concession : la qualité. La convention de concession stipule : „en ce qui concerne leur contenu, ils doivent être de qualité“. Qu’entend-on par qualité selon la convention ? Tout d’abord, que la qualité doit rester au même niveau qu’auparavant. Cependant, ce „niveau“ n’est pas défini. Deuxièmement, les journalistes de RTL doivent avoir reçu une formation et continuer à en recevoir, y compris en ce qui concerne l’utilisation de la langue luxembourgeoise. La fréquence de cette formation et les personnes qui la dispensent ne sont pas décrites. Troisièmement, la rédaction, chargée de traiter les informations générales, doit être composée de journalistes professionnels. Or, il n’existe pas d’organigramme de RTL Luxembourg : de combien de rédactions dispose le radiodiffuseur ? Quatrièmement, RTL doit disposer d’un matériel technique de qualité. Rien n’est dit.</p>

<p>Le „Land“ explique sa volonté d’inscrire des conditions dans le contrat en réaction à une affaire récente : <a href="https://www.land.lu/page/article/849/335849/FRE/index.html">„Rédigé dictionnaire des synonymes en main en marge de l’interminable shitstorm consécutif à l’affaire Lunghi/Schram“</a>. À l’époque, RTL et le ministre des médias ont été confrontés à un scandale médiatique au moment le plus inopportun. Au cours des négociations sur un nouveau contrat de concession, des pratiques très douteuses au sein de RTL ont soudainement été discutées publiquement. Il était clair qu’à ce moment-là, le contrat entre l’État et RTL devait être critiqué afin d’écarter le projet de la scène politique. D’où l’idée de lancer le concept de qualité. Cela a manifestement fonctionné.</p>

<h3 id="contrôler-cest-bien-sautocontrôler-cest-mieux">Contrôler c’est bien, s’autocontrôler c’est mieux</h3>

<p>Mais comment vérifier si le RTL adhère réellement aux valeurs et aux vagues critères de qualité fixés ? Par exemple, plus de 50 % des articles sur RTL.lu sont mis en ligne sans nom d’auteur : qui vérifie si seuls des journalistes professionnels ont été chargés de traiter l’information ?</p>

<p>RTL et surtout sa maison mère Bertelsmann ont toujours lutté contre le contrôle de l’État. Jean-Louis Schiltz avait empêché toute forme de contrôle des médias par l’État lorsqu’il était ministre des médias pendant les négociations de l’accord de concession de 2007, estimant qu’il était „trop coûteux“. Il est aujourd’hui <a href="/people/staatsraison/2024/01/15/schiltzohr/">directeur du conseil d’administration de la CLT-UFA</a>. Et bien sûr, le ministre libéral des médias Xavier Bettel ne voulait pas être celui qui donnerait à une autorité de contrôle publique trop de pouvoir sur le monopole des médias RTL. Le contrat de concession reprend donc le mantra d’autocontrôle de Bertelsmann dans l’espoir de convaincre les citoyens.</p>

<h3 id="comment-rtl-devrait-sautocontrôler">Comment RTL devrait s’autocontrôler</h3>

<p>Les journalistes de RTL sont tenus par la concession à „la véracité, l’objectivité et l’honnêteté“, mais aussi à „la loyauté envers l’employeur éditeur“. La concession souligne que les journalistes de RTL doivent adhérer à la „Charte des Journalistes de RTL Luxembourg“, c’est-à-dire à ses propres règles. Le code de déontologie du Conseil de la presse luxembourgeoise est également mentionné ailleurs, mais d’une manière qui n’est finalement pas claire, mais qui est désormais réellement contraignante : Il s’agirait de „respecter les principes énoncés dans le code de déontologie du Conseil de la presse“.</p>

<p>Une „cascade de responsabilités“ doit rendre la hiérarchie responsable du contenu en interne chez RTL. Il est ensuite précisé que RTL mettra en place son propre conseil d’éthique, qui ne sera composé que de son propre personnel et qui contrôlera le contenu sur la base du code d’éthique de RTL. Le conseil d’éthique ne peut être activé qu’à l’intérieur de RTL, et non de l’extérieur. Toutefois, l’État serait informé des détails les plus importants par le biais d’un rapport, et le PDG de RTL Luxembourg devrait échanger des points de vue avec le commissaire du gouvernement „de manière étroite et régulière“, selon le contrat. ALIA, le véritable organe de surveillance des médias au Luxembourg, est à peine mentionné - nous comptons tellement sur lui que l’autocontrôle permettrait de toute façon de résoudre tous les problèmes.</p>

<h3 id="si-le-système-de-contrôle-fonctionne-personne-ne-peut-contrôler">Si le système de contrôle fonctionne, personne ne peut contrôler</h3>

<p>De nombreux détails ne sont pas clairs et de nombreuses questions restent sans réponse. L’un des plus gros problèmes est une fois de plus la structure organisationnelle absolument opaque de RTL. Qui travaille pour quel département éditorial, qui est journaliste, qui doit adhérer à quelles règles et quand le contenu commercial et le contenu journalistique se mélangent-ils ? Quand le conseil d’éthique intervient-il et comment procède-t-il ?</p>

<p><em>La prochaine partie de la série sur le contrat de concession actuel traitera du contenu que RTL est censé produire. Jusqu’à présent dans la série:</em></p>
<ul>
  <li><em>(1) <a href="https://rtl1.lu/highlights/vertrag-01/">„Un accord particulièrement solide qui posera encore de nombreux problèmes“</a></em></li>
  <li><em>(2) <a href="https://rtl1.lu/highlights/vertrag-02/">„Une “mission de service public” pour un radiodiffuseur commercial“</a></em></li>
</ul>
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<name>RTL Eent</name>
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<category term="news"/>
<category term="service-public"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Dans la série sur l’actuel contrat de concession entre RTL (CLT-UFA) et l’Etat, nous nous consacrons aujourd’hui au premier chapitre. Celui-ci concerne la qualité et le contrôle du contenu.</p>
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<title type="html">Quel est le bénéfice réel de RTL Radio Luxembourg ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/20/radio-profit/" rel="alternate" type="text/html" title="Quel est le bénéfice réel de RTL Radio Luxembourg ?"/>
<published>2024-02-20T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/20/radio-profit/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/20/radio-profit/"><![CDATA[<p>RTL refuse de publier des informations sur les recettes publicitaires de RTL Radio Luxembourg. On soupçonne de plus en plus que des millions de recettes sont dissimulées pour que l’État paie davantage. RTL One a fait le calcul pour vous.
<!-- more --></p>

<p>RTL Luxembourg est connu pour être fortement déficitaire en raison du coût élevé de la télévision. C’est ce qu’a déclaré Christophe Goossens, PDG de RTL, devant la commission compétente de la Chambre des représentants. Xavier Bettel (DP), alors ministre des Médias, a présenté la loi de financement de RTL. C’est également ce qu’a déclaré Tom Weidig (ADR), seul député actuellement au courant des finances de RTL. Mais que se passerait-il concrètement si la radio de RTL Luxembourg réalisait des bénéfices ?</p>

<h3 id="rtl-radio-luxembourg-fait-partie-du-service-public">RTL Radio Luxembourg fait partie du service public</h3>

<p>En 2017, lors du débat à la Chambre sur la précédente concession, <a href="https://www.rtl.lu/news/national/1018767.html">RTL et Xavier Bettel soulignaient</a> : „Il aurait fallu discuter de l’avenir de Radio Luxembourg, et plusieurs points ont été modifiés dans la convention, mais il est clair que seule Télé Luxembourg sera financée“, rappelle le Premier ministre, pour qui la distinction entre télévision et radio est désormais plus claire. RTL Radio Luxembourg n’est pas une radio publique et ne devrait pas l’être.</p>

<p>Peu de temps après, tout a changé. En mai 2021, Xavier Bettel a présenté la nouvelle convention de concession devant la commission parlementaire compétente : „Pour la première fois, les services de radio seront pleinement intégrés à la convention. Cette extension reflète la réalité „cross-média“ de la société tout en respectant les obligations en matière de transparence financière.“</p>

<p>Cela concrétisait une réalité jusque-là vivement contestée par l’État et RTL. À savoir que chez RTL, radio et télévision sont de toute façon mélangées. Cette mixité se manifeste au niveau du contenu, du matériel et du personnel. Par exemple, neuf journalistes de RTL sont inscrits au Conseil de presse pour la radio et la télévision. Le site web rtl.lu est utilisé par tous les secteurs des médias et le contenu est souvent le même sur le site, à la radio et à la télévision.</p>

<h3 id="transparence">Transparence ?</h3>

<p>Cependant, la transparence des finances de RTL Luxembourg, évoquée par Xavier Bettel, n’existe pas. Cela s’explique principalement par le fait que RTL Luxembourg n’est <a href="/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/01/01/gett-et-rtl-letzebuerg/">pas une société indépendante</a>, mais fait partie de CLT-UFA, un groupe Bertelsmann multimilliardaire. Un simple examen des comptes de CLT-UFA ne suffit donc pas.</p>

<p>Dans un article récent du Land de Luxembourg paru l’année dernière, le PDG Christophe Goossens n’a pas souhaité commenter le chiffre d’affaires de RTL-Luxembourg. La question de savoir s’il est autorisé à ne pas divulguer ces informations est probablement une question juridique qui doit encore être clarifiée. Après tout, il ne s’agit pas d’une simple entreprise privée, mais d’un „service public“.</p>

<p>Il ne faut cependant pas se fier à Christophe Goossens : ses chiffres se sont déjà révélés problématiques. En 2020, il signale notamment à la Commission de la Chambre que les recettes publicitaires télévisées sont bien trop faibles, soit 6 millions au lieu des plus de 8 millions réels.</p>

<p>Le Land cite ensuite le rapport de RTL Group, la société mère directe de CLT-UFA. Le bilan 2022 ne contient qu’une seule phrase : „Le chiffre d’affaires réalisé au Luxembourg s’élève à 91 millions d’euros (2021 : 75 millions d’euros)“. Cependant, cette information est incomplète, car il s’agit probablement uniquement de „revenus provenant de clients externes“, et il est difficile de savoir quelles autres entreprises, telles que BCE, IP ou Eldoradio, ont été incluses.</p>

<p>Dans les chiffres plus révélateurs du rapport du groupe RTL sur les revenus publicitaires, les activités de RTL belge et néerlandaise sont regroupées avec celles de RTL luxembourgeoise dans un „pot“ „Benelux“. Il n’existe donc aucun chiffre public sur les finances de RTL Radio Luxembourg.</p>

<h3 id="rtl-radio-luxembourg-est-elle-déficitaire">RTL Radio Luxembourg est-elle déficitaire ?</h3>

<p>Les seuls chiffres officiels disponibles pour l’ensemble de RTL sont ceux figurant dans un tableau figurant dans le contrat de concession actuel. Les „recettes publicitaires nettes“ de l’ensemble de RTL s’élèveraient à 15,5 millions d’euros pour 2024. Selon la concession précédente, qui ne fournit que les chiffres pour la télévision, les recettes publicitaires de la télévision en 2023 s’élevaient à 9,2 millions d’euros. On ne peut pas supposer de fluctuations majeures entre 2022 et 2024. Il faudrait donc que 6,3 millions d’euros de recettes publicitaires proviennent de la radio et d’Internet pour que RTL atteigne l’équilibre.</p>

<p>Les dépenses publicitaires (à ne pas confondre avec les recettes) sont répertoriées chaque année au Luxembourg dans le „Ad’Report“. Peut-on se fier à ces chiffres ? Ce rapport se base toujours sur des chiffres fournis, entre autres, par IP, le service publicité de RTL. Ils sont donc quasiment de première main. Un coup d’œil au <a href="https://www.adada.lu/2023/03/luxembourg-adreport-2022-les-investissements-publicitaires-progressent-de-43-millions-par-rapport-a-2021/">rapport le plus récent</a> montre qu’en 2022, 12,6 millions d’euros ont été dépensés en publicité télévisée, 24,7 millions d’euros en radio et 16,2 millions d’euros sur internet. Les ratios entre télévision, radio et internet dans ce seul rapport devraient surprendre : au Luxembourg, on dépense plus de trois fois plus d’argent pour la radio et internet que pour la publicité télévisée. Et pourtant, les recettes publicitaires de RTL provenant d’internet et de radio combinés sont nettement inférieures à celles de la télévision ? Le ratio entre les dépenses publicitaires de l’Ad’Report et les recettes publicitaires du contrat de concession semble également suspect : 12,6 millions d’euros sont dépensés pour la télévision, mais RTL n’enregistre que 9,2 millions d’euros de recettes ? Serait-ce dû aux coûts de production élevés des spots télévisés ? On sait cependant que les coûts de production d’un spot TV sont nettement plus élevés que ceux d’un spot radio, ce qui plaide en faveur de revenus radio plus élevés. Il est intéressant d’examiner les détails.</p>

<p>Pour la télévision, Ad’Report ne dispose que d’un seul média de référence : RTL TV Luxembourg. Pour la radio, le tableau est moins clair à première vue : Ad’Report combine ici les chiffres d’Eldoradio, de L’essentiel Radio et de Radio Latina avec ceux de RTL Radio Luxembourg dans ses propres déclarations. Cela ne signifie toutefois pas qu’il est impossible de se prononcer sur les revenus de RTL Radio Luxembourg, bien au contraire.</p>

<h3 id="la-radio-est-lâne-dor-de-rtl-luxembourg">La radio est l’âne d’or de RTL Luxembourg</h3>

<p>Il existe des bilans officiels pour Eldoradio et L’essentiel Radio. Selon son propre bilan public, Eldoradio a généré 2,8 millions d’euros de recettes publicitaires en 2022, et celui de L’essentiel Radio pour 2022 s’élevait à 1,1 million d’euros. Il reste donc Radio Latina, dont la part de marché est nettement inférieure. Si l’on compare les parts de marché (https://ilres.com/news/ilres/2022/etude-tns-ilres-plurimedia-luxembourg-2022i/) ou même les prix de la publicité (242 € pour 30 secondes aux heures de grande écoute chez Eldoradio, 880 € pour RTL Radio Luxembourg), on peut commencer à faire des estimations. RTL Radio Luxembourg compte deux fois plus d’auditeurs qu’Eldoradio et une population plus aisée. Logiquement, RTL Radio Luxembourg devrait générer au moins 6 millions d’euros de recettes publicitaires. Cependant, grâce aux rapports publicitaires et aux jeux élaborés comme „Viva Vakanz“, RTL Radio Luxembourg dispose de sources nettement plus diversifiées. Les revenus de la radio dépassent-ils les 6 millions d’euros ?</p>

<p>Même en examinant l’Ad’Report, il pourrait y en avoir une part bien plus importante. La part des dépenses publicitaires télévisées qui seront ultérieurement comptabilisées comme revenus chez RTL (c’est-à-dire les chiffres de l’Ad’Report 2022 par rapport aux chiffres du contrat de concession pour l’année 2022) est de 70 %. Pour les dépenses publicitaires radio, les coûts de production devraient être nettement inférieurs. Mais pour une estimation très prudente, on peut également appliquer 70 %. En 2022, les stations de radio auraient perçu 17,5 millions d’euros de recettes publicitaires. Sur ce total, 2,8 millions d’euros iront à Eldoradio, 1,1 million d’euros à L’essentiel Radio et peut-être 0,6 million d’euros à Radio Latina. Il resterait <strong>au moins 13 millions d’euros de recettes publicitaires pour RTL Radio Lëtzebuerg</strong>, avec des coûts de production inférieurs encore plus probablement 18 millions d’euros. Ces recettes devraient désormais s’ajouter aux recettes de la télévision et du site web rtl.lu.</p>

<h3 id="un-sérieux-soupçon">Un sérieux soupçon</h3>

<p>Quel que soit l’angle sous lequel on examine la situation, et même si l’on doit remettre en question tous les chiffres sur lesquels se basent les estimations, une chose est sûre : la facture de RTL est tout simplement incomplète. Les recettes publicitaires mentionnées dans le tableau du contrat de concession ne comprennent qu’une partie des recettes publicitaires totales de RTL Luxembourg. Alors pourquoi certaines recettes ne sont-elles pas mentionnées ? RTL génère-t-elle des revenus en dehors des activités de „service public“ ? Mais de quelles activités s’agit-il et comment sont-elles séparées ? Le contrat de concession ne prévoit pas une telle séparation, et en pratique, une telle séparation est tout simplement impossible.</p>

<p>Quoi qu’il en soit, vu de l’extérieur, tout indique que RTL Luxembourg n’est pas globalement déficitaire et que RTL Radio Luxembourg est de loin le média le plus rentable du pays. Alors, RTL a-t-elle vraiment besoin des fonds publics pour survivre ? Ou bien réalise-t-elle des bénéfices plus importants grâce à ces fonds ? Des bénéfices qui ne sont pas investis dans le développement du programme et le travail journalistique, mais dans le milliardaire Bertelsmann ?
Christophe Goossens, Xavier Bettel, Tom Weidig, mais aussi les fonctionnaires du ministère des Médias et les nouveaux ministres des Médias Luc Frieden et Elisabeth Margue, qui ont accès aux chiffres cachés de RTL, devraient le savoir.</p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
</author>
<category term="wirtschaft"/>
<category term="reklammen"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>RTL refuse de publier des informations sur les recettes publicitaires de RTL Radio Luxembourg. On soupçonne de plus en plus que des millions de recettes sont dissimulées pour que l’État paie davantage. RTL One a fait le calcul pour vous.</p>
]]></summary>
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</entry><entry xml:lang="fr">
<title type="html">Une &quot;mission de service public&quot; pour un diffuseur commercial</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/19/vertrag-02/" rel="alternate" type="text/html" title="Une &quot;mission de service public&quot; pour un diffuseur commercial"/>
<published>2024-02-19T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/19/vertrag-02/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/19/vertrag-02/"><![CDATA[<p>La deuxième partie de la série est consacrée aux paroles creuses et aux promesses timides du premier chapitre.
<!-- more --></p>

<p>Après la <a href="/highlights/vertrag-01/">préface</a> du contrat de concession entre l’État et RTL, le premier chapitre s’intitule „Mission de service public“, et est ensuite structuré en une introduction en quatre parties. Outre les „engagements généraux“, il s’agit de règles spécifiques pour la télévision, la radio et les „plates-formes numériques“. L’introduction sera traitée ci-dessous.</p>

<p>Dès l’introduction, on se rend rapidement compte que les rédacteurs de cet accord ont voulu créer un texte qui, d’une part, reprend le plus grand nombre possible de principes, d’exigences et de fondamentaux, mais qui, d’autre part, n’est jamais assez concret pour que RTL doive finalement adhérer à une quelconque règle. Tout ce qui n’est pas déjà fondamentalement fixé par d’autres lois reste vague.</p>

<h3 id="un-média-public-tout-à-fait-normal-comme-tous-les-autres-">Un média public tout à fait normal, comme tous les autres ?</h3>

<p>C’est ce que dit l’introduction :
„Cette mission s’exerce, chaque fois que cela n’est pas impossible en raison des circonstances ou des conditions spécifiques au Luxembourg, par référence aux recommandations et déclarations adoptées au niveau international et en particulier par référence à la Recommandation du Comité des Ministres aux États membres sur la gouvernance des médias de service public adoptée le 15 février 2012, ainsi qu’à la Déclaration sur les valeurs fondamentales des médias de service public de l’Union européenne de radio-télévision (UER)“.</p>

<p>RTL devrait également adhérer aux principes et aux valeurs de l’UER, l’<a href="https://www.ebu.ch/about/">Union européenne de radio-télévision</a>, une alliance de médias publics. Le prédécesseur de RTL, la CLT, était membre de longue date de l’UER pour pouvoir organiser le concours de l’Eurovision de la chanson, mais il a ensuite estimé que les cotisations étaient trop élevées et s’est <a href="/news/service-public/2024/01/21/esc-di-zweet/">retiré</a>. C’était cohérent, car l’UER représente tout ce que la CLT-UFA, et en particulier la société mère Bertelsmann, a toujours combattu stratégiquement. L’UER représente les médias de droit public qui se considèrent comme au service du mandat des démocraties et comme le pôle opposé aux médias commerciaux. Cependant, l’UER n’est pas seulement idéologiquement mais aussi dans la pratique un concurrent des médias commerciaux : par exemple, l’UER soumissionne également lorsqu’il s’agit d’obtenir les droits de retransmission télévisée pour les grands événements sportifs. Le fait qu’une partie non spécifiée du programme de RTL, qui est considéré comme une „mission de service public“, soit désormais guidée par les „valeurs fondamentales“ de l’UER est pour le moins naïf. Et c’est pourquoi le contrat de concession prévoit également une grande marge de manœuvre pour les exceptions, les valeurs fondamentales ne s’appliquant que „chaque fois que cela n’est pas impossible en raison de la nature de la mission de service public“ : „chaque fois que cela n’est pas impossible en raison de circonstances ou de conditions propres au Luxembourg“. Une excuse parfaite pour toutes les situations.</p>

<h3 id="rtl-un-média-moderne-à-lère-du-numérique">RTL, un média moderne à l’ère du numérique</h3>

<p>Autre point dans l’introduction : „Cette mission de service public doit être accomplie de manière dynamique et moderne, en tenant compte de l’évolution des technologies et des besoins du public. Pour la mise en œuvre de cette mission, CLT-UFA utilise au mieux les possibilités offertes par les différents moyens de diffusion, de distribution et de réception électroniques à l’ère du numérique.“</p>

<p>Qu’entend-on par dynamique et moderne ? Qu’entend-on par „développement des technologies“ ? Ce sont des mots vides de sens qui donnent l’impression d’être directement issus du programme électoral du DP. Qu’entend-on par „besoins du public“ ? Quel type de public ? La situation du public est extrêmement complexe au Luxembourg, mais la convention de concession ne définit pas le terme „public“. Comment RTL répond-il aux besoins du public des jeunes de moins de 25 ans ? Quels sont les besoins de la communauté arabophone au Luxembourg ? Les travailleurs frontaliers font-ils partie du public ? Qu’en est-il du public issu de l’immigration portugaise ? Par ailleurs, que signifie le fait que RTL utilise „au mieux“ différents moyens de diffusion ? Pourquoi parle-t-on ici de „réception électronique“ et d’„ère numérique“ ? Cela veut tout dire et surtout rien dire. Cela ne lie RTL à rien. Une personne du „public“ pourrait-elle se plaindre à RTL sur la base de cet accord, en alléguant que RTL ne remplit pas sa mission de manière suffisamment dynamique ?</p>

<p>*Après les phrases de l’introduction, la prochaine partie de la série se penchera sur les „Engagements généraux“. Y a-t-il enfin quelque chose de concret ?</p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
</author>
<category term="news"/>
<category term="service-public"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>La deuxième partie de la série est consacrée aux paroles creuses et aux promesses timides du premier chapitre.</p>
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</entry><entry xml:lang="fr">
<title type="html">Un accord particulièrement serré qui posera encore de nombreux problèmes.</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/18/vertrag-01/" rel="alternate" type="text/html" title="Un accord particulièrement serré qui posera encore de nombreux problèmes."/>
<published>2024-02-18T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/18/vertrag-01/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/18/vertrag-01/"><![CDATA[<p>The first part of this series presents the contract and its preface. Who signs the deal and what story did those involved come up with to sell the multi-million dollar contract to the public?
<!-- more --></p>

<p>RTL Eent, like any good „public service“, does not just have the mission of entertaining. Informing, enlightening and making complex texts understandable and accessible are also part of our tasks. In the new series „Empty Promises, Lies and Dreams from RTL’s convention“ we explain chapter by chapter what is at stake in the agreement between the state and RTL - and why the whole thing is not worth the paper it is printed on.</p>

<h3 id="the-document">The document</h3>

<p>„Convention portant sur la prestation d’une mission de service public en matière de télévision, radio et activités digitales conclue entre l’État du Grand-Duché de Luxembourg et CLT-UFA et RTL Group“ is the official name of the contract between the state and RTL. The document can be found online (https://download.data.public.lu/resources/convention-portant-sur-une-mission-de-service-public-en-matiere-de-television-radio-et-activites-digitales-avec-clt-ufa-et-rtl-2024-2030/20230118-163638/convention-2024-30-signe.pdf), there is nothing to hide anymore. In the past, convention agreements were always strictly secret, but after the Pirate MP Sven Clement went through the institutions to get a glimpse of one of those agreements, the contracting parties spared themselves the secrecy this time. This was probably mainly due to the fact that this time a financing law had to accompany the convention and be voted on in the Chamber - and in order to release almost €105,000,000, the people’s representatives would have to be informed about what it was actually about.</p>

<p>The agreement was signed on June 14, 2022, after the financing law had been <a href="https://www.chd.lu/fr/dossier/7914">voted on</a> in the Chamber a little over a month earlier. Xavier Bettel, then Minister of State and Media, signed for the state, while former Minister of Communications <a href="/people/staatsraison/2024/01/15/schiltzohr/">Jean-Louis Schiltz</a> and Bertelsmann CEO <a href="/people/bertelsmaenner/2024/01/10/thomas-rabe/">Thomas Rabe</a> signed for CLT-UFA, who also signed for RTL Group, together with Elmar Heggen.</p>

<h3 id="how-the-new-concession-agreement-came-about">How the new concession agreement came about</h3>

<p>The current convention was needed, because the <a href="https://rtl1.lu/news/service-public/2024/01/01/haut-fierun-x-staatskeess/">previous agreement</a> expired on 1 January 2024. The previous convention, which was also drawn up under the responsibility of Xavier Bettel, provided for a direct state subsidy to RTL Luxembourg for the first time. Before a financing law could be passed in the Chamber, only a 3-year term and a subsidy of approx. €10 million per year were provided for.</p>

<p>After winning the 2018 elections, Xavier Bettel set out to subsidize RTL again. Although the LSAP and the Greens managed to at least cautiously write the alternative to CLT-UFA subsidies into the coalition agreement: „a public television channel would possibly be created“, Xavier Bettel was not impressed by this. Even an <a href="https://www.alia.lu/assets/upload/files/Avis/2020-_Avis-n2-service-public_EC.pdf">opinion from the media watchdog ALIA</a>, which suggests a significantly more pluralistic direction, was ignored by the then Minister of Media. In a <a href="https://www.chd.lu/sites/default/files/migration/ComptesRendusSeances-ListePresence/CR/Chamber_2220_Internetf1f0.pdf">„orientation debate“</a> in the Chamber, Xavier Bettel himself simply draws the conclusion: a public television would be too expensive, which is why we should continue to sponsor RTL for a „Public Service Mission“. Xavier Bettel is therefore conducting <a href="https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/0109/037/218370.pdf">a kind of „study“</a> that is unsurpassed in its one-sidedness. As an example, Xavier Bettel mentions the costs of ARTE and acts as if the introduction of a public television in Luxembourg would result in a direct burden on taxpayers.</p>

<p>And so the debate is over. Xavier Bettel will next present a fully negotiated new concession agreement to the <a href="https://wdocs-pub.chd.lu/docs/archive/0e/3f/4166591_pdf">Media Commission of the Chamber</a>, but the most explosive part is still missing for a proper discussion: the budgetary dimensions. These will be presented <a href="https://wdocs-pub.chd.lu/docs/archive/0e/3f/4166591_pdf">to the Chamber Commission</a> a few months later, however not by Xavier Bettel, but by <a href="/highlights/paul-konsbruck/">Paul Konsbrück</a>, a former RTL employee who has now negotiated the new concession with RTL on behalf of the state. The finances are mentioned for the first time, instead of the 10 million that applied until now, it is now up to 15 million. €, the maximum that would be possible under EU law. The deputies learn that a financing law is now necessary - and this is also being rushed through the chamber at high speed shortly afterwards. Before people really noticed, the next contract with RTL was signed for the period 2024 - 2030.</p>

<h3 id="the-foreword">The Foreword</h3>

<p>The preface of the convention consists of various phrases, such as this one: „Considering that the independence, honesty and impartiality of information, as well as the objective presentation of controversial issues, are essential conditions for ensuring respect for the pluralism of the expression of convictions and opinions“. According to the preface, honesty, independence and objective reporting are therefore intended to protect pluralism of opinion. This statement obscures the problem that Luxembourg has with the <a href="/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/02/13/weltradiodag/">monopoly</a> of RTL: Instead of enabling and promoting plurality through many different medias, the state has assigned a single medium, and one with a commercial orientation, to create this pluralism.</p>

<p>On the other hand, the preface consists of mentioning a number of legal texts that set the framework for media work but also for the subsidization of private corporations. Two texts from the EU are mentioned. The first is the decision <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/DE/TXT/PDF/?uri=CELEX:32012D0021">(2012/21/UE)</a> of the EU Commission, which defines the maximum amount (€15 million / year) and the conditions for state subsidies to commercial companies. It is a relatively strict text, after all it is about competition law. A large number of control mechanisms are explicitly required and defined, which can also be found in the convention agreement, but which were presented by Xavier Bettel and RTL as a voluntary transparency effort.</p>

<p>Thus, among other things, it states this provision in the text of the Commission’s decision, which RTL Luxembourg, which runs a commercial program in parallel with the „Mission de Service Public“, could still be a disaster: costs that cannot be attributed to the provision of services of general economic interest are all direct costs, an appropriate contribution to the common costs and an appropriate return on capital. No compensation may be granted for these costs.“</p>

<p>The second EU text mentioned in the preamble to the concession agreement is the Communication <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/DE/TXT/PDF/?uri=CELEX:52009XC1027(01)">(2009/C257/01)</a> from the EU Commission. This generally concerns state aid for public media and also private media with a public mandate, as is the case with RTL Luxembourg. Here too, a whole series of control mechanisms are put in place to ensure that no market distortion occurs.</p>

<p>In addition to the two EU texts, a national legal text is also mentioned, namely the Media Act of 1991, which has already been amended several times. Overall, this is the legal framework that the Luxembourg state and RTL Luxembourg actually have to adhere to. Or should.</p>

<p><em>This is the first part of a series of articles about the concession agreement between the state and CLT-UFA (RTL Luxembourg). The second part can be found <a href="/highlights/vertrag-02/">here</a>.</em></p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
</author>
<category term="news"/>
<category term="service-public"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>The first part of this series presents the contract and its preface. Who signs the deal and what story did those involved come up with to sell the multi-million dollar contract to the public?</p>
]]></summary>
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</entry><entry xml:lang="fr">
<title type="html">Tom Weidig couvre-t-il RTL maintenant ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/17/rtl-verdeedeger/" rel="alternate" type="text/html" title="Tom Weidig couvre-t-il RTL maintenant ?"/>
<published>2024-02-17T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/17/rtl-verdeedeger/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/17/rtl-verdeedeger/"><![CDATA[<p>Tom Weidig, membre du groupe de droite ADR à la Chambre des députés, a pris position publiquement pour la première fois dans le débat sur les subventions de RTL. Il se positionne désormais en défenseur de RTL et des subventions publiques : un choc pour ses partisans, qui commentent par dizaines. Il s’agit pourtant d’une décision tout à fait cohérente.
<!-- more --></p>

<p>En tant que seul représentant du Parlement au sein de la „Commission de suivi“ de RTL, qui examine le respect de l’accord de concession entre RTL et l’Etat, Tom Weidig dispose d’informations exclusives. Des dossiers que le gouvernement et RTL ont jusqu’à présent gardés secrets sont sur la table du député ADR. Les déclarations et les opinions de Tom Weidig sont donc décisives pour le bon fonctionnement du contrôle et l’ADR s’est récemment <a href="/highlights/adr-petition/">mise en position favorable</a>. Dans cette position de force, Tom Weidig a maintenant un problème : s’il critique les artifices financiers de RTL, il risque de voir le Luxembourg se doter d’une télévision publique à l’avenir. Et cela, il faut l’éviter.</p>

<h3 id="rtl-et-lidentité-du-pays">RTL et l’identité du pays</h3>

<p>La pétition n° 3001 du trésorier de l’ADR Nord, Carlo Kirsch, dans laquelle il demande l’arrêt des subventions à RTL, est „contraire à notre ligne de parti“, a déclaré Tom Weidig <a href="https://www.facebook.com/tom.weidig/posts/pfbid02Vpz75hqcLrvgxHzgR9YRUv64Vbb4KTPHv2K3x2Gp4cSXGnSf2X3UYw8hSNxVY2XSl">dans un post sur Facebook</a>.
Et Weidig avait -exceptionnellement- raison : RTL1 a également rapporté à l’époque <a href="/highlights/adr-petitioun/">l’hypocrisie de la pétition</a>.
La confusion est évidente au sein du parti : Qu’est-ce que vous faites maintenant, et qu’est-ce que vous vouliez exactement provoquer de plus ?</p>

<p>Avec le vote sur la loi de financement de RTL en mai 2022, Tom Weidig tente d’expliquer à ses collègues du parti que l’ADR a pris position en faveur d’un soutien de l’Etat au monopole des médias privés. <a href="https://www.wort.lu/politik/wie-ein-adr-politiker-gegen-die-parteilinie-geht/8366153.html">Le Wort a publié ce billet hier</a>, et le fait de poser la question dans les rangs de l’ADR ne fait qu’effleurer la surface du désaccord.</p>

<p>Dans les commentaires de l’article, Tom Weidig aborde partiellement la discussion. Il ne voit „aucune alternative“ à RTL TV. Selon lui, la seule autre option, une „TV 100komma7“, comme il appelle la création d’une chaîne de télévision publique, doit être empêchée. L’ADR se considère donc comme un parti pro-RTL. Comme pour d’autres partis d’extrême droite, ce ne sont pas les médias privés commerciaux qui constituent une menace, mais les médias publics qui s’engagent en faveur de la démocratie. Bien que l’ADR souhaite avoir plus d’influence sur le contenu de la programmation de RTL dans son programme, le parti et le radiodiffuseur semblent bien s’entendre, à quelques exceptions près, <a href="/highlights/carbonara/">comme nous l’avons déjà montré ici sur le site</a>. Tom Weidig va même jusqu’à dire à propos de la filiale de Bertelsmann que „sans RTL, nous perdrions beaucoup de notre identité“ et que RTL „ferait beaucoup pour notre langue“.</p>

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<img src="/assets/img/artikel/tom-weidig_identeitRTL_01.PNG" alt="" title="" /><figcaption><p>Capture d’écran : Facebook</p>
</figcaption></figure>

<h3 id="un-fan-dextrême-droite-peut-il-contrôler-rtl-">Un fan d’extrême droite peut-il contrôler RTL ?</h3>

<p>C’est le point le plus explosif de la discussion : À l’heure actuelle, en dehors du ministère des médias, seul Tom Weidig peut réellement examiner RTL. Lui seul a accès aux documents importants que le gouvernement et RTL ont cachés au public jusqu’à présent. Au plus tard le 31 janvier de cette année, RTL doit avoir soumis le prochain audit de ses finances pour 2023. Sur la base de cet audit, il est décidé de financer à nouveau RTL à hauteur de plusieurs millions. Tom Weidig est donc obligé d’intervenir.</p>

<p>C’est à Tom Weidig qu’il incombe d’enquêter sur les raisons pour lesquelles toutes les sociétés et structures autour de RTL Télé Luxembourg, par exemple la <a href="/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/01/11/rtl-schwester/">Direction de la publicité IP</a> et la société de technologie et de diffusion <a href="https://rtl1.lu/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/01/22/bce/">BCE</a>, mais aussi RTL Radio Luxembourg et RTL NewMedia (Online) font des millions de bénéfices - mais c’est précisément chez RTL Télé que le trou d’un million de dollars est pratiquement créé, que l’État doit ensuite combler. Tom Weidig doit démêler ce que RTL a soudé délibérément et de la manière la plus opaque possible : le mélange de contenu, de personnel et de matériel entre RTL Radio, RTL Télé et RTL Online. Où sont comptabilisés les revenus publicitaires qui circulent sur Internet avec les contributions de la télévision ? Qui paie le personnel qui travaille à la fois pour la télévision et la radio ? Le politicien de l’ADR doit faire pression, exiger des preuves et s’impliquer dans l’affaire.</p>

<p>Mais ses commentaires sur Facebook montrent qu’il mange pratiquement dans la main de RTL et qu’il répète le discours de la direction de RTL - combiné à des comparaisons ridicules.</p>

<figure>
<img src="/assets/img/artikel/tomweidig_RTLmechtdefiziter_01.PNG" alt="" title="" /><figcaption><p>Capture d’écran : Facebook</p>
</figcaption></figure>

<p>Tom Weidig sait aussi que RTL pourrait ne pas survivre à un scandale financier. Et qu’alors la télévision publique redoutée par les radicaux de droite pourrait voir le jour. La question est donc la suivante : Tom Weidig veut-il vraiment contrôler RTL ?</p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
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<category term="news"/>
<category term="service-public"/>
<summary type="html"><![CDATA[Tom Weidig, membre de la faction radicale de droite ADR à la Chambre des députés, a pris pour la première fois position publiquement sur le débat autour des subventions RTL.]]></summary>
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<title type="html">&quot;Ausgesat&quot;: une aventure néocolonialiste sur RTL</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/16/ausgesat/" rel="alternate" type="text/html" title="&quot;Ausgesat&quot;: une aventure néocolonialiste sur RTL"/>
<published>2024-02-16T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/16/ausgesat/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/16/ausgesat/"><![CDATA[<p>„On n’a pas d’argent, vous pouvez nous conduire ?“ : une phrase qui ne passe probablement pas bien au Luxembourg, surtout si vous n’avez pas la bonne couleur de peau. Heureusement, nous sommes des Européens blancs et nous pouvons nous débrouiller dans d’autres pays.
<!-- more --></p>

<p>„On ne s’arrête pas ici“, hurle Raoul Roos (saison 2, épisode 8). „Au secours !“ hurle le présentateur de RTL Loïc Juchem en traversant une petite ville du Sénégal à la recherche de quelqu’un qui emmènera les Luxembourgeois gratuitement. Son coéquipier est contrarié, car ils ont probablement tourné en rond – selon lui, c’est la faute de ceux qui ont essayé de leur expliquer le chemin : „Vous ne connaissez pas votre ville, ce n’est pas normal“ (épisode 5). C’est probablement le son que l’on entend lorsque des gens du pays le plus riche du monde se rendent dans l’un des pays les plus pauvres (classé n° 1 contre n° 164 sur l’échelle du PIB [FMI 2022]).</p>

<h3 id="peut-être-le-format-le-plus-problématique-de-rtl">Peut-être le format le plus problématique de RTL</h3>

<p>„Ausgesätt“ est l’une des émissions les plus élaborées de RTL Télé Luxembourg, la chaîne qui assume une „mission de service public“ pour l’État et qui a reçu des millions de subventions à cet effet. Dans „Ausgesätt“, deux équipes sont envoyées vers une destination inconnue jusqu’au début du voyage, où elles doivent relever des „défis“ pour finalement remporter un prix. L’émission est un mélange minutieux de publicité, de tourisme de la pauvreté et de néocolonialisme.</p>

<p>La première saison d’„Ausgesätt“ a été présentée par Voyage Emile Weber et la seconde par Luxair Tours. Le public découvre des destinations de voyage disponibles à la réservation dans les catalogues des sponsors. Les candidats visitent des pays et des villes et gagnent un séjour dans un hôtel de luxe 5 étoiles. L’émission elle-même est une publicité unique pour les vacances de luxe. Cependant, les agences de voyages maintiennent leurs coûts relativement bas : la dotation monétaire n’est que de 1 000 € et une partie du défi consiste à se débrouiller pratiquement sans argent sur place.</p>

<p>Les candidats font ainsi de l’auto-stop et sillonnent les villes. Le paysage, les villes et les habitants deviennent le décor d’une sorte de compétition sportive. Les présentateurs de RTL, Raoul Roos et Loïc Juchem, se présentent, ainsi que les membres de leur équipe, comme des gladiateurs devant accomplir des actes inhumains, entourés d’enfants rieurs courant pieds nus dans le sable, de femmes aux vêtements colorés filmées en gros plan et d’une nature „sauvage“. Ils se moquent des travailleurs locaux, les qualifiant de „jury de sel“ (épisode 4), maudissent le pain „dur comme la pierre“ et se moquent du café qu’on leur offre en guise d’hospitalité (épisode 9).</p>

<h3 id="néocolonialisme-sur-rtl-présenté-par-luxair-tours">Néocolonialisme sur RTL, présenté par Luxair Tours</h3>

<p>L’émission „Ausgesetzt“ illustre parfaitement le phénomène décrit par les chercheurs comme le „regard touristique“ et l’„ethnotourisme“. Un aperçu des divergences scientifiques à ce sujet est présenté, par exemple, dans l’ouvrage „Voyage et conquête : formes d’appropriation dans le contexte du voyage et du tourisme“ (<a href="https://www.bpb.de/shop/zeitschriften/apuz/344467/reisen-und-erobern/">Habinger, 2021 - BPB</a>). Les touristes blancs s’immiscent naturellement dans l’intimité des personnes présentes, ici même avec la caméra de RTL, et se délectent de „l’authenticité“ (épisode 9 : „Les candidats […] passent la nuit chez un berger nomade traditionnel et sont censés tondre des chèvres“) et vivent le quotidien des habitants comme une aventure unique (épisode 4 : „L’équipe doit s’affronter dans la traditionnelle hutte à sel“), dans laquelle ils peuvent monter et descendre.</p>

<p>L’émission est également un exemple de néocolonialisme, la persistance d’une domination économique extérieure sur les économies locales. Des pays comme le Sénégal peinent à tirer profit du secteur touristique pour l’économie locale, car cette industrie est contrôlée de l’extérieur. Luxair Tours propose des vacances au Sénégal, entre autres, à l’hôtel RIU Baobab, un complexe hôtelier de luxe 5 étoiles du groupe espagnol Riu Hotels &amp; Resorts, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 800 millions de dollars. RIU a déjà été critiqué pour les mauvaises conditions de travail de sa main-d’œuvre locale. Les gagnants du défi „Ausgesetzt“ ont eu droit à un séjour dans cet hôtel après avoir passé la journée à parcourir les villes sénégalaises le moins possible. Presque personne au sein de la population locale ne peut se permettre une chambre dans cet hôtel ; les gains de l’hôtel partent en Espagne et une partie de la main-d’œuvre est recrutée à l’étranger. L’argent circulant entre Luxair Tours et RTL, et entre les nouveaux clients et Luxair Tours grâce au salon, profite principalement à l’économie luxembourgeoise, et non sénégalaise.</p>

<h3 id="publicité-non-présentée-comme-telle">Publicité non présentée comme telle</h3>

<p>RTL est une chaîne commerciale qui se livre à toutes les absurdités tant qu’elle gagne de l’argent. Mais RTL est également tenue de respecter les lois et est soumise à des règles en vertu d’un accord de concession avec l’État. Ces règles n’empêchent pas le contenu problématique de „Ausgesetzt“, bien que l’émission reproduise clairement des stéréotypes racistes. En réalité, des règles devraient au moins empêcher cette „émission“ d’être sur un pied d’égalité avec le programme télévisé financé par l’État de la chaîne publique RTL. Or, „Ausgesetzt“ n’est ni qualifié de publicité ni identifiable comme telle dans l’émission ; le format est même interrompu pour diffuser d’autres publicités. Le fait que RTL ne respecte pas les restrictions légales en matière de publicité est cependant <a href="/wirtschaft/reklamen/2024/01/08/at-home/">plutôt la règle que l’exception</a>.</p>

<p>Là encore, RTL mélange tout. Quel personnel est rémunéré par RTL, IP, BCE ? Le contenu appartient-il uniquement à la télévision (subventionnée par l’État) ou également à la radio et à „RTL Play“ ? Où vont les recettes publicitaires et qui supporte quels coûts ? Tout cela devrait être clairement séparé et affiché de manière transparente, mais ce n’est pas le cas. RTL fait toujours exactement ce qu’elle veut, et pas seulement ici, mais maintenant aussi au Sénégal.</p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
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<category term="wirtschaft"/>
<category term="reklammen"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>„On n’a pas d’argent, vous pouvez nous conduire ?“ : une phrase qui ne passe probablement pas bien au Luxembourg, surtout si vous n’avez pas la bonne couleur de peau. Heureusement, nous sommes des Européens blancs et nous pouvons nous débrouiller dans d’autres pays.</p>
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<title type="html">Le grand aperçu : combien de CSV dans RTL - et vice versa ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/15/csv/" rel="alternate" type="text/html" title="Le grand aperçu : combien de CSV dans RTL - et vice versa ?"/>
<published>2024-02-15T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/15/csv/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/15/csv/"><![CDATA[<p>Un aperçu des acteurs impliqués.
<!-- more --></p>

<p>Non seulement le DP est étroitement lié à RTL, mais le CSV entretient également historiquement un réseau étroit avec le plus grand radiodiffuseur du pays, et ce, malgré ses liens avec le plus grand média imprimé, le „Luxemburger Wort“. L’hégémonie du CSV dans les médias a été démontrée, entre autres, par la discussion de 1981, lors de laquelle le CSV souhaitait nommer le directeur du Wort, Heiderscheid, au conseil d’administration de la CLT. Sur RTL One, nous avons déjà parlé de <strong><a href="/people/staatsraison/2024/01/15/schiltzohr/">Jean-Louis Schiltz</a></strong>, qui était ministre des Communications et a ensuite rejoint CLT-UFA, le groupe derrière RTL, et montré comment <strong><a href="/highlights/viviane-reding/">Viviane Reding</a></strong>, en tant que commissaire européenne, a gouverné en faveur de Bertelsmann, la maison mère de CLT-UFA. Mais la liste est bien plus longue.</p>

<p>Pour donner un aperçu des relations entre RTL et CSV, trois catégories sont à nouveau établies ici. Il ne s’agit pas ici de remonter trop loin dans l’histoire, mais de brosser un tableau de la période allant de 1991 environ (vote de la première loi sur les médias) à nos jours. Bien sûr, il y a eu auparavant des mélanges beaucoup plus flagrants entre politique et médias. Pour ne citer que les deux exemples les plus marquants : <strong>Gust Graas</strong> a longtemps été le directeur général de CLT, la société derrière RTL. Il est en quelque sorte l’un des fondateurs de RTL TV et a également été chef du personnel dès 1962, puis impliqué dans tous les projets centraux pour le développement de la CLT-UFA. Gust Graas n’était pas neutre politiquement, mais il a également joué un rôle au sein du CSV, ayant fondé l’organisation de jeunesse CSJ. Pierre Werner a non seulement été Premier ministre du Luxembourg, mais a également siégé au conseil d’administration de la CLT-UFA.</p>

<p>La liste suivante n’est probablement pas exhaustive. Si vous connaissez encore des noms, veuillez nous écrire à l’adresse mail suivante : post@rtl1.lu.</p>

<h3 id="1-des-visages-familiers-qui-voulaient-se-lancer-en-politique">1) Des visages familiers qui voulaient se lancer en politique</h3>

<ul>
  <li>Frank Kuffer, journaliste de longue date de RTL et candidat du CSV aux élections de 2013, était très convoité. Il était peu de temps auparavant l’un des journalistes politiques les plus importants de RTL, appréciant également les critiques contre les partis, <a href="https://www.rtl.lu/news/commentaire/a/327277.html">notamment contre le LSAP</a>, et figurait déjà sur la <a href="https://infos.rtl.lu/grande-region/luxembourg/a/454886.html">liste</a> du CSV dans le Nord. Résultat : dernière place. Frank Kuffer s’est retrouvé sans emploi et a travaillé au <a href="https://www.land.lu/page/article/898/334898/DEU/index.html">Lycée d’Ettelbruck</a> avant d’être recruté par le CSV comme responsable de la communication des députés européens. Aujourd’hui, il représente le CSV au conseil communal d’Erpeldange et est responsable de la presse du groupe CSV.</li>
  <li>Nico Keiffer, journaliste sportif à RTL, ne fait pas non plus bonne figure aux élections. Début 2018, Paperjam révélait que Nico Keiffer serait probablement candidat. Nico Keiffer ne le nie pas, mais ne démissionne pas non plus. Il continue de travailler à RTL aussi longtemps que possible. Il y est actif depuis 1983. Après sa défaite, il affirme toutefois en avoir „fini avec la politique“ (https://www.land.lu/page/article/898/334898/DEU/index.html). Cependant, les choses ne semblent pas fonctionner ailleurs, il devient donc rapidement collaborateur du CSV et, avec Frank Kuffer, <a href="https://www.land.lu/page/article/374/337374/DEU/index.html">s’occupe de la communication du parti</a>.</li>
  <li><strong>Felix Eischen</strong> est membre du CSV depuis 1987, selon Paperjam (https://paperjam.lu/guide/biography/0579233074/felix-eischen), sa carrière débutant un an plus tard chez RTL. De 1988 à 1997, Felix Eischen a été reporter à RTL Radio Luxembourg avant de rejoindre la télé, où il a travaillé comme présentateur jusqu’en 2007. À partir de 2001, il a également été „chef de service“ pour RTL Magazine. Après une brève période comme agent d’assurances, Felix Eischen s’est présenté sous les couleurs du CSV en 2009 et a été immédiatement élu à la Chambre. Réélu en 2013, 2018 et 2023, il a brièvement occupé le poste de secrétaire général du CSV entre-temps et préside désormais, entre autres, la commission des médias du Parlement. Felix Eischen est également maire de la commune de Kiel.
-Trente ans se sont écoulés depuis, mais l’actuel Premier ministre <strong>Luc Frieden</strong> a également collaboré à RTL pendant un certain temps. De 1981 à 1994, il a tenu une chronique régulière sur les questions juridiques et de politique européenne pour RTL Radio Luxembourg, avant d’entrer à la Chambre pour la première fois en 1994. Plus tard dans sa carrière politique, il a brièvement été ministre des Médias en 2013 et occupe actuellement ce poste en plus de son poste de Premier ministre.</li>
</ul>

<h3 id="2-des-décideurs-influents-qui-agissent-dans-lintérêt-de-rtl">2) Des décideurs influents qui agissent dans l’intérêt de RTL</h3>

<ul>
  <li>En tant que ministre des Communications, <strong>Jean-Louis Schiltz</strong> a signé les nouveaux contrats de concession avec RTL en 2007 et a défendu les intérêts de la CLT-UFA au niveau européen. Il a ensuite siégé au conseil d’administration de la CLT-UFA en tant que chef de groupe CSV, a quitté la politique, mais a conservé son siège. Sa carrière au sein du groupe médiatique l’a finalement conduit au poste de <a href="/people/staatsraison/2024/01/15/schiltzohr/">vice-directeur de RTL Group</a>. En tant que membre du conseil d’administration de la CLT-UFA, il a signé le traité d’État en 2020.</li>
  <li>Le dernier acte officiel de <strong>Jacques Santer</strong> en tant que Premier ministre a été la signature du contrat de concession avec la CLT-UFA, avant de devenir président de la Commission à Bruxelles en 1995. Dans ses nouvelles fonctions européennes, Jacques Santer a continué de défendre les intérêts du groupe médiatique luxembourgeois et a plaidé pour la <a href="https://taz.de/!1522744/">déréglementation du marché télévisuel</a>. Après la fin de sa carrière européenne, Jacques Santer a rapidement rejoint le secteur privé et a remplacé Gaston Thorn à la tête de la CLT-UFA en 2004. - Un autre ministre des Communications issu du CSV était <strong>François Biltgen</strong>, qui avait déjà bénéficié d’un <a href="https://www.woxx.lu/5961/">aperçu de la CLT-UFA</a> avant son mandat ministériel. Son mandat de ministre des Médias intervient alors qu’aucune nouvelle concession n’a été négociée avec RTL, mais il prépare les prochaines étapes en sa faveur. Par exemple, la réforme urgente de la supervision des médias s’avère nettement moins efficace qu’elle ne devrait l’être.</li>
  <li>Bien sûr, <strong>Jean-Claude Juncker</strong> a souvent assimilé l’intérêt national à celui de RTL et <a href="https://www.wort.lu/panorama/aeddi-mr-rtl-abschied-mit-traenen/600170.html">entretenait de bonnes relations avec Bertelsmann, la maison mère de RTL</a>. En 1996, Jean-Claude Juncker a facilité la fusion de CLT avec Bertelsmann, contribuant ainsi à la création du plus grand groupe de médias d’Europe. En tant que président de la Commission européenne, il a promu Martin Selmayr, ancien lobbyiste de Bertelsmann, au poste de directeur de cabinet.</li>
  <li>René Steichen, autre homme politique influent du CSV, a été ministre et commissaire européen au cours de sa carrière politique, puis membre du conseil d’administration de CLT-UFA. Il a également présidé l’opérateur satellite SES et, à un moment crucial, a supervisé l’interaction entre SES et CLT-UFA.</li>
</ul>

<h3 id="3-pourquoi-létat-ou-rtl-quand-les-deux-peuvent-être-exercés-simultanément">3) Pourquoi l’État ou RTL quand les deux peuvent être exercés simultanément ?</h3>

<ul>
  <li><strong>Françoise Hetto-Gaasch</strong> a travaillé pour RTL Télé Luxembourg de 1993 à 2004, avant de se présenter aux élections législatives de 2004 et même de faire le saut au Parlement en 2009 <a href="https://paperjam.lu/guide/biography/0592847561/francoise-hetto-gaasch">et a même réussi à rejoindre le gouvernement</a>. Cependant, Françoise Hetto-Gaasch était déjà active politiquement pour le CSV avant les élections de 2004, au niveau communal à Jonglënster, où elle a siégé au conseil communal à partir de 1999 et a également été maire pendant une courte période en 2007.</li>
  <li>Un autre ministre actuel qui a travaillé en freelance pour RTL est le ministre des Sports et du Travail <strong>Georges Mischo</strong>, et ce selon ses propres déclarations après <a href="https://gouvernement.lu/fr/gouvernement/georges-mischo/actualites.gouvernement%2Bfr%2Bactualites%2Btoutes_actualites%2Binterviews%2B2024%2B02-fevrier%2B02-mischo-mental.html">9 ans</a>. Il était, entre autres, <a href="https://www.rtl.lu/lifestyle/news/a/561399.html">RTL „Schwammkorrespondent“</a>, et ce même après avoir participé aux élections législatives pour le CSV en 2013 (il avait toutefois raté de loin le passage au parlement). À l’époque, Georges Mischo siégeait déjà au conseil municipal d’Esch.</li>
  <li><strong>Viviane Reding</strong> a débuté comme journaliste, mais à „Wort“ et non à RTL. Plus tard, en tant que commissaire européenne, cette femme politique CSV a défendu les intérêts de Bertelsmann, la maison mère de RTL. Suite à ce mandat, elle a été membre du conseil d’administration de la Fondation Bertelsmann de 2015 à 2023, tout en étant députée aux parlements européen et luxembourgeois.</li>
</ul>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Un aperçu des acteurs impliqués.</p>
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<title type="html">Voici comment RTL défend brutalement son monopole radiophonique</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/02/13/weltradiodag/" rel="alternate" type="text/html" title="Voici comment RTL défend brutalement son monopole radiophonique"/>
<published>2024-02-13T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/02/13/weltradiodag/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/02/13/weltradiodag/"><![CDATA[<p>RTL a détenu le monopole de la radio au Luxembourg pendant des décennies, et c’est précisément ce qu’elle souhaite récupérer. Poussée par des intérêts commerciaux, RTL est également en train de démanteler des émetteurs.
<!-- more --></p>

<p>Avec la loi sur les médias de 1991, rendue nécessaire par une directive européenne, le monopole de RTL sur les fréquences radio a été brisé pour la première fois au Luxembourg. Un choc pour la seule station de radio luxembourgeoise jusqu’alors. À l’international, RTL souhaitait précisément cette libéralisation de la radio afin de briser le monopole des médias de droit public dans d’autres pays européens et de pouvoir faire de bonnes affaires avec les médias commerciaux. Mais au Luxembourg, RTL n’a pas voulu renoncer à ses propres privilèges. Depuis lors, RTL se bat au Luxembourg avec toutes sortes de stratagèmes pour récupérer son monopole.</p>

<p>Les monopoles médiatiques sont un poison pour la démocratie et le pluralisme d’opinion. Chaque année, le Luxembourg reçoit un carton rouge dans le <a href="https://cadmus.eui.eu/bitstream/handle/1814/75730/luxembourg_results_mpm_2023_cmpf.pdf?sequence=1&amp;isAllowed=y">Media Pluralism Monitor</a> de l’UE. Cela n’a rien changé : nous sommes Européens, nous sommes Luxembourgeois, selon et si cela nous convient. Cependant, ce ne sont pas seulement les valeurs européennes qui sont bafouées, mais aussi les lois nationales. Comment RTL a-t-elle pu et peut-elle encore s’affirmer ?</p>

<h3 id="la-liste-des-stations-de-radio-est-courte">La liste des stations de radio est courte</h3>

<p>Historiquement, et encore aujourd’hui, pour exploiter une station de radio „nationale“ au Luxembourg, des fréquences FM étaient nécessaires – et elles sont rares. Jusqu’en 1991, toutes les „bonnes“, c’est-à-dire les fréquences nationales, étaient aux mains de RTL. D’autres stations, comme „Radio Grénge Fluesfénkelchen“, prédécesseur de Radio ARA, étaient essentiellement des stations pirates diffusant illégalement et devant même le faire depuis l’étranger. En 1992, RTL a libéré cinq fréquences, et des alternatives sont finalement apparues : outre Radio ARA (qui recevait deux fréquences très faibles), on compte DNR, Radio Latina et Eldoradio. Radio 100komma7 a été la première à rejoindre le réseau plus tard, après une longue dispute, et a même été la première à être incluse dans le programme de l’après-midi de RTL. Avant que 100komma7 n’obtienne sa fréquence, RTL a clairement indiqué que ce concurrent potentiellement dangereux n’était pas autorisé à diffuser de publicités, ce qui excluait tout danger, du moins sur le marché publicitaire.</p>

<h2 id="eldoradio">Eldoradio</h2>

<div style="background-color:#e8e8e8; margin: 0 0 1.5625rem 0; padding: .25em;">

<p>Eldoradio est une société privée, connue sous le nom de „Luxradio S. à r.l.“, détenue par de nombreux actionnaires. Il s’agissait initialement de Voyages Flammang, de Polygraphic Services International S.A., de Soparad Holding S.A., mais aussi du Magazine (qui devint plus tard une partie d’Editpress, à savoir „Tageblatt“) et même de l’éditeur de „Lëtzebuerger Land“ (Source : <a href="https://www.agefi.lu/Fax-Article.aspx?date=29-08-2000&amp;fax=806&amp;rubr=806&amp;art=4265">Agefi, 2000</a>).</p>

<p>En 1998, la CLT-UFA, la société à l’origine de RTL, entre au capital de Luxradio S. à r.l., soit Eldoradio, et reprend progressivement de plus en plus d’actions de cette station concurrente. La dernière action <a href="https://www.wort.lu/luxemburg/clt-ufa-uebernimmt-eldoradio-zu-100-prozent/1033459.html">a été rachetée par RTL en novembre 2019</a>, de sorte que cette société appartient désormais à 100 % à CLT-UFA. L’autorité de régulation ALIA, censée défendre le pluralisme des médias, a commenté ce processus en déclarant qu’aucune base légale ne s’opposait à cette transaction.</p>

</div>
<h2 id="dnr-rtl2-et-lessentiel-radio">DNR, RTL2 et L’essentiel Radio</h2>

<div style="background-color:#e8e8e8; margin: 0 0 1.5625rem 0; padding: .25em;">

<p>„Den neie Radio (DNR)“ était initialement le concurrent le plus prometteur de RTL, tandis que Saint Paul Verlag, l’entreprise à l’origine du „Luxemburger Wort“, était le principal concurrent média de RTL derrière DNR. Au fil des ans, RTL a cependant réussi à dominer le marché publicitaire au Luxembourg, principalement grâce à sa propre propriété intellectuelle, à tel point que DNR n’a pas pu tenir le coup et que le Luxemburger Wort, lui-même en proie à la crise de la presse, a cherché un moyen de mettre fin à ce projet. RTL attendait apparemment ce moment précis et a <a href="https://www.land.lu/page/article/181/7181/FRE/index.html">mis sur la table</a> le projet d’une station de radio francophone appelée „RTL2“, mais cette proposition a été bloquée par l’ALIA car elle aurait complètement modifié le mandat prévu dans le contrat de concession initial de la DNR et aurait étendu l’audience de la station à des personnes extérieures au Grand-Duché. Ce fut la fin de la DNR, et un <a href="https://www.wort.lu/luxemburg/eine-stimme-verstummt/703808.html">message de clôture</a> a été publié, dans lequel la domination de RTL était citée comme l’une des raisons de sa disparition.</p>

<p>Cependant, les tentatives de RTL pour reprendre le contrôle des fréquences et conquérir le marché francophone ne s’arrêtaient pas là. Peu après, en 2016, la société „Radiolux S.A.“ était fondée et sollicitait l’une des fréquences DNR. CLT-UFA en faisait partie et détenait 25 % des parts. Bien que l’ALIA ait imposé des conditions particulières pour séparer cette nouvelle station de radio de RTL en termes d’organisation et de contenu, RTL a finalement obtenu son siège à la table des négociations. En 2019, Essentiel Radio a obtenu une autre fréquence ouverte et, comme le souhaitait RTL, a une fois de plus empêché l’émergence d’une concurrence potentielle.</p>

</div>

<h2 id="radio-ara-et-ara-city-radio">Radio ARA et ARA City Radio</h2>

<div style="background-color:#e8e8e8; margin: 0 0 1.5625rem 0; padding: .25em;">

<p>Radio ARA, ou la société d’exploitation „Alter Echos S.A.“, est la seule „radio libre“ du pays. Il s’agit d’une association de radiophiles bénévoles, financée par le programme „Graffiti“ du ministère de l’Éducation nationale, par et pour les jeunes, et par les émissions multilingues d’„ARA International“. Radio ARA a toujours lutté pour sa survie dès ses débuts et était bien trop petite pour que RTL puisse s’intéresser à la station amateur. Radio ARA s’est financée en louant son temps d’antenne, du petit matin à 14 h, à une station commerciale anglophone, „ARA City Radio“.</p>

<p>Alors que RTL prévoyait de créer sa propre station anglophone avec „RTL Today“ à moyen terme, les jours d’„ARA City Radio“ étaient comptés. Plusieurs animateurs de „ARA City Radio“ ont été débauchés par RTL. Face à l’instabilité des recettes publicitaires, ARA City Radio a fermé ses portes en 2020. Radio ARA, qui avait perdu sa source de financement, a dû se résigner et, après une longue période de tergiversations politiques, a pu être sauvée grâce à une subvention de l’État. Grâce au nouvel accord entre la CLT-UFA et l’État, Radio ARA bénéficiera également d’un soutien dans ses propres domaines d’activité, notamment l’éducation aux médias et la coopération avec uni.lu, concurrent de RTL.</p>

</div>
<h2 id="radio-latina">Radio Latina</h2>

<div style="background-color:#e8e8e8; margin: 0 0 1.5625rem 0; padding: .25em;">

<p>Une station de radio destinée aux communautés italophones, hispanophones et surtout lusophones était urgente au Luxembourg, mais pas forcément lucrative ; elle n’a donc jamais été vraiment intéressante ni dangereuse pour RTL. Peu avant la libéralisation des fréquences, RTL a néanmoins lancé son propre programme en portugais. C’est Felix Braz, futur ministre de la Justice, qui a brièvement animé le journal télévisé de RTL en portugais. Un bref coup de bluff par lequel RTL a tenté de minimiser la nécessité d’alternatives. Mais cela n’a jamais été sérieux. Radio Latina appartient également en partie au groupe médiatique du „Luxemburger Wort“, anciennement Saint Paul, aujourd’hui Mediahuis.</p>

</div>

<h2 id="rtl-radio-970--933">RTL Radio 97.0 &amp; 93.3</h2>

<div style="background-color:#e8e8e8; marge : 0 0 1.5625rem 0 ; remplissage : .25em;">

<p>Comme RTL Luxembourg, la chaîne allemande RTL appartient à RTL Group et est diffusée depuis Berlin. Tout comme RTL Radio Luxembourg et Eldoradio, <a href="/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/01/11/rtl-schwester/">IP</a> est responsable de la vente de publicité.</p>

</div>

<p>Au total, CLT-UFA détient les numéros 1 (RTL Radio Lëtzebuerg), 2 (Eldoradio) et 4 (RTL Radio 97.0 et 93.3) et détient des parts dans le numéro 3 (L’essentiel Radio). Les radios Radio Latina, 100komma7 et Radio ARA, ne touchent ensemble même pas 10 % du public luxembourgeois et ne représentent aucune concurrence pour RTL.</p>

<h3 id="y-a-t-il-plus">Y a-t-il plus ?</h3>

<p>Mais RTL ne serait pas RTL si elle se contentait de sa domination extrême. RTL sait que le contrôle du marché se résumait déjà à la gestion des fréquences en 1991. Les fréquences encore exploitées en analogique via une antenne deviendront probablement bientôt obsolètes et, selon le ministère des Médias, la technologie „DAB+“ représente l’avenir de la diffusion radiophonique. RTL a donc besoin de contrôler le DAB+, et elle est déjà en train de l’obtenir.</p>

<p>Le multiplex DAB+ sera très probablement mis en place par BCE, qui a déjà réalisé la phase de test pour le ministère. BCE est bien sûr une autre filiale de CLT-UFA. Les places sur le multiplex sont limitées, et RTL est en bonne voie pour élargir son offre au maximum avec les nouvelles webradios „RTL Gold“, „RTL Today“ et „RTL LX“.</p>

<p><em>Note pour des raisons de transparence : Richtung22, le collectif à l’origine de ce site web, proposait une émission dans l’émission jeunesse „Graffiti“ sur Radio ARA, et deux employés de Richtung22 travaillaient auparavant pour Radio ARA ou pour le projet „Radio Art Zone“. Il n’existe plus de lien direct entre Richtung22 et Radio ARA depuis plus d’un an. Cependant, des membres de Richtung22 continuent de collaborer avec la station sur divers projets.</em></p>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>RTL a détenu le monopole de la radio au Luxembourg pendant des décennies, et c’est précisément ce qu’elle souhaite récupérer. Poussée par des intérêts commerciaux, RTL est également en train de démanteler des émetteurs.</p>
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<title type="html">Le dernier jour de travail fatal de Paul Konsbruck</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/11/paul-konsbruck/" rel="alternate" type="text/html" title="Le dernier jour de travail fatal de Paul Konsbruck"/>
<published>2024-02-11T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/11/paul-konsbruck/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/11/paul-konsbruck/"><![CDATA[<p>Comment le gouvernement et la CLT-UFA ont trompé le Parlement.
<!-- more --></p>

<p>Depuis le 1er janvier de cette année, le nouveau contrat d’Etat entre l’Etat et la CLT-UFA, le groupe derrière RTL Luxembourg, est entré en vigueur. RTL peut recevoir jusqu’à 15 millions d’euros par an de l’État pour compenser un déficit. La manière dont RTL peut être financée - après tout, une société privée est mandatée par l’État sans appel d’offres - est précisée dans le contrat et a dû être votée par la Chambre par le biais d’une loi de financement.</p>

<p>Il s’agit d’une question compliquée. Après tout, RTL devrait montrer exactement comment le déficit menaçant se produira et donc présenter un compte qui énumère de manière transparente toutes ses activités. Les membres de la commission des médias du parlement luxembourgeois se sont vus présenter la partie financière du contrat pour discussion lors de la réunion du 21 septembre 2021. Le ministre des médias Xavier Bettel s’est excusé, envoyant pour s’exprimer au nom du gouvernement Paul Konsbruck. Une personne qui connaît bien la CLT-UFA.</p>

<p>Paul Konsbruck était à l’époque le plus proche conseiller et chef de cabinet du Premier ministre Xavier Bettel. Dès le début du premier mandat de Xavier Bettel en tant que Premier ministre, Paul Konsbruck a rejoint l’État en tant que conseiller en communication - en provenance de la CLT-UFA. Au sein du groupe de médias, il a d’abord travaillé pendant de nombreuses années comme journaliste pour RTL Radio Luxembourg et a ensuite été rédacteur en chef d’Eldoradio, une filiale de la CLT-UFA. En 2017, Xavier Bettel a nommé Paul Konsbruck „commissaire du gouvernement“ au sein de la CLT-UFA. Le fait que ce soit également Paul Konsbruck qui a non seulement présenté l’accord entre l’État et la CLT-UFA à la commission des médias, mais qui l’a également négocié, n’est remis en cause par personne.</p>

<p>Il n’y a pas de véritable discussion. De plus, le ministère des médias n’a remis les documents importants aux députés que très peu de temps avant la réunion et Paul Konsbruck évite toutes les questions importantes, par exemple le montant des recettes publicitaires de RTL. À la fin de la réunion, une annonce est faite : „M. Konsbruck informe qu’il quittera la fonction publique et que Mme Anne-Catherine Ries sera la future commissaire du gouvernement pour CLT-UFA“. Que Paul Konsbruck quitte son poste et soit placé à un poste de direction dans l’économie, où il pourra gagner un beau salaire jusqu’à sa retraite à l’âge de 40 ans seulement, <a href="https://www.woxx.lu/paul-konsbruck-quitte-le-ministere-detat-pour-une-entreprise-etatique/">est connu depuis des mois</a>. L’obtention de l’accord entre l’État et la CLT-UFA dans des conditions favorables est vraiment sa dernière action, Paul Konsbrück arrange pratiquement un accord entre ses deux ex-employeurs. Après cela, il se retrouvera dans une position où les liens avec l’un et l’autre lui seront d’une grande utilité.</p>

<p>Comme Xavier Bettel s’est excusé pour la réunion et que Paul Konsbruck ne travaille plus pour le gouvernement une semaine plus tard, aucun représentant du gouvernement n’est présent au moment le plus important de la discussion parlementaire sur le contrat d’État de RTL. Cela a-t-il été fait délibérément, parce que l’on savait qu’il s’agissait de la partie la plus sensible de la convention qui devait être discutée ? En fait, on s’est moqué des parlementaires. Ils ne disposaient pas des informations nécessaires, n’avaient pas le temps de se préparer et n’avaient même pas un véritable interlocuteur en face d’eux, mais un ancien employé de la CLT-UFA qui voulait, pour son dernier jour de travail, apporter à la CLT-UFA le meilleur accord possible, mais extrêmement bancal.</p>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Comment le gouvernement et la CLT-UFA ont trompé le Parlement.</p>
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<title type="html">Vos commentaires sur RTL.lu font partie du service public.</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/10/commentairen/" rel="alternate" type="text/html" title="Vos commentaires sur RTL.lu font partie du service public."/>
<published>2024-02-10T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/10/commentairen/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/service-public/2024/02/10/commentairen/"><![CDATA[<p>Un accord lucratif entre l’État et Bertelsmann, un accord secret et la fonction de commentaire sous les articles de RTL : qu’est-ce que cela signifie ? Un service au public.
<!-- more --></p>

<p>Septembre 2018, le Luxembourg est en pleine campagne électorale. Et pourtant, le Premier ministre et ministre des Médias, Xavier Bettel, parvient à se rendre à Gütersloh, où il est accueilli par l’héritière de Bertelsmann <a href="/people/bertelsmaenner/2024/01/04/liz-mohn/">Liz Mohn</a> et le PDG de Bertelsmann et de RTL Group <a href="https://rtl1.lu/people/bertelsmaenner/2024/01/10/thomas-rabe/">Thomas Rabe</a>. De quoi s’agissait-il ?</p>

<p>Cette visite était-elle censée être un geste de solidarité de la part du plus grand groupe médiatique européen, un modeste soutien à son ami et militant électoral Xavier Bettel ? Ou s’agissait-il de discuter d’un accord spectaculaire autour de la société „Majorel“ et de fournir ainsi à Xavier Bettel des arguments pour réfuter les critiques imminentes concernant les réductions d’effectifs de RTL Group au Luxembourg ? Ou s’agissait-il de quelque chose de bien plus important et essentiel ? De la fonction commentaires sur rtl.lu ?!</p>

<p>Le Luxembourg n’étant heureusement pas une démocratie sérieuse, Xavier Bettel a pu, seul, en pleine campagne électorale et sans discussion au Parlement, signer un avenant avec Bertelsmann à la convention entre l’État et CLT-UFA. CLT-UFA est une filiale de Bertelsmann et la société à l’origine de RTL Luxembourg. L’accord lui-même est resté secret, bien sûr. Xavier Bettel a néanmoins fait annoncer la bonne nouvelle par son ministère.</p>

<p>Lors de la visite du Premier ministre Xavier Bettel à Gütersloh, une prolongation du contrat de concession entre RTL Group et le gouvernement luxembourgeois a également été signée. Cet avenant à l’accord existant, qui renouvelait le mandat de programmation publique de la radio et de la télévision luxembourgeoises pour la période 2021-2023, sera étendu aux plateformes numériques de RTL Luxembourg. (Source : <a href="https://gouvernement.lu/de/actualites/toutes_actualites/articles/2018/09-septembre/05-bettel-bertelsmann.html">Communiqué Service Media 05.09.2018</a>)</p>

<p>Bien sûr, personne dans ce pays ne pouvait rien faire de ces informations. Le CSV souhaitait revenir au pouvoir et, de ce fait, son esprit critique avait déjà été mis de côté par précaution. Sven Clement ne veut plus être traîné en justice pour un nouvel accord secret. Les maisons de presse étaient tellement occupées par leur propre déclin qu’elles n’ont pas remarqué comment, en passant et sans préavis, un site internet „Services Publics“ avait été lancé. Pourtant, il était en concurrence directe avec tous leurs propres sites. Le fait que la télévision, la radio et internet soient encore plus mêlés chez RTL et que RTL puisse encore mieux manipuler ses finances : cela n’intéressait personne.</p>

<p>Des années plus tard, cependant, ce qui avait été signé à Gütersloh devint indirectement public. Heureusement, Xavier Bettel était resté ministre des Médias et son chef de cabinet, ancien employé de la CLT-UFA, avait trouvé le moyen de transférer beaucoup plus d’argent à la CLT-UFA. Ils n’étaient plus en pleine campagne électorale, mais au pouvoir et pouvaient désormais tout avouer ouvertement. Dans la nouvelle convention, <a href="https://download.data.public.lu/resources/convention-portant-sur-une-mission-de-service-public-en-matiere-de-television-radio-et-activites-digitales-avec-clt-ufa-et-rtl-2024-2030/20230118-163638/convention-2024-30-signe.pdf">celle de 2024-2030</a>, figure un court chapitre intitulé „Engagements relatifs aux missions de service public des plateformes digitales exploitées par CLT-UFA“. Il s’agit probablement, au moins en partie, du texte de l’accord secret de 2018. Il s’agit d’élever le site rtl.lu au rang de „service public“. Quel est le rapport avec les commentaires des utilisateurs de RTL ? Aux termes de l’accord, l’État oblige RTL.lu à fournir, entre autres, les fonctionnalités essentielles suivantes : „forums, chats, blogs et sections de commentaires permettant aux utilisateurs d’échanger avec CLT-UFA et de fournir des commentaires et autres contenus en lien avec ces contenus“. Vous vous demandez peut-être où sont les chats, blogs et autres espaces de dialogue avec RTL. Où est l’échange large et transparent auquel RTL.lu s’est engagé ? Où est le „service public“ que rtl.lu assure à la société, afin de… renforcer la démocratie et de donner la parole aux voix ignorées ?</p>

<p>Mais il était toujours là, sous votre nez. Vous ne l’aviez tout simplement pas reconnu. Oui, tout à fait, la fonction de commentaires des utilisateurs sur RTL.lu fait partie du „service public“ ! C’est une institution, une sorte de patrimoine culturel – et nous devrions simplement être reconnaissants que, dans cette forme la plus belle de participation citoyenne, nous recevions la reconnaissance pour laquelle Xavier Bettel s’est battu à Güterloh.</p>

<p><em>La liste de commentaires suivante a été téléchargée depuis le site rtl.lu et anonymisée. Profitez de votre service Public!</em></p>
]]></content>
<author>
<name>RTL Eent</name>
</author>
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<category term="service-public"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Un accord lucratif entre l’État et Bertelsmann, un accord secret et la fonction de commentaire sous les articles de RTL : qu’est-ce que cela signifie ? Un service au public.</p>
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<title type="html">Le grand aperçu : combien de DP dans RTL - et vice versa ?</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/08/dp/" rel="alternate" type="text/html" title="Le grand aperçu : combien de DP dans RTL - et vice versa ?"/>
<published>2024-02-08T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/08/dp/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/staatsraison/2024/02/08/dp/"><![CDATA[<p>Un aperçu des personnes impliquées.
<!-- more --></p>

<p>Le lien historique étroit du DP avec RTL a déjà été démontré de manière impressionnante sur RTL One par l’exemple du premier ministre d’État du DP et directeur de longue date de la CLT-UFA (CLT-UFA est le groupe derrière RTL Luxembourg) <strong><a href="/people/staatsraison/2024/01/01/gaston-thorn/">Gaston Thorn</a></strong>. Mais remporteront-ils également la palme du parti qui possède les meilleures relations avec le monopole médiatique ?</p>

<p>Qu’il s’agisse d’anciennes journalistes vedettes comme <strong>Joëlle Hengen</strong> ou d’actuels collaborateurs du DP et de RTL comme <strong><a href="/people/ex-w-benefits/2024/01/13/hengen-gudenburg/">Sébastien Gudenburg</a></strong> : de nombreux membres de l’équipe de RTL trouvent leur place au DP. RTL One a déjà parlé de <strong>Tanja de Jager</strong>, qui, après 14 ans passés chez RTL, a pu transformer sa notoriété en un mandat au conseil municipal et a continué à <a href="/people/ex-w-benefits/2024/01/01/tanja-de-jager/">entretenir de bonnes relations avec la chaîne</a>. Pour donner un aperçu des relations entre RTL et DP, trois catégories sont présentées ici. Il ne s’agit pas ici de remonter trop loin dans l’histoire, mais de brosser un tableau de la période allant de 1991 (date du vote de la première loi sur les médias) à nos jours. Cette liste n’est probablement pas exhaustive. Si vous connaissez d’autres noms, veuillez nous contacter par courriel (mailto:post@rtl1.lu).</p>

<p>Les personnes qui ne figurent pas sur cette liste sont celles qui ont établi un lien entre RTL et l’État par le biais de leur famille. Il ne s’agit pas de liens directs et personnels. Par exemple, la présentatrice de RTL <strong>Caroline Mart</strong>, dont le père était ministre DP et dont la tante siégeait au conseil municipal pour le DP, ou <strong>Karin Schintgen</strong>, qui était responsable de la communication de CLT-UFA à partir de 1990 et était également mariée à Paul Helminger, homme politique DP.</p>

<h3 id="1-des-personnalités-voulant-se-lancer-en-politique">1) Des personnalités voulant se lancer en politique</h3>

<ul>
  <li>
    <p><strong>Max Kuborn</strong>, selon RTL <a href="https://www.rtl.lu/video/3245329">„Journaliste, chef cuisinier et premier présentateur météo luxembourgeois“</a>, a travaillé pour RTL de 1995 à 2009 et était l’une des personnalités les plus célèbres, avec plus de 5 000 apparitions à l’écran. Cependant, il n’était pas seulement actif devant la caméra, mais aussi chargé de communication pour les programmes de Litzenburg <a href="https://www.wort.lu/politik/alain-berwick-vom-einzelhandel-in-die-medienwelt/860818.html">de la CLT-UFA</a>. Pour les élections européennes de 2009, il a tenté de se lancer en politique <a href="https://www.tageblatt.lu/nachrichten/luxemburg/dp-stellt-ihre-kandidaten-vor-94612741/">sur la liste DP</a>, mais a échoué. En 2018, il était <a href="https://www.facebook.com/dpwalfer/photos/a.362593180870400/362593730870345/?type=3">toujours actif</a> dans la section DP de Walfer.</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Corinne Cahen</strong>, comme Max Kuborn, a débuté à RTL en 1995, mais pour la radio. Elle y a travaillé jusqu’en 2001, notamment comme correspondante en France et comme présentatrice dans les domaines politique, économique et juridique. De 2001 à 2004, elle a travaillé en freelance pour RTL et a géré son magasin de chaussures à côté. Il s’est donc écoulé un certain temps entre sa période active et sa première élection à la Chambre en 2013.</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Monica Semedo</strong> a travaillé pour RTL TV à partir de 1996 et a animé l’émission pour enfants „Häppi Diwwi“. Elle a ensuite participé aux émissions „Planet RTL“, „Planet Hits“ et à Météo. Le passage de RTL à DP s’est fait sans longue transition. Monica Semedo s’est présentée pour la première fois aux élections législatives de 2018, a échoué, puis s’est présentée aux élections européennes de 2019 et a été élue au Parlement européen.</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Tania de Jager</strong> a été vue de 2001 à 2016 sur RTL dans différents formats télévisés. En 2017, Tanja de Jager s’est présentée sous la bannière du DP au conseil municipal, où elle a également été élue. Sa candidature aux élections nationales de 2018 <a href="https://www.lessentiel.lu/de/story/bettel-und-cahen-fuehren-dp-im-zentrum-an-116424476630">est restée infructueuse</a>.</p>
  </li>
  <li>En 2013, après plus de 12 ans à la radio, <strong>Joëlle Hengen</strong> a pratiquement lancé <a href="https://www.tageblatt.lu/nachrichten/luxemburg/kandidat-oder-journalist-11879941/">la campagne électorale du DP</a> depuis le micro de RTL afin d’obtenir un siège au Parlement. L’éminente journaliste de RTL n’y parvient pas, mais elle est néanmoins nommée ministre par le président du DP, Fernand Etgen.
    <h3 id="2-décideurs-influents-agissant-dans-lintérêt-de-rtl">2) Décideurs influents agissant dans l’intérêt de RTL</h3>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Xavier Bettel</strong> a brièvement siégé au conseil d’administration de la CLT-UFA en tant que chef du groupe parlementaire DP en 2010. Devenu Premier ministre en 2013, il a également assumé le poste de ministre des Médias. Les négociations de deux contrats entre l’État et RTL se sont déroulées sous sa supervision. Avec Paul Konsbrück, Xavier Bettel a recruté un employé de la CLT-UFA (Eldoradio) comme chef de cabinet et lui a donné carte blanche pour négocier le deuxième contrat d’État. Selon ses propres déclarations, Xavier Bettel entretient également une amitié personnelle avec Liz Mohn, héritière de Bertelsmann. Le Premier ministre luxembourgeois lui a décerné une haute distinction en 2016, lors des négociations sur le nouveau traité.</p>
  </li>
  <li>
    <p>Colette Flesch a été bourgmestre de la ville de Luxembourg de 1970 à 1980, puis vice-première ministre dans le gouvernement de Pierre Werner, où elle était également ministre de la Justice, des Petites et Moyennes Entreprises et des Affaires étrangères. De 1990 à 1999, Colette Flesch a interrompu sa longue série de mandats politiques importants et son mandat au conseil d’administration de la CLT-UFA pour rejoindre la Commission européenne en tant que directrice du département des médias. Le commissaire européen aux médias de l’époque était le Luxembourgeois Jean Dondelinger (https://rtl1.lu/people/staatsraison/2024/01/18/dondelinger/), qui aurait bien besoin de toute l’aide possible pour offrir un cadeau important à la CLT-UFA. Colette Flesch occupait ainsi une position clé à un moment crucial pour lancer les projets d’expansion de la CLT-UFA sur le marché européen.</p>
  </li>
  <li>
    <p>Pour <strong>Henri Grethen</strong>, „les intérêts nationaux coïncidaient toujours avec ceux du concessionnaire (CLT-UFA), qui avait jusque-là fait du bon travail pour ce pays“. Ce député DP a soutenu le gouvernement CSV-LSAP en 1991, lorsque la première loi sur les médias a été rédigée par l’opposition. Bien qu’il ait critiqué en 1997, toujours en tant qu’opposant politique, l’opération immobilière par laquelle l’État <a href="https://www.land.lu/page/article/850/332850/DEU/index.html">avait donné des millions au groupe de médias</a>, en tant que ministre, il s’est plus tard rangé du côté de la CLT-UFA à plusieurs reprises, par exemple lorsque le groupe <a href="https://www.land.lu/page/article/274/274/DEU/index.html">voulait vendre ses actions Luxair</a>. Sous le ministre ultralibéral de l’Économie, RTL Group est entré en bourse, ce qui a permis à Bertelsmann d’acquérir des parts encore plus importantes dans le groupe.</p>
  </li>
  <li>
    <p>À l’époque, dans l’opposition, aux côtés d’Henri Grethen, se trouvait <strong>Anne Brasseur</strong>, qui souhaitait protéger la CLT-UFA de la concurrence de l’État et a déposé en 1996 une loi visant à dissoudre immédiatement la jeune Radio 100komma7. À cette époque, CLT-UFA souhaitait exploiter elle-même la fréquence 100komma7.</p>
  </li>
  <li>D’autres politiciens du DP ont des liens plus étroits avec la CLT-UFA, comme <strong>Simone Beissel</strong>, qui a pris la présidence de la commission des médias au Parlement, <strong>Gilles Baum</strong>, qui siège également au conseil d’administration de la CLT-UFA en tant que chef de faction, <a href="https://www.reporter.lu/parlament-finanzielle-interessen-abgeordnete-dp-lsap-baum-und-engel-verschweigen-posten-bei-clt-ufa/">même s’il l’oublie parfois</a> et <strong>Guy Arendt</strong>, qui, en tant que confident de Xavier Bettel, a fait passer la loi de financement de la CLT-UFA au Parlement, mais qui a également participé à la remise en ordre de l’affaire Lunghi.</li>
</ul>

<h3 id="3-pourquoi-létat-ou-rtl-quand-les-deux-peuvent-être-menés-simultanément">3) Pourquoi l’État ou RTL quand les deux peuvent être menés simultanément ?</h3>

<ul>
  <li>
    <p><strong>Henri Roemer</strong> a travaillé pour CLT (devenue CLT-UFA) à partir de 1989. Gaston Thorn l’avait engagé comme porte-parole du groupe de médias. Au sein de CLT-UFA, Henri Roemer a occupé des postes clés : il a développé la branche néerlandaise RTL4 de CLT-UFA et a siégé au conseil d’administration de RTL Plus en Allemagne. Henri Roemer était membre du DP depuis avant 1979, <a href="https://www.jonkdemokraten.lu/1979-30-jahre-jdl-landes-und-europawahlen/">ayant débuté au sein de la jeunesse du parti JDL</a> et, à la fin de sa vie, il était encore président de la section du DP Woltz.</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Sébastien Gudenburg</strong> travaille actuellement comme <a href="https://www.linkedin.com/in/sebastien-gudenburg?originalSubdomain=lu">„Stratégiste Nouveaux Médias“ pour le DP</a> et simultanément <a href="https://www.rtl.lu/radio/team/a/2028189.html">pour RTL Radio</a>.</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Josy Simon</strong> a travaillé pour CLT (le prédécesseur de CLT-UFA) en tant que responsable de la sécurité et a siégé au Parlement pour le DP. En tant que délégué du personnel de RTL, il siège également au conseil d’administration de CLT-UFA](https://www.tageblatt.lu/sport/der-wundermensch-aus-luxemburg-ein-portraet-ueber-den-geher-und-laeufer-josy-simon/).</p>
  </li>
  <li>
    <p><strong>Marc Hansen</strong> était l’un des visages les plus célèbres de RTL de 1995 à 2009, notamment comme journaliste sportif. En 2009, cependant, il s’est présenté aux élections nationales sous la bannière du DP <a href="https://www.wort.lu/luxemburg/marc-hansen-verlaesst-rtl/593358.html">et a quitté son poste à RTL</a>. Le moment précis où Marc Hansen a quitté RTL, cependant, a eu lieu quelques jours après les élections. Marc Hansen n’a pas fait le saut au Parlement, mais a été embauché par le DP au service de la communication. En 2013, Marc Hansen est devenu ministre. En outre, Marc Hansen était déjà membre du conseil communal d’Useldéng pour le DP depuis 2005 (jusqu’en 2014), c’est-à-dire <a href="https://gouvernement.lu/dam-assets/documents/ministres/cv/2018/de/Marc-Hansen.pdf">à l’époque où il était journaliste à RTL</a>.</p>
  </li>
</ul>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
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<category term="staatsraison"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Un aperçu des personnes impliquées.</p>
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<title type="html">Comment RTL traite les radicaux de droite</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2024/02/07/carbonara/" rel="alternate" type="text/html" title="Comment RTL traite les radicaux de droite"/>
<published>2024-02-07T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2024/02/07/carbonara/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/news/journalismus/2024/02/07/carbonara/"><![CDATA[<p>Comment les médias doivent-ils rendre compte des idéologies et des partis d’extrême droite ? Les médias sont-ils eux-mêmes menacés par des partis d’extrême droite forts ?
<!-- more --></p>

<p>C’est une question très discutée dans la plupart des pays européens - et au Luxembourg ?</p>

<h3 id="comment-rtl-rend-elle-compte-de-ladr-">Comment RTL rend-elle compte de l’ADR ?</h3>

<p>Au Luxembourg, l’ADR, au plus tard avec l’orientation des <a href="https://www.reporter.lu/luxemburg-kommentar-adr-die-naechste-stufe-der-radikalisierung/">dernières élections</a> et divers <a href="https://www.tageblatt.lu/headlines/immer-diese-einzelfaelle-die-adr-und-ihre-zusheends-broeckelnde-fassade/">scandales</a>, se veut un <a href="https://www.land.lu/page/article/929/339929/FRE/index.html">parti radical de droite</a>. Tous les journaux du pays trouvent leur propre façon de traiter l’ADR et de se positionner, en fonction de leur propre ligne éditoriale. La manière dont l’ADR est présentée dans le débat public au Luxembourg est toutefois principalement entre les mains de RTL, qui exerce l’influence la plus importante grâce à son monopole sur la télévision et à sa domination absolue sur la radio et l’information en ligne.</p>

<p>Les reportages critiques ou même les questions politiques ne sont généralement pas vraiment au menu de RTL. RTL est plus apolitique que neutre. Il y a une tentative délibérée de réduire au minimum le contenu et les questions idéologiques. RTL transforme la politique en une histoire de personnes, RTL produit de l’infotainment, en mettant clairement l’accent sur le côté divertissant. La manière dont ces radicaux de droite sont traités est également la même. Ainsi, nous parlons au leader de l’ADR Fred Keup : <a href="https://www.rtl.lu/news/panorama/a/2110805.html">il cuisine des spaghettis à la carbonara</a>, au nouveau député de l’ADR Tom Weidig de ses hobbies (les échecs et la méditation) <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2133410.html">dont il parle ici</a> et à Alexandra Schoos <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2131876.html">qui se promène dans la forêt</a> - le tout sans question critique, sans aucun ordre. Dans le dernier reportage sur la soirée du Nouvel An de l’ADR, le journaliste de RTL Jeannot Ries s’est contenté de tendre le micro à Fred Keup et de le laisser <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2156686.html">parler librement</a>. Il n’y a pas seulement un manque de contexte critique, mais il y a aussi une dépolitisation générale du reportage.</p>

<h3 id="le-travail-déducation-contre-lextrémisme-de-droite-fait-il-partie-du-service-public-">Le travail d’éducation contre l’extrémisme de droite fait-il partie du „service public“ ?</h3>

<p>Il existe des exceptions isolées sur RTL, qui s’expliquent précisément par le fait que RTL n’autorise généralement pas la critique de l’ADR. En septembre de l’année dernière, la journaliste de RTL Fanny Kinsch a découvert les <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2114903.html">liens entre l’ADR et Civitas</a> et en a parlé pendant la campagne électorale. Tant le reportage radio et TV que les interviews supplémentaires ont été réalisés par la journaliste <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2115448.html">pratiquement seule</a>. Le cas suivant montre que ce moment unique de reportage critique ne semble pas avoir été intentionnel.</p>

<p>Fernand Kartheiser, politicien de l’ADR, a intenté un <a href="https://www.tageblatt.lu/headlines/adr-reicht-nach-reportage-beschwerde-gegen-rtl-ein-alia-weist-sie-ab/">procès devant l’autorité de contrôle de la presse</a> à cause de ce reportage, mais RTL n’en prend pas ombrage. Au contraire, RTL laisse beaucoup d’espace à Fernand Kartheiser pour <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2117297.html">répondre</a> aux critiques formulées à son encontre par d’autres médias tels que 100komma7. RTL ne défend pas non plus publiquement sa journaliste contre les critiques de l’ADR, qui considère le reportage comme une attaque politique et tente d’utiliser la discussion comme une plate-forme pour critiquer les „grands médias“.</p>

<p>RTL n’adopte une position prudente que lorsqu’il ne s’agit pas du Luxembourg. Dans un récent <a href="https://www.rtl.lu/news/commentaire/a/2165295.html">„Commentaire“</a>, la journaliste de RTL Anne Wolff s’en prend à l’AfD allemande et parle d’une „opportunité“ de „contrecarrer la tendance à droite“ avant les élections européennes, entre autres choses. Le fait que l’ADR soit sur le point de remporter un succès historique aux élections européennes et qu’elle rejoigne la faction des néofascistes italiens et espagnols n’est pas commenté.</p>

<h3 id="les-médias-publics-sont-au-centre-dun-débat-politique-dans-toute-leurope">Les médias publics sont au centre d’un débat politique dans toute l’Europe.</h3>

<p>Armin Wolf est un présentateur de télévision et un journaliste autrichien. Il anime le plus célèbre format d’information „ZIB 2“ sur la chaîne publique ORF. En Autriche, Armin Wolf est également connu pour sa critique de l’extrémisme de droite, en particulier du parti d’extrême droite FPÖ. Pour son travail en faveur de la liberté de la presse, Armin Wolf a été <a href="https://www.deutschlandfunkkultur.de/orf-moderator-armin-wolf-einfach-nicht-beeindrucken-lassen-100.html">souvent récompensé</a>. Armin Wolf montre également comment le FPÖ fait des médias, en particulier du secteur public, <a href="https://www.ardmediathek.de/video/zapp/armin-wolf-fpoe-fuehrt-wahlkampf-gegen-den-orf/ndr/Y3JpZDovL25kci5kZS9lZGM0ZmYzYi1hMTQ4LTRhNTMtYTA4Ni0zZGU1ZDFhMzBjNDc">un sujet de campagne électorale</a>. Un certain nombre de médias ont exprimé leur solidarité avec Armin Wolf, y compris le <a href="https://www1.wdr.de/daserste/monitor/videos/video-monitor-auf-den-punkt-volle-solidaritaet-mit-armin-wolf-100.html">magazine ARD „Monitor“</a>.</p>

<p>Une position claire contre l’extrémisme de droite ne se retrouve pas automatiquement parmi tous les médias de service public, mais une ligne claire des partis d’extrême droite contre les radiodiffuseurs du secteur public est néanmoins nécessaire. L’AfD veut <a href="https://www.spiegel.de/panorama/thueringen-sachsen-und-brandenburg-was-passiert-mit-ard-und-zdf-wenn-die-afd-regieren-wuerde-a-4b796a59-05a9-4526-af22-92e12a36f610">privatiser ARD et ZDF</a> en Allemagne, et Marine Le Pen fait la même proposition en France. En Italie, où les Fratelli d’Italia sont au pouvoir, le service public a été non seulement affaibli, mais <a href="https://europeanjournalists.org/blog/2023/05/19/italy-far-right-executive-takes-control-of-public-broadcaster-rai/">restructuré</a> par un „coup d’État“ et les postes les plus importants ont été occupés par des extrémistes de droite.</p>

<p>Il n’y a pas de danger imminent au Luxembourg que l’ADR prenne le pouvoir - mais ce parti s’est maintenant placé à des postes clés pour <a href="/highlights/adr-petition/">gagner en influence</a>. „Les médias qui bénéficient de l’aide de l’État à la presse devraient également donner de l’espace aux opinions qui ne correspondent pas à leur propre „ligne éditoriale““, demande l’ADR dans son programme électoral, remettant ainsi en question l’indépendance éditoriale.</p>

<h3 id="rtl--pas-daide-dans-la-lutte-contre-lextrémisme-de-droite">RTL : pas d’aide dans la lutte contre l’extrémisme de droite</h3>

<p>Au Luxembourg, RTL, une société privée, est censée remplir la „mission de service public“. À cet égard, les médias privés ont historiquement été plus à droite. Ils ne sont pas tenus de respecter la démocratie mais le portefeuille de leurs actionnaires et considèrent les médias publics comme une concurrence qu’il convient d’étouffer. RTL est mentionné ici dans la même ligne que les médias de Silvio Berlusconi et de Rupert Murdoch. Helmut Kohl <a href="/wirtschaft/bertelsmann/2024/01/02/rtl-plus/">a fait de RTL une télévision privée</a> afin de supprimer les médias publics. Le fait que le Luxembourg dispose d’un média privé au lieu d’un média public est fatal à la démocratie, en particulier lorsqu’il s’agit de faire face à l’extrémisme de droite et de s’en défendre.</p>

<p>En tant que radiodiffuseur privé, où les intérêts commerciaux ont toujours été au premier plan, RTL, comme d’autres médias commerciaux et tabloïds, est enclin au sensationnalisme de droite. (/news/optragsarbeit/2024/01/25/rtl-deckt-taeter/) Les contenus sexistes augmentent l’audience, les polémiques de droite (par exemple la sécurité dans le quartier de la gare) sont mises en avant et les émissions sur les voitures célèbrent les possessions matérielles et les symboles de statut social. Il n’est pas surprenant que certaines des personnes qui façonnent le discours sur l’extrême droite au Luxembourg aujourd’hui proviennent des rangs de RTL. Bas Schagen, ancien journaliste de RTL, a été l’un des plus actifs <a href="https://www.tageblatt.lu/headlines/das-sind-luxemburgs-gefaehrliche-schwurbel-influencer/">théoriciens du complot au moment du Coronavirus au Luxembourg</a>, l’ex-journaliste de RTL Dan Hardy est aujourd’hui vice-président de l’ADR, anime „ADR-TV“ et se présente aux élections pour le parti. Il pourrait même revenir dans l’hémicycle si Fernand Kartheiser fait le saut au Parlement européen. Guy Kaiser, ancien rédacteur en chef de RTL Radio Luxembourg, tient un blog de droite bien connu sur lequel il partage des théories conspirationnistes de droite. Par exemple, celle selon laquelle „les médias“ sont <a href="https://guykaiser.lu/den-heesheverbuet-vun-der-press/">infiltrés</a>.</p>

<h3 id="une-situation-dangereuse">Une situation dangereuse</h3>

<p>Les idées d’une droite de plus en plus radicale se répandent au Luxembourg. Là où s’arrête le pluralisme d’opinion et où commencent les complots d’extrême droite et la propagande antidémocratique et antihumaine, non seulement les tribunaux mais aussi les médias doivent faire face à cette situation.</p>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
</author>
<category term="news"/>
<category term="journalismus"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Comment les médias doivent-ils rendre compte des idéologies et des partis d’extrême droite ? Les médias sont-ils eux-mêmes menacés par des partis d’extrême droite forts ?</p>
]]></summary>
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<title type="html">Un accord mystérieux</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/06/intransparenz/" rel="alternate" type="text/html" title="Un accord mystérieux"/>
<published>2024-02-06T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/06/intransparenz/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/02/06/intransparenz/"><![CDATA[<p>Votre partenaire, notre partenaire - même chose, tout pareil ? RTL mélange publicité et contenu journalistique. C’est illégal.
<!-- more --></p>

<p>Vous connaissez déjà cette émission ? RTL en fait la publicité dans la rubrique „Highlights“ - une petite chose sur RTL Play : <a href="https://play.rtl.lu/shows/lb/energietipps/episodes/r/3358565">The „Energietipps“</a>. La glose journalistique se trouve donc là où d’autres émissions de télévision de RTL sont également diffusées - en conjonction avec „plain text“ ou „No Art on Air“.</p>

<p>La petite accroche : L’émission „Energietipps“ n’est probablement rien d’autre que de la publicité. Et la publicité doit être étiquetée comme telle selon la législation européenne. Il y a une différence si, en tant que téléspectateur, vous voyez un clip publicitaire et que vous savez : Ici, une entreprise essaie de me persuader de consommer en me donnant une image particulièrement positive. Ou si vous pensez : „Ici, des journalistes critiques rendent compte avec la plus grande objectivité possible d’un sujet que je peux prendre au sérieux.“</p>

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<img src="/assets/img/artikel/klima/Klima_Agence_Werbung.jpg" alt="" title="" /></figure>

<p>Après tout, RTL a toujours une petite feuille de vigne devant les „Conseils en matière d’énergie“. L’émission commence par une courte intro de musique publicitaire grasse, qui n’incite guère à la bonne humeur. Une voix masculine distinctive se fait entendre : „Conseils en matière d’énergie. En collaboration avec l’Agence pour le climat - votre partenaire pour l’énergie et le climat“.</p>

<p>C’est énigmatique. Car ce qui est fait exactement dans le programme „en collaboration“ avec l’Agence pour le climat n’est pas clair. Quelqu’un reçoit-il de l’argent ? L’Agence pour le climat détermine-t-elle le contenu et RTL se charge de la production ? En quoi consiste exactement le partenariat avec cette société ? Et pourquoi „votre“ partenaire ? L’Agence pour le climat est-elle un partenaire du public ? Ou bien RTL s’est-elle trompée en pensant qu’il s’agissait de „Notre partenaire“ ou de „Notre partenaire publicitaire“ ?</p>

<p>Un coup d’œil au programme ne révèle pas grand-chose. Le format de 3 à 4 minutes est structuré comme un reportage normal : Un narrateur en voix off vous guide à travers les événements. Ensuite, le plus souvent, un consommateur „normal“ apparaît, qui utilise un produit ou veut économiser de l’énergie, et en parle. Enfin, une „experte“ donne des conseils. Ce qui est frappant, c’est que dans chaque „reportage“, c’est la même experte qui s’exprime, à savoir Sarah Juchems de l’Agence du climat. Le logo de l’entreprise est généralement affiché en gros caractères. Parfois, elle dit des choses comme : „Pour installer des panneaux solaires, il faut des connaissances de base : vous avez besoin des conseils de base de l’Agence pour le climat.“ Elle ne le dit pas comme une publicité, mais plutôt sur le ton d’une experte neutre. Tout se passe comme s’il s’agissait d’un reportage télévisé normal.</p>

<p>L’impression d’un programme „sérieux“ et neutre est également renforcée par le logo du gouvernement luxembourgeois. Car oui : l’Agence du climat est un „groupement d’intérêt économique“ : un partenariat public-privé où l’argent de l’État est collecté auprès des contribuables et où les profits reviennent aux entrepreneurs. En matière de mobilité, l’Agence du climat recommande les voitures électriques, et non, par exemple, les transports en commun, bien plus respectueux du climat, qui sont également gratuits et devraient en réalité être un projet climatique du gouvernement. Étrange que de telles publicités soient également réalisées avec le soutien du gouvernement. Mais l’Agence du climat ne se préoccupe-t-elle pas davantage de profit que du climat lorsqu’elle fait la promotion des Tesla et des modules solaires ?</p>

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<img src="/assets/img/artikel/klima/Advertisement.jpg" alt="" title="" /></figure>
</div>

<p>Quoi qu’il en soit, ce qui nous intéresse le plus, c’est bien sûr la relation actuelle avec RTL. Les „Conseils Énergie“ font donc office de reportage journalistique où l’Agence Climat est sollicitée en tant qu’experte. L’Agence Climat – anciennement My Energy – est un client de la régie publicitaire IP de RTL (https://ipl.lu/projects/my-energy/). On peut également le voir sur certaines pages mobiles du site web RTL.lu : la petite ligne intitulée „Publicité“ juste au-dessus des „Conseils Énergie“. En revanche, si l’on clique sur RTL-Play, il n’y a plus rien de visible.</p>

<p>On ne sait pas non plus si les „Energy Tips“ sont produits par la société de publicité IP ou directement par RTL. Les spots publicitaires devraient être liés à IP. Les „journalistes“ de RTL ne devraient avoir rien à voir avec la production de spots publicitaires. Pourtant, l’Agence pour le climat publie régulièrement sur Facebook des photos de l’„experte“ Sarah Juchems devant un micro dans le studio d’enregistrement : <a href="https://www.facebook.com/klimaagence/posts/2304805699556199/">„A look behind the scenes of the RTL Expert“</a>.</p>

<p>Le <a href="https://play.rtl.lu/shows/lb/journal/episodes/r/3338897">reportage télévisé dans le RTL Journal</a> est particulièrement interpellant, car l’Agence pour le climat y est décrite de manière positive - et pas du tout de manière critique. Ou encore l’émission <a href="https://play.rtl.lu/shows/lb/dir-hutt-d-wuert/episodes/n/1973956?mediatype=audio">„Dir hutt d’Wuert“</a>, où deux représentants de l’Agence pour le climat ont pu faire de la publicité pour leur entreprise. Ici, des formats purement journalistiques sont détournés pour servir de plateforme de relations publiques à une entreprise à but lucratif.</p>

<p>Les raisons de cette situation restent mystérieuses : Soit RTL et IP reçoivent de l’argent de l’Agence pour le climat, au moins pour l’émission „Energietipps“ - et ils ne la qualifient pas de publicité, ce qui est interdit. Soit RTL et IP ne reçoivent pas d’argent du tout et font de la publicité gratuite dans ce format et dans d’autres - ce qui serait non seulement stupide, mais aussi contraire à tous les principes journalistiques. Triste mais vrai : les deux variantes sont tout aussi probables.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<category term="reklammen"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Votre partenaire, notre partenaire - même chose, tout pareil ? RTL mélange publicité et contenu journalistique. C’est illégal.</p>
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<title type="html">Les Mensonges et les Valeurs d&apos;Alain Berwick</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/05/alain-berwick/" rel="alternate" type="text/html" title="Les Mensonges et les Valeurs d&apos;Alain Berwick"/>
<published>2024-02-05T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/05/alain-berwick/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/02/05/alain-berwick/"><![CDATA[<p>Alain Berwick, un homme qui a fait une belle carrière à RTL et qui aimait philosopher sur les valeurs de RTL. En 2016, il est tombé du nid qu’il s’y était si joliment construit. Aujourd’hui, il pourrait faire son grand retour chez RTL. Ou plutôt, acheter l’oiseau entier.
<!-- more --></p>

<p>Quelles sont les valeurs de RTL? C’est la question que Maison Moderne a posé dans une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=d-jwt3fedYs">interview</a> en juin 2016 de celui qui était alors directeur de RTL Luxembourg. Alain Berwick sait de quel type de réponse il a besoin. Les négociations avec le gouvernement sont en cours sur un nouveau contrat de concession, dans lequel RTL doit recevoir pour la première fois une subvention directe de plusieurs millions. Il doit donc présenter sa chaîne comme une source d’information sérieuse.</p>

<p>Il y aurait un „code de déontologie“, répond Alain Berwick. „Le commerce et le journalisme sont séparés“, toute personne qui franchirait ce fossé “n’a pas sa place chez nous”. Même celui qui accepte un cadeau de plus de 75 euros, ou qui rend service à quelqu’un avec un reportage, „n’a pas sa place chez nous“. Alain Berwick sait qu’il dépend de la bonne image de „la marque RTL“ pour être accepté au Luxembourg et pour maintenir sa position de monopole. Il affirme donc des choses dont il doit pourtant savoir qu’elles sont absolument absurdes.</p>

<h3 id="la-confusion-des-genres-nest-pas-un-problème-mais-la-logique-de-rtl-luxembourg">La confusion des genres n’est pas un problème, mais la logique de RTL Luxembourg</h3>

<p>Un exemple frappant ? A peu près au même moment où Alain Berwick philosophe sur les valeurs de RTL, <a href="https://www.rtl.lu/news/national/887077.html">RTL fait un reportage sur l’application „Kliber“</a>, qui est censée aider à la recherche d’emploi. RTL ne se contente pas d’un seul reportage, mais en présente plusieurs sur <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/1030546.html">Kliber</a> et présente également l’application lors des <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/916217.html">„RTL Job Day“</a>. Mais „Kliber S.A.“ est une entreprise dans laquelle RTL est elle-même devenue un investisseur, Alain Berwick siégeant personnellement au conseil d’administration.</p>

<p>Le fait qu’il n’y ait pas de séparation entre le journalisme et le commerce à RTL n’est donc pas un <a href="https://rtl1.lu/people/gutt-geschafft/2024/01/07/david-winter/">phénomène récent</a>. Alain Berwick lui-même a défendu ce mélange comme personne. Il a commencé sa carrière chez Cactus en 1983. Via IP, le département publicité de RTL, il a atterri à CLT-UFA en 1986. En 1993, il devient directeur d’IP et en 1994, directeur adjoint de RTL Radio et Télévision. Alain Berwick est <a href="https://www.wort.lu/politik/alain-berwick-vom-einzelhandel-in-die-medienwelt/860818.html">à la fois directeur de la publicité et directeur des médias</a>. Comme si cela ne suffisait pas, au cours de sa carrière, il siège au conseil d’administration de CLT-UFA et de BCE, est président du conseil d’administration d’Eldoradio, administrateur de „Media Assurances S.A.“, qui fait partie de CLT-UFA, ainsi qu’actionnaire de presque toutes les structures d’entreprise douteuses qui ont été construites pour obtenir le gros contrat autour de <a href="/news/service-public/2024/01/19/immobilien/">l’immeuble de RTL au Kirchberg</a>. Il est l’architecte de la machine à fric RTL Luxembourg.</p>

<h3 id="dabord-un-départ-peu-glorieux-puis-un-retour-fracassant-">D’abord un départ peu glorieux, puis un retour fracassant ?</h3>

<p>Ironiquement, Alain Berwick a dû démissionner quelques mois seulement après l’interview sur les valeurs de RTL, après s’être immiscé dans les décisions éditoriales et avoir ainsi contribué à déclencher l’<a href="https://www.land.lu/page/article/931/340931/DEU/index.html">affaire Lunghi</a>. Cet incident était la conséquence logique du type de journalisme de boulevard qu’Alain Berwick avait mis en place à RTL. „RTL Boulevard“ et “Model made in Luxembourg” sont également deux formats d’émission qui <a href="https://www.land.lu/page/article/812/1812/FRE/index.html">défendent le principe Berwick</a>. Outre Alain Berwick, <a href="https://infos.rtl.lu/actu/luxembourg/a/993383.html">Marc Thoma et le rédacteur en chef de la radio, Guy Kaiser, quittent également</a> RTL. Pour la direction de RTL, la règle est : tout doit changer pour que rien ne change.</p>

<p>Alain Berwick ne fait-il pas partie du passé ? Guy Kaiser ne tient plus qu’un blog polémique de droite, Marc Thoma échoue avec „Apart-TV“ et l’ex-directeur Alain Berwick s’est fait discret. Après avoir quitté RTL, il se contente de mener à bien quelques transactions immobilières pour RTL et siège au conseil d’administration de grandes entreprises. Malheureusement, certains signes semblent indiquer qu’Alain Berwick pourrait être non seulement le passé, mais aussi l’avenir de RTL, comme l’a rapporté Paperjam. Selon le journal „Land“, un <a href="https://www.land.lu/page/article/911/337911/FRE/index.html">concept d’Alain Berwick</a> est sur la table de RTL Group. Avec des investisseurs, l’ex-patron de RTL veut reprendre la chaîne de radio rentable et le site web lucratif RTL.lu en 2030, après la fin de l’actuel contrat de concession. Sans doute pour y rétablir ses valeurs.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Alain Berwick, un homme qui a fait une belle carrière à RTL et qui aimait philosopher sur les valeurs de RTL. En 2016, il est tombé du nid qu’il s’y était si joliment construit. Aujourd’hui, il pourrait faire son grand retour chez RTL. Ou plutôt, acheter l’oiseau entier.</p>
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<title type="html">Peut-être l&apos;équipe éditoriale la plus paresseuse du monde</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/copy-paste/ausland-press/2024/02/02/koppismaschinn-2/" rel="alternate" type="text/html" title="Peut-être l&apos;équipe éditoriale la plus paresseuse du monde"/>
<published>2024-02-02T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/copy-paste/ausland-press/2024/02/02/koppismaschinn-2/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/copy-paste/ausland-press/2024/02/02/koppismaschinn-2/"><![CDATA[<p>Pourquoi faire simple quand on peut faire très simple ? C’est la question que se pose chaque jour l’équipe éditoriale en ligne de RTL.
<!-- more --></p>

<p>Vous saviez sans doute qu’il existe dans notre pays un RTL en version anglaise avec „RTL Today“ et un RTL en version française avec „RTL Infos“. Mais saviez-vous que RTL.lu ne publie pas seulement des articles en luxembourgeois, mais aussi en allemand ? Nous avons sélectionné et mis en lien quelques nouvelles pour vous :</p>

<ul>
  <li><strong><a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2113179.html">RTL - Un procès massif contre Google pour des violations présumées de la législation antitrust</a></strong></li>
  <li><strong><a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2113253.html">RTL - Un étudiant chinois condamné à six mois de prison à Hong Kong</a></strong></li>
  <li><strong><a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2113312.html">RTL - Des milliers de morts dans des inondations dévastatrices en Libye</a></strong></li>
</ul>

<p>RTL.lu en allemand, cela semble étrange. Un coup d’œil à l’auteur de l’article révèle cependant qu’il s’agit d’articles de l’„AFP“, l’agence de presse „Agence France-Presse“. Et les articles ont été directement repris dans le système du site de RTL et même mis en ligne. Cependant, ils n’ont pas été publiés sur le site lui-même, de sorte que ces articles ne peuvent être trouvés qu’en jouant avec les adresses des pages dans l’URL. Vous pouvez également lancer un „web crawler“ sur le site et voir tous les articles de l’année écoulée répertoriés dans un tableau.</p>

<h3 id="les-processus-de-travail-journalistiques-de-rtl">Les processus de travail „journalistiques“ de RTL</h3>

<p>Environ 55% des articles qui se trouvent dans le système RTL et qui ont été publiés sont des articles dont l’AFP est l’auteur. Cependant, ces articles ne peuvent pas être trouvés sur RTL, car l’équipe éditoriale de RTL traduit les articles qui lui plaisent et remplace en même temps l’auteur „AFP“ par „RTL“ et marque ainsi l’article comme étant son propre contenu. Parmi les articles effectivement liés et disponibles sur RTL.lu, seuls 15 % sont marqués du nom des journalistes et plus de 70 % du nom de l’auteur „RTL“. Sous „RTL“ sont publiés non seulement les dépêches d’agences de presse traduits, mais aussi tous les autres contenus copiés, par exemple les rapports de police. Ceci est contraire aux règles du code de la presse, qui stipule que l’auteur de l’article doit être identifié, mais qu’est-ce que RTL a à faire du code de la presse ? C’est toujours un bon moyen de cacher combien d’articles ont été écrits par quelle équipe éditoriale - ou parfois même par des employés d’IP, la régie publicitaire d’RTL.</p>

<p>L’équipe de RTL Infos écrit aussi parfois „RTL avec AFP“, mais le travail journalistique complexe de traduction n’a pas été fait ici non plus. La partie de la rédaction qui traduit les articles en luxembourgeois a donc plus de travail. Cela a sans doute poussé les gens à faire preuve de créativité pour produire le plus d’articles possible, le plus rapidement possible et sans trop d’efforts. Voyons nos exemples.</p>

<h3 id="court-concis-et-sensationnel">Court, concis et sensationnel</h3>

<p>Dans la liste des dépêches d’agence stockées dans le système, le „journaliste“ RTL en sélectionne une qui lui semble suffisamment importante pour être traduite. Cependant, il ne s’agit pas toujours de rapports de l’AFP, parfois d’autres agences ont également chargé leurs rapports dans le système. En septembre, il y a de grandes inondations en Libye. C’est un événement pour lequel les médias du monde entier s’appuient principalement sur les informations qui leur sont fournies par les agences de presse. Les agences elles-mêmes s’appuient sur de nombreuses sources différentes, qu’elles citent ensuite dans leurs articles. RTL a chargé plus de 50 articles de l’AFP dans son système, dont 13 sont traduits et apparaissent sur rtl.lu. Pour économiser encore plus de travail, ils sont non seulement traduits, mais aussi fortement abrégés.</p>

<p>Par exemple, RTL reprend l’article de la DPA sur le danger d’une épidémie de choléra dans la zone inondable. Un grand nombre d’autres organes de presse <a href="https://www.sn.at/panorama/international/sorgen-vor-moeglichem-cholera-ausbruch-in-libyen-145361986">copient également le rapport de la DPA</a>, mais contrairement à RTL, ils ne se contentent pas de citer la DPA comme source, mais reprennent également la majorité des informations de fond. RTL a pensé gagner de la place et du temps en réduisant le rapport de la DPA à la phrase „Les équipes d’aide internationale parlent d’une situation humanitaire catastrophique“ et en traduisant <a href="https://www.rtl.lu/news/international/a/2114895.html">les trois premières lignes du texte</a> :</p>

<p>„Le ministère de la santé à Tripoli a averti que, notamment dans la ville de Darna, l’eau potable était contaminée par des cadavres, des carcasses d’animaux, des déchets et des substances chimiques. Des dizaines d’enfants sont déjà tombés malades. L’eau potable a également été mélangée à des eaux usées“.</p>

<p>Si vous comparez la traduction avec l’original, vous remarquerez que RTL a non seulement supprimé une référence à la source, à savoir „Arab News“, dans le texte, mais qu’elle a aussi apparemment exagéré la description de la maladie du choléra dans la traduction :</p>

<p>„En Libye, après les graves inondations, on craint l’apparition d’une maladie gastro-intestinale, le choléra. Selon le journal „Arab News“, le ministère de la santé à Tripoli a mis en garde contre une infection par la dangereuse bactérie. Dans la ville côtière de Darna, gravement touchée, les eaux souterraines ont été polluées par des cadavres, des carcasses d’animaux, des ordures et des substances chimiques. Des dizaines d’enfants sont tombés malades à cause de l’eau polluée“.</p>

<p>Remarquons donc que RTL ne se contente pas de copier les communiqués de presse d’autres agences, elle ne cite pas non plus les sources ou les auteurs originaux et, dans certains cas, elle supprime également les informations qui prennent tout simplement trop de place entre toutes les publicités du site. Le but n’est pas d’informer la population, mais d’en avoir juste assez pour que les gens continuent à venir sur le site chaque jour et qu’il ait plus d’audience pour sa publicité continue.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Pourquoi faire simple quand on peut faire très simple ? C’est la question que se pose chaque jour l’équipe éditoriale en ligne de RTL.</p>
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<title type="html">Camille Ney mixe tout chez RTL</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/gutt-geschafft/2024/01/31/camille/" rel="alternate" type="text/html" title="Camille Ney mixe tout chez RTL"/>
<published>2024-01-31T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/gutt-geschafft/2024/01/31/camille/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/gutt-geschafft/2024/01/31/camille/"><![CDATA[<p>Cet artiste ne mélange pas seulement la publicité et le journalisme, mais aussi les affaires et le plaisir.
<!-- more --></p>

<p>L’un des esprits les plus importants derrière la <a href="/wirtschaft/reklamen/2024/01/01/ip-rassismus/">surpuissante agence de publicité IP</a> n’est pas la tête raciste sur le logo, mais Camille Ney.</p>

<p>Vous avez probablement déjà entendu son nom, et si ce n’est pas le cas, vous connaissez certainement sa voix. Fermez les yeux, imaginez que vous écoutez RTL et qu’après la célèbre phrase „Wousst der schonn ?“, une voix masculine, pas trop sombre, relativement monotone et légèrement nasillarde apparaît. Oui, c’est lui. C’est la valeur de la marque. Chaque enfant sait immédiatement qu’il s’agit de RTL. Mais même les enfants se trompent.</p>

<p>„Wousst der schonn“ n’est pas un format RTL mais un format IP. Viva Vakanz, l’émission probablement la plus célèbre de Camille, aussi. Les talents de Camille sont multiples et, même si sa voix n’en a pas l’air, l’homme a une énergie quasi illimitée qu’il peut canaliser dans ses nombreuses activités annexes.</p>

<h3 id="le-fêtard-et-lhomme-de-plaisir">Le fêtard et l’homme de plaisir</h3>

<p>Sous le nom de „Sailor K1000“ (Ka-Mille), il se produit avec son collègue „Käpt’n Ändä“ et [crée] l’ambiance lors des fiestas de RTL et d’autres événements culturels similaires. Un fêtard, un amuseur et un „artiste“, c’est ainsi que ses collègues de RTL l’appellent lorsqu’ils [annoncent] ses nouveaux CD à l’antenne. L’expression „collègue de travail“ aurait peut-être pu être plus transparente. Mais RTL a souvent des relations de travail avec les personnes qu’elle interviewe en tant qu’invités, ce ne serait donc qu’un <a href="/people/gutt-geschafft/2024/01/17/one-last-esc/">détail ennuyeux</a>.</p>

<p>Le patron d’IP ne se contente pas de multiplier les titres de fonction, il multiplie aussi les couvre-chefs : béret de marin, plumes d’IP, casquette RTL et même un chapeau de gourmet ?</p>

<p>„C’est vrai que j’ai plusieurs casquettes. C’est vrai aussi que j’aime boire et manger. Il se trouve que j’ai animé pendant 25 ans les émissions Viva Vakanz et Viva la vida sur RTL. Pour cela, j’ai beaucoup voyagé et j’avais l’habitude de terminer mes séjours à l’étranger par un petit tour dans une épicerie fine pour ramener des souvenirs gourmands“.
C’est ainsi que Camille explique l’inspiration de son <a href="https://www.cc.lu/de/saemtliche-informationen/neuigkeiten/detail/amuse-bouche-cadeaux-a-croquer">épicerie fine</a>. Car oui, cet homme très occupé tient également une épicerie fine à Zolwer.</p>

<h3 id="lhomme-de-radio-">L’homme de radio ?!?</h3>

<p>Celui qui pense que Camille négligerait son travail chez IP à cause de toutes ses autres responsabilités se fait des idées. Cet homme travaille même pendant ses vacances. Il suffit de poster toutes ses photos de vacances sur rtl.lu, d’emporter le micro RTL et de mettre la veste RTL et voilà : <a href="https://infos.rtl.lu/photos-et-videos/photos/31935.html#p19">d’une pierre deux coup</a>. La contribution qui y est enregistrée avec le micro RTL est à nouveau destinée à IP, mais Camille produit toutes ses contributions pour RTL dans l’âme.</p>

<p>Ou Camille Ney est-il en fait employé par RTL et IP en même temps ? Il semble qu’il ne travaille pas qu’en tant que „Head of Productions“ à la société de publicité IP, mais aussi, selon son autodescription sur le site web d’IP, en tant que „Product Manager RTL Radio Lëtzebuerg“. Ou cela signifie-t-il que „RTL Radio Lëtzebuerg“ n’est qu’un des nombreux produits d’IP ? Le mystère reste probablement entier. C’est ce qu’on dit quand RTL viole le code de la presse, qui prescrit une séparation claire entre le travail commercial (IP !) et le travail journalistique (RTL ?).</p>

<p>Car Camille est bien sûr aussi un journaliste sérieux, et même un journaliste autorisé à commenter sur RTL. Camille se tient devant le logo rouge dans le studio de RTL et ravit le monde avec des analyses telles que : <a href="https://www.rtl.lu/news/apropos/a/2069139.html">„Ne devrions-nous pas tous prendre l’initiative de nous traiter plus gentiment les uns les autres et transformer ainsi notre croix de marque nationale, très populaire dans les isoloirs aujourd’hui, en un smiley“</a>. Ou encore <a href="https://www.rtl.lu/news/apropos/a/1941873.html">„La musique de Palma n’a jamais été un essai de Harvard et, tout comme pour l’actuelle „gender mania“, la question devrait être autorisée : Avons-nous des soucis ?“</a>. Attendez, „gender mania“, n’est-ce pas un terme qui a été rendu célèbre par le parti d’extrême droite FPÖ et qui est maintenant [utilisé] principalement par l’AfD allemande ? Peut-être que Camille n’est pas un journaliste sérieux à chaque commentaire, mais peut-être qu’il est parfois un Ballermann-Sailor K1000 sexiste au micro de RTL.</p>

<figure>
<img src="/assets/img/artikel/matrous_embed.JPG" alt="" title="" /></figure>

<h3 id="plusieurs-chapeaux---ou-tout-sous-un-même-chapeau-">Plusieurs chapeaux - ou tout sous un même chapeau ?</h3>

<p>Mais qui a besoin de séparations entre la publicité, le journalisme, l’après-ski et les épiceries fines ? Camille peut tout faire. Et en même temps. Par exemple, il peut publier un article sur un magasin sur rtl.lu et en même temps posséder ce magasin. Comment cela est-il possible ? Peut-être comme ceci : Camille Ney, propriétaire d’une épicerie, s’adresse à Camille Ney, chef de production à l’agence de publicité IP. Camille commande et paie Camille pour qu’il réalise une publicité. Camille transmet ensuite la publicité à Camille Ney de RTL, avec qui Camille Ney d’IP a conclu un accord. Camille publie ensuite sur RTL la <a href="https://www.rtl.lu/radio/annonceur/a/1549802.html">publicité</a> que Camille a produite pour Camille. Ou Camille organise un <a href="https://today.rtl.lu/life/people/a/1369763.html">sweepstake</a>. Ou il demande à l’interprète de „One Last Time“, <a href="/people/gutt-geschafft/2024/01/17/one-last-esc/">Andrea Galleti</a>, de présenter le magasin de Camille Ney dans une <a href="https://www.rtl.lu/radio/business-news/a/1101449.html">„Business-Interview“</a>. Ensuite, Camille joue probablement la chanson de K1000. Et comment appelle-t-on tout cela ? Un service public.</p>

<p>L’épicerie Fine in Zolwer n’est-elle pas un trop petit exemple pour vous de la façon dont Camille réunit tout sous un même toit ? Mais cet exemple peut être reproduit à plus grande échelle.</p>

<p>Pendant la pandémie de Coronavirus, la Foire Agricole a demandé à Camille de concevoir une offre numérique pour que les gens puissent également visiter la foire depuis chez eux. Camille donne vie à <a href="https://www.fae.lu/de/fae-tv-live/">„FAE TV“</a> et attend avec impatience la participation d’une autre société sœur d’IP et de RTL, à savoir BCE. RTL raconte comment tout fonctionne à merveille. Pas seulement une fois, mais tout le temps et dans la section des nouvelles nationales. C’est Camille Ney lui-même qui anime „FAE TV“. „FAE TV“ est donc aussi <a href="https://www.rtl.lu/news/national/a/2079698.html">streamée sur rtl.lu</a>. Qu’est-ce que la publicité, qu’est-ce que le reportage ? Que paie le contribuable, que paie le client ? Et pour qui travaille Camille ? Pour lui-même, bien sûr.</p>

<figure>
<img src="/assets/img/artikel/camille_fae.JPG" alt="" title="" /></figure>
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<name>RTL Eent</name>
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<summary type="html"><![CDATA[<p>Cet artiste ne mélange pas seulement la publicité et le journalisme, mais aussi les affaires et le plaisir.</p>
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<title type="html">Luc Marteling ne peut tout simplement pas laisser tomber</title>
<link href="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/01/30/marteling/" rel="alternate" type="text/html" title="Luc Marteling ne peut tout simplement pas laisser tomber"/>
<published>2024-01-30T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/01/30/marteling/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/people/ex-w-benefits/2024/01/30/marteling/"><![CDATA[<p>Comme tout est évident et simple quand on travaille pour le média qui aime le plus parler de lui et avec lui.
<!-- more --></p>

<p>Si l’on veut être visible au Luxembourg, on ne peut guère passer à côté de RTL. Mais on ne peut pas seulement acheter de la visibilité sur RTL, par le biais d’un contrat publicitaire avec l’IP, on peut aussi avoir de la visibilité juste comme ça. Comme Luc Marteling.</p>

<p>Luc Marteling travaille comme journaliste pour RTL depuis 2008 et était dernièrement rédacteur en chef du site RTL.lu. Cependant, un poste de rédacteur en chef derrière un site web ne signifie pas que vous devez renoncer à la visibilité sur le site web et sur tous les autres médias de RTL. Cela signifie plutôt que vous pouvez vous mettre en avant partout, utiliser le site RTL.lu comme votre page privée de médias sociaux et, pourquoi pas, faire de la publicité pour vos propres livres.</p>

<p>Luc Marteling a été invité aux talk-shows <a href="https://play.rtl.lu/shows/lb/kloertext/episodes/r/3056101">Kloertext</a> et <a href="https://www.rtl.lu/video/3111195">Live Planet People</a>. Il a présenté son <a href="https://www.rtl.lu/radio/am-gespreich/a/71935.html">livre</a> sur RTL, et RTL a <a href="https://www.rtl.lu/kultur/bicher/a/582759.html">présenté</a> de nombreux autres livres auxquels Luc Marteling a collaboré ou qu’il a publiés chez son éditeur. Il a pris des photos de sa terrasse qui ont été <a href="https://www.rtl.lu/fotoen/32192.html">publiées dans des articles sur la météo</a>. Il a fait de nombreux [commentaires] obscènes(https://www.rtl.lu/news/commentaire/a/1043405.html) et il a [publié] des articles sur le site sous son nom (https://infos.rtl.lu/actu/luxembourg/a/1203642.html) - ou sous l’abréviation élégante <a href="https://today.rtl.lu/news/luxembourg/a/1202898.html">„LM“</a>.</p>

<h3 id="vieilles-habitudes">Vieilles habitudes</h3>

<p>Mi-2019, Luc Marteling a changé de carrière. Comme le rapporte RTL.lu, tout juste sorti du conseil de gouvernement, son propre rédacteur en chef a été sélectionné pour le nouveau poste de directeur du Centre pour la langue luxembourgeoise (ZLS). Un changement de carrière ne signifie cependant pas un changement de visibilité pour Luc Marteling.</p>

<p>Luc Marteling est toujours <a href="https://today.rtl.lu/news/luxembourg/a/2021852.html">Kloertexter</a>, invité à <a href="https://www.rtl.lu/lifestyle/news/a/1993867.html">Live Planet People</a>, et les livres de son éditeur sont toujours régulièrement <a href="https://www.rtl.lu/kultur/bicher/a/2121905.html">présentés</a>. Il prend des photos qui sont ensuite <a href="https://www.rtl.lu/fotoen/33002.html#p265">publiées</a> dans des articles sur la météo ou dans des reportages sur <a href="https://www.rtl.lu/kultur/schnessen/a/1222325.html">Paangecher</a>. RTL publie <a href="https://www.rtl.lu/radio/reportage/s/4565023.html">à peu près tout</a> ce que ZLS veut dire au monde, y compris <a href="https://www.rtl.lu/radio/reportage/s/4558806.html">une interview exclusive de Luc Marteling</a> - on se demande qui a appelé qui en premier. Et Luc Marteling continue à publier en son nom des articles sur le site RTL.lu… Attendez, Luc Marteling a-t-il encore accès au site rtl.lu ? Bien sûr que non. Ou bien le fait-il ? Il y a un mystérieux auteur nommé „LM“ qui met en ligne des articles récents, <a href="https://www.rtl.lu/kultur/news/a/2150532.html">par coïncidence sur le ZLS de Luc Marteling</a>.</p>

<p>C’est bien pratique de pouvoir créer facilement sa propre visibilité sur RTL, que l’on y travaille ou non.</p>
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<author>
<name>RTL Eent</name>
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<category term="people"/>
<category term="ex-w-benefits"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Comme tout est évident et simple quand on travaille pour le média qui aime le plus parler de lui et avec lui.</p>
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<title type="html">Voici comment devenir célèbre sur RTL</title>
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<published>2024-01-29T00:00:00+01:00</published><id>https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/01/29/schleichwerbung/</id>
<content type="html" xml:base="https://rtl1.lu/fr/wirtschaft/reklammen/2024/01/29/schleichwerbung/"><![CDATA[<p>Attendez-vous que le plus grand média du pays vous appelle enfin pour établir le profil de votre entreprise ou de votre activité ? Mais cela n’arrive jamais ? Pas de problème, il existe une solution. Vous aussi, vous pouvez enfin sortir du lot.
<!-- more --></p>

<p>Vous êtes-vous déjà interviewé vous-même ? Non ? Alors il est grand temps ! Mettez de l’argent dans votre poche et allez directement à la rédaction de RTL ou à la <a href="/wirtschaft/rtl-stammbam/2024/01/11/rtl-schwester/">société de publicité IP</a> - au fond, cela n’a pas d’importance, car ils se trouvent dans les mêmes bureaux, ont le même numéro de téléphone et peuvent à peine se différencier les uns des autres.</p>

<p>Si la somme est correcte, votre propre interview sera publiée sans problème sous la forme d’un article RTL tout à fait normal. La bonne nouvelle : vous pouvez diffuser tout ce que vous voulez ! De la publicité pour votre entreprise, des demi-vérités sur un sujet comme l’économie ou le changement climatique… peu importe.</p>

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<img src="/assets/img/artikel/schleichwerbung_2/screenshot_1.jpg" alt="" title="" /><figcaption><p>Jeu du cadeau : Find the „Sponsored Content“ clue</p>
</figcaption></figure>

<p>Le „Chief Strategist“ de Quintet Private Bank, Nicolas Sopel, <a href="https://www.rtl.lu/news/sponsored-content-en/a/2139031.html">vous montre comment faire</a> : L’image d’en-tête est - bien sûr - lui. Le titre est le suivant : „Le monde en 2024 : Global investment outlook“. On a donc l’impression que RTL a interviewé un expert en matière de développement financier. Le texte ressemble lui aussi à une interview. La police de caractères et la mise en page sont exactement les mêmes que dans tous les autres articles. Comme dans une interview de RTL, il y a des questions en gras, suivies de paragraphes qui semblent être des réponses. Ce n’est que plus tard que l’on se rend compte que les caractères gras sont très arbitraires et que l’ensemble est un texte entièrement rédigé par l’auteur lui-même.</p>

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<img src="/assets/img/artikel/schleichwerbung_2/screenshot_2.jpg" alt="" title="" /><figcaption><p>Quelqu’un a-t-il dit publicité ici ? Non - c’est dans la colonne à l’extrême gauche.</p>
</figcaption></figure>

<p>Ce qui est pratique, c’est qu’avec un tel autoportrait, vous n’avez plus à craindre les critiques. Vous pensez maintenant : il n’y a de toute façon pas de questions critiques à RTL ! Où est donc la différence ? C’est une observation très pertinente. Et pourtant, avec une mise en scène de soi complète, vous avez tout simplement beaucoup plus de liberté pour définir vous-même un sujet. Il se peut aussi que vous ayez attendu longtemps une demande d’interview de RTL qui n’est jamais venue. Dans ce cas, vous payez pour la visibilité tant attendue. Et pas sous la forme d’une bannière publicitaire en bord de page, non ! Mais comme un article tout à fait normal parmi tous les autres articles RTL.</p>

<figure>
<img src="/assets/img/artikel/schleichwerbung_2/screenshot_3.png" alt="" title="" /><figcaption><p>Un autre mystère : Que voyez-vous ici ? Des articles objectifs ou de la publicité Lalux ?</p>
</figcaption></figure>

<p>Ce qui est bien, c’est qu’en tant qu’article de RTL, ce que vous racontez apparaît soudain sous un jour d’objectivité et de neutralité. C’est de la presse. Ce n’est pas écrit par la presse, mais ça en a l’air. Pour que la publicité ne se fasse pas trop remarquer, M. Sopel insère dans les premiers paragraphes quelques citations de philosophes grecs, qu’il a probablement apprises par cœur en CM2. „Je sais que je ne sais rien“. Après tout, il est évident que le bon vieux Socrate, en tant que génie hellénique, voulait déjà parler de l’industrie FinTech et du secteur de l’investissement. C’est tellement profond.</p>

<p>Tout cela relève-t-il de la publicité clandestine, qui est d’ailleurs interdite par la loi ? Mais d’où cela vient-il : il y a un petit indice plus haut qu’il s’agit d’un „contenu sponsorisé“. Les lecteurs inattentifs ne le verront pas, mais légalement RTL est - espérons-le ! - du bon côté, ses poches sont pleines et les autorités n’ont rien dit jusqu’à présent. Un proverbe philosophique profond correspond à cette situation, que nos rédacteurs de RTL1 ont utilisé pour leur thèse de doctorat en philosophie à l’époque : „Ce que je ne sais pas ne me donne pas chaud“. Mais alors, tout est cool.</p>
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<name>RTL Eent</name>
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<category term="reklammen"/>
<summary type="html"><![CDATA[<p>Attendez-vous que le plus grand média du pays vous appelle enfin pour établir le profil de votre entreprise ou de votre activité ? Mais cela n’arrive jamais ? Pas de problème, il existe une solution. Vous aussi, vous pouvez enfin sortir du lot.</p>
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